par Jérôme Croyet
docteur en histoire, vice-président de l'association Suchet, collaborateur au magazine Napoléon 1er et à la revue Soldats Napoléoniens
Benoît Prosper Sibuet est né le dimanche 6 juin 1773 à Belley. Malgré des études pour devenir prêtre, il attache sa vie à la Révolution en partant comme volontaire au 2e bataillon de l’Ain le 1er décembre 1791. Quelques temps avant son départ, il signe un exploit culinaire tel que Brillat-Savarin, son ami, le note dans sa physiologie du goût : “ lorsqu’il entra un soir dans la cuisine de Genin, aubergiste…on venait de tirer de la broche un magnifique dindon, beau, bien fait, doré, cuit à point, et dont le fumet aurait tenté un saint. Les anciens, qui n’avaient plus faim, n’y firent pas beaucoup attention ; mais les puissances digestives du jeune Prosper en furent ébranlées ; l’eau lui en vint à la bouche, et il s’écria : Je ne fais que sortir de table, je n’en gage pas moins que je mangerai ce gros dindon à moi tout seul. Si vous le mangez, je vous le paie ; mais si vous restez en route, c’est vous qui paierez, et moi qui mangerai le reste, répondit Bouvier du Bouchet, gros fermier qui se trouvait présent. L’exécution commença immédiatement. Le jeune athlète détacha proprement une aile, l’aval en deux bouchées, après quoi il se nettoya les dents en grugeant le cou de la volaille, et but un verre de vin pour servir d’entre acte. Bientôt il attaqua la cuisse, la mangea avec le même sang-froid, et dépêcha un second verre de vin pour préparer les voies au passage du surplus. Aussitôt la seconde aile suivit la même route : elle disparut, et l’officiant, toujours plus animé, saisissant déjà le dernier membre, quand le malheureux fermier s’écria d’une voix dolente : Hélas ! je vois bien que c’en est fini ; mais Monsieur Sibuet, puisque je dois le payer, laissez-m’en au moins un morceau. Prosper était aussi bon garçon qu’il fut depuis bon militaire ; il consentit à la demande de son anti-partenaire, qui eut, pour sa part, la carcasse ”[1]. Employé à l’armée du Rhin, il passe sergent le 1er juin 1792 sur le champ de bataille de Limbourg, puis occupe la place de sous lieutenant le 1er août 1792 lors su siège de Mayence. Il obtient du général Flers une place de lieutenant à la Légion Rozenthal le 10 juillet. Détaché à l’état-major de l’armée des Pyrénées-Orientales le 1er septembre 1793. Il combat vaillamment à Peyrestole, le 17 septembre 1793, où son cheval est tué sous lui. Blessé lors de l’assaut de Puigcerda le 26 juillet 1795, il reçoit un sabre d’honneur. Il est incorporé comme lieutenant au 16e régiment de cavalerie. Suite à ses blessures, il est détaché à l’école de cavalerie de Versailles comme instructeur. Là, il se fait remarquer par le général Masséna qui le prend comme aide de camp à l’armée d’Helvétie le 17 décembre 1799. Sibuet est blessé au talon gauche lors du blocus de Gênes. Il est fait capitaine par Masséna le 1er juin 1800 et reçoit deux pistolets d’honneur. Chevalier de la légion d’honneur le 17 janvier 1804. Il devient chef d’escadron le 22 février 1805. Il se bat à Caldiero et à Campo Pietro. Il est à la prise de Naples en mars 1806, puis passe à la Grande Armée avec qui il fait la campagne de Pologne. Il est nommé major le 10 novembre 1807. Chevalier d’Empire en 1810. Colonel du 147e régiment d'infanterie de ligne en 1812. Général de brigade et officier de la légion d’honneur sur le champ de bataille de Dresde. Il meurt noyé en 1813 en essayant de sauver l’aigle du 147e régiment d'infanterie de ligne.
portrait et discussion sur Sibuet : http://sehri.forumactif.com/t1190-le-general-sibuet#3996
LA MORT DE LASALLE
par Jérôme Croyet, docteur en histoire
vice-président de l'association Maréchal Suchet, armée des Alpes
Le 5 juillet 1809, le général de division Lasalle, ouvrant ses bagages, trouva sa pipe cassée, un flacon de sa cave à liqueur et le verre recouvrant le portait de sa femme brisés. Il aurait dit à son aide de camp, le chef d'escadron du Coëtlosquet : "Je ne survivrai pas à cette journée". Lasalle commande la 1ère division de cavalerie légère du 4e corps d’armée commandé par Masséna comprenant le 8e hussards, les 3e, 13e, 14e, 16e, 19e, 23e et 24e chasseurs à cehval ainsi que les dragons de Bade et les chevau-légers de Hesse.
Le 6 juillet 1809, au soir de la bataille de Wagram, séparé momentanément de ses hussards, Lasalle avise un bataillon d'infanterie ennemi et essaie, avec des cuirassiers du 1er régiment, de le disperser. Il tombe alors, frappé en pleine tête d'une balle tirée par un grenadier hongrois en retraite.
http://assosehri.monespace.net/personnages/page85.html
Ses affaires sont vendues à Vienne les 15, 18, 25 juin et 13 juillet 1809 après inventaire. Sont vendus, entre autre, 47 cartes, un atlas, quatre livres dont les Fables de Lafontaine, deux uniformes de généraux, deux fracs à la hussarde, 14 gilets, dont deux à la hussarde, 14 pantalons dont deux à la hussarde et un à la mamelouck, deux pelisses, un dolman, deux capotes, sept culottes, 21 paires de chaussettes et bas, dix cravates, neuf chemises, un chapeau de général, huit pipes, un tromblon turc, deux fusils à rouet, un cimeterre turc, une épée de général, une cotte de maille turc, un sabre damas, deux pistolets, quatre paires de bottes et un colback, sans compter une diligence, 14 chevaux et dix selles. La vente, à la cirée, rapporte 10 398 francs. Le sabre turc part pour 672 francs, le pantalon à la mamelouck 30 francs, les gilets à la hussarde 72 francs et les pistolets à 324 francs.
L’embaumement de son cœur, expédié à sa femme, coûte 25 francs. C’est d’Aiguillon qui ramène à Paris sa voiture, ses papiers, ses bijoux et son cœur.
LE 2e DRAGONS EN L’AN IV
Durant l’été de l’an IV, le 2e dragons est à l’armée de Sambre et Meuse et Rhin et Moselle. Outre les escadrons de guerre, un grand nombre de détachements du dépôts sont disséminés à Melun, Etampes, Sailly près de Péronne et à Orléans. Les détachements sont alors d’une grande inutilité dans ces cantonnements éparses. Le commandant du dépôt, afin de fournir des hommes aux escadrons de guerre, demande d’obtenir la rentrée des détachements au dépôt à l’inspecteur général de la cavalerie. Le 20 floréal an IV, le général de division Auguste Harville, adresse une lettre au ministre de la Guerre afin de faire réunir ces détachements au dépôt afin qu’ils puissent fournir des hommes à l’armée.
LA DIVISION MOLITOR EN 1809
Par Jérôme Croyet, docteur en histoire, archiviste-adjoint aux A.D. de l’Ain
La division Molitor est la 7e division d’infanterie, partie du 4e corps commandé par Masséna. Elle compte 10 bataillons pour un total de 7 200 hommes.
Elle est composée de deux brigades d’infanterie de ligne et d’une artillerie divisionnaire. La première brigade est commandée par le général Legay qui comprend deux bataillons du 2e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 1 440 hommes et 3 bataillons du 16e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 2 160 hommes. La seconde brigade est commandée par le général Raymond-Viviès et comprend 3 bataillons du 37e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 2 160 hommes et 2 bataillons du 67e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 1 440 hommes. L’artillerie divisionnaire est composée de la 8e compagnie du 2e régiment d’artillerie à pied et de la 1ère compagnie du 4e régiment d’artillerie à cheval. A Wagram, la division reçoit le renfort de la 21e compagnie du 1er régiment d’artillerie à pied.
Avant de venir se couvrir de gloire à Essling et Wagram la division rejoint la Grande Armée en passant à travers la France. Ce cheminement la conduit, du 24 décembre à Meximieux puis du 2 au 6 janvier 1809, de Bourg-en-Bresse à Mâcon, en Saône-et-Loire.
Le 21 décembre 1808, le préfet de l’Ain prend des mesures pour l’étape des divisions Molitor et Boudet à Meximieux. Elles passent, avec artillerie et train dont les chevaux sont réquisitionnés sur place, en deux convois : du 24 au 27 puis 30 décembre puis du 2 au 8 janvier 1809. Les troupes sont répartis, à leur passage sur le canton : « un tiers de chaque corps et tous l’état-major à Meximieux, un tiers à Loyes, un ½ tiers à Pérouges, un ½ tiers au Bourg-Saint-Christophe »[1]. Afin de trouver leur cantonnement, la ville de Meximieux doit fournir un guide aux différents détachements.
Le 26 décembre 1808, le ministre de la Guerre informe le préfet de Saône-et-Loire de l’arrivée de la division Molitor, forte de 7 000 hommes, en la ville et son cantonnement provisoire dans les environs. Comme pour chaque troupe de passage, tout doit être mis en œuvre pour ce cantonnement. Toutefois, le préfet signale que la réception de ces troupes doit être fait avec « l’appareil du à des militaires couverts de lauriers »[2].
Dès le 27 décembre, le maire de Loyes écrit au préfet de l’Ain qui, le 29, annule son arrêté de répartition pour un prendre un nouveau répartissant de façon plus précise les régiments et les compagnies, déchargeant les petites communes d’un trop plein de soldats et les répartissant plus sur Meximieux et dans le temps. Le 30 décembre, le 14e chasseurs cantonne à Meximieux[3]. Le 2 janvier, c’est le 2e régiment d'infanterie de ligne, fort de 400 hommes qui arrive à Meximieux où cantonne un bataillon et l’état-major, le reste étant dispersé entre Loyes[4], Pérouges et Bourg Saint-Christophe. Le 3 janvier, c’est le 37e de ligne fort de 1 660 hommes[5]. Le 4 c’est au tour du 16e, régiment d'infanterie de ligne[6], fort de 2 160 hommes, « les 6, 7 et 8 les troupes d’artillerie de la division le 19e et le 3e régiment de chasseurs à cheval en entier à Meximieux »[7].
A Mâcon, dès le 31 décembre 1808, le conseil municipal se réunit extraordinairement sur convocation du préfet qui lui apprend le passage en ses murs d’une « portion de ces braves »[8]. Afin de rendre les honneurs à ses hommes et de « leur donner une preuve éclatante des sentiments qui…animent » la municipalité, le préfet invite le conseil municipal à marquer le passage de la division Molitor de fêtes et de réjouissances, comme « dans les [autres] villes où s’effectue le passage »[9] des troupes de la Grande Armée. Par cette invitation, le préfet cherche non seulement à rendre hommage aux hommes qui font la grandeur de l’Empire mais aussi à matérialiser l’engouement de la population civile pour l’armée « que [nous]…suivîtes, dans la pensée, sur les bords de l’Oder et de la Vistule, et dont…[nous] calculâtes avec tant de sollicitudes, les dangers et les privations »[10]. Cette proposition, accueillie sous les applaudissements, enthousiasme le maire. Ce dernier est autorisé, au nom de la ville de Mâcon, à faire disposer un repas, sous forme de « table d’hôte »[11] et des fêtes dans le principal salon de l’hôtel de ville pour y recevoir les officiers de la division Molitor le jour de leur arrivée. Les hommes de troupe recevront une bouteille de vin[12] et une ration de viande[13]. Dès le lendemain, cette délibération est approuvée par le préfet qui donne les ordres nécessaires le jour même à la mise en place de cet événement dont les dépenses sont à la charge de la ville.
Les troupes quittent Bourg par échelon comme elles sont arrivées à Meximieux : le 2e régiment d'infanterie de ligne qui compte 1 400 hommes le 2 janvier 1809, le 37e régiment d'infanterie de ligne avec 1 660 hommes le 3, le 16e régiment d'infanterie de ligne avec 2 160 hommes le 4, le 67e régiment d'infanterie de ligne avec 1 300 hommes le 5 et enfin l’artillerie et le train forts de 1 600 hommes le 6. Elles arrivent à Mâcon où elles sont accueillies. Dès le 7 janvier, le maire reçoit l’autorisation du préfet de piocher l’argent pour payer la réception, qui a eu lieu, de la division Molitor, sur les fonds destinés à la construction de l’église.
Dans l’Ain, ce passage massif de troupe soulève le problème des fournitures de fourrages pour les chevaux et pousse le préfet, le 16 janvier 1809, à arrêter qu’à l’avenir les approvisionnements de fourrage seront fait par voie de réquisitions, comme en l’an II.
[1] A.D. Ain 1R 1039.
[2] Lettre du préfet de Saône-et-Loire au maire de Mâcon, Mâcon, 1er janvier 1809. A.C. Mâcon.
[3] Il est fort de 380 hommes et 370 chevaux.
[4] Deux compagnies du 2e régiment d'infanterie de ligne cantonnent à Loyes, 2 à Pérouges et 2 à Bourg saint-Christophe.
[5] 3 compagnies logent à Loyes, 3 autres à Pérouges, 3 autres à Bourg Saint-Christophe et le surplus plus l’état-major à Meximieux.
[6] 3 compagnies à Loyes, 4 à Pérouges, 3 à Bourg Saint-Christophe et le reste à Meximieux.
[7] A.D. Ain 1R 1039.
[8] Extrait des délibérations de la ville de Mâcon, 31 décembre 1808. A.C. Mâcon.
[9] Extrait des délibérations de la ville de Mâcon, 31 décembre 1808. A.C. Mâcon.
[10] Extrait des délibérations de la ville de Mâcon, 31 décembre 1808. A.C. Mâcon.
[11] Lettre du préfet de Saône-et-Loire au maire de Mâcon, Mâcon, 1er janvier 1809. A.C. Mâcon.
[12] La bouteille de vin doit coûter environ 15 centimes.
[13] Cette ration est de un quart de kilogramme au prix de 10 centimes la ration.
Pierre François Rouyer est né le dimanche 20 août 1775 à Ambronay.
Membre de la société populaire d'Ambronay du 13 frimaire an II au 25 brumaire an III. A l'armée en brumaire an III. Il passe dans les Guides de l’armée d’Italie. Il est en Egypte dans les Guides
de Bonaparte. Il passe dans les mameluks de la Garde des Consuls en l’an VIII avec le matricule n°1. Maréchal-des-logis et adjudant en l’an X. Adjudant sous lieutenant en l’an XII. Chevalier de
la Légion d'Honneur le 14 juin 1804. Il charge les cuirassiers de la Garde russes, le 2 décembre 1805. Lieutenant en 1808, il est blessé à la bataille d’Eylau puis à Madrid le 2 mai 1808. Il est
de nouveau blessé à Saragosse. Capitaine au 29e régiment de chasseurs à cheval le 25 avril 1811. Capitaine dans la compagnie d’élite du 15e régiment de chasseurs à cheval.
En décembre 1814, le général Damas, commandant la gendarmerie de Paris demande pour Rouyer la Croix de Saint-Louis, mais le retour de Napoléon l'empêche de recevoir sa décoration. Il vit retiré à
Ambérieu-en-Bugey en 1819. Il se retire à Ambronay où il devient commandant des sapeurs pompiers après 1830.
Drujon De Beaulieu François-Clément, né le 6 décembre 1790 à Saint-Rambert. Volontaire à 18 ans pour servir aux vélites-chasseurs de la Garde Impériale. Il
participe aux batailles de Ratisbonne, Essling et Wagram. Nommé sous-lieutenant, il passe au régiment des lanciers polonais de la Garde Impériale avec le garde de lieutenant. Il fait la campagne
de Russie. Il est blessé le 18 octobre 1812 à Polotsk. Lors de la campagne d’Allemagne, il est au 8e régiment de lanciers. Il est en Saxe et à Leipzig où il se jette dans l’Ester en
même temps que le maréchal Poniatowski, qu’il voit mourir. Fait prisonnier par les cosaques trois jours plus tard, il est dépouillé de ses affaires. Libéré par Bernadotte contre la promesse de ne
plus prendre les armes, il se retire au château de Beaulieu à Lavours. Son père écrit, le 8 août 1815 au préfet de l’Ain pour attester de leur bonne foi royaliste et obtenir un poste dans
l’armée. Avocat, il est inscrit au tableau de Belley en décembre 1827. Nommé substitut du procureur du roi près le tribunal de Gex en 1836. Juge au tribunal de Bourg, puis substitut à Belley.
Maire de Lavours en 1848, renouvelé par arrêté du 17 juillet 1852. Il est élu au conseil le 26 septembre, remplacé le 10 juin 1855. Juge de paix à Bourg sous le Second Empire, il décède le 6
septembre 1772.
Ses mémoires sont réédités en septembre
http://lestafette.unblog.fr/2009/08/01/un-livre-a-paraitre-souvenirs-dun-militaire-pendant-quelques-annees-du-regne-de-napoleon-par-drujon-de-beaulieu/
Félix Pierre Prudent Lego de Lapommerais, né le 19 juillet 1786 à Saint-Malo-de-Fity. Il entra aux vélites des grenadiers à cheval de la Garde le 12 février 1806. Il écrit à un de ses amis le 9 septembre 1807 de Hoya :«…Si tu me rencontrais dans ce moment, tu me trouverais un peu blême, car on ne sort pas de l’hôpital avec un teint de Rose. Moi qui ai si bien Soutenu les privations, les fatigues, toutes les misères enfin de la campagne ; je m’avise de tomber malade au moment heureux de retourner en France…C’est à HANOVRE que je suis entré à l’hôpital…c’était bien le plus charmant…On y brulait autant d’encens en un jour, que le Curé de CHATEAUTHEBAUD…La veille avant de quitter HANOVRE, je vois écrit au coin d’une rue : « le Roi ORMUZ » Opéra en quatre actes…l’heure indiquée sur l’affiche approchait, nous allons prendre nos places et trouvons une salle du meilleur genre. Nous en fîmes compliments à un Bourgeois parlant fort bon français, qui nous répondit : « Ne nous en attribuez pas la gloire, c’est le goût français qui y a entièrement présidé pendant que le Maréchal MORTIER Commandait à HANOVRE »…à la fin du second acte nous allons souper…nous étions adossés contre une loge ou était la plus jolie petite famille conduite par les deux plus jolies petites Gouvernantes françaises qu’on puisse voir…mais nous partions le lendemain…En rentrant au logement, mon ami, tout chauffé des charmes de nos belles, tout chagrin de les avoir quittés ; qu’il se consola avec la femme de chambre de la maison, pendant que j’amusais par mes Contes la vieille maitresse qui nous attendait pour souper. Il la resserre dans un coin, elle se défend…enfin elle lui promet d’aller partager sa couche mais nous ne fumes point troublés dans notre sommeil…La P..ne vint point car tu sauras qu’en Principes Militaires, toute femme qui refuse la chose est une P… & tout paysan qui cache prudemment sa bourse ou ce qu’il a de plus précieux est un fieffe Scélérat… ». Sous-lieutenant à la suite du 1er cuirassiers le 25 mars 1809. Lieutenant le 31 juillet 1811. Chevalier de la Légion d’honneur le 11 octobre 1812. Aide de camp du général Lefebvre du 16 octobre 1812 au 2 mars 1813 date à laquelle il revient au 1er cuirassiers. Mis aux arrêts le 16 mai 1815. Admis aux dragons de la Garde royale le 15 novembre 1815.