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Hussards

LAPIQUE Charles-Louis, né le 10 mai 1765 à Joinville 1765. Cavalier au régiment de Quercy le 5 décembre 1785. Brigadier le 2 décembre 1786. Passe au 11e régiment de chasseurs à cheval le 12 mai 1788. Fourrier le 1er novembre 1791. Maréchal des logis le 11 août 1793. Sous-lieutenant le 11 août 1793. Aide-de-camp le 30 floréal an II. Blessé d’un coup de feu à la jmabe gauche le 8 messidor an II. Lieutenant le 14 germinal an IV. Capitaine le 14 vendémiaire an VI. Chef d’escadron au 8e régiment de chasseurs à cheval le 14  prairial an IX. Chevalier de la Légion d’honneur le 14 juin 1804, matricule 8 141. Il sert comme major au 8e régiment de hussards le 29 janvier 1808. Officier de la Légion d’honneur le 23 décembre 1813. Passe au 5e régiment de hussards le 11 août 1814. Chevalier de Saint-Louis le 27 septembre 1814. Il prête serment à Louis XVIII le 3 février 1817. Il décède à Strasbourg le 14 juin 1827.

Philibert Leduc, érudit et poète de l’Ain, occupa une place importante dans la société burgienne de la fin du XIXe siècle. Royaliste convaincu, il s’appuyait sur le « martyre » de son grand-père Thomas Riboud, pour exécrer la République et blâmer la Révolution. En effet, Thomas Riboud, homme politique habile, avait été arrêté durant la Terreur et enfermé à Bourg.

            L’auteur de l’ouvrage qui fît tomber Napoléon 1er dans la Reyssouze, afin de tourner en ridicule le Grand Homme, s’était alors bien caché, dans ses débats avec Edgar Quinet au moment de l’établissement de la 3e République, de parler de la jeunesse fougueuse de son père, cavalier républicain.

 

            Antoine Alexis Leduc est né le 7 juin 1773 à Remiremont (Vosges). Son père a été garde du corps du roi et receveur des fermes. Les débuts de la Révolution n’interpelle pas le jeune Antoine Alexis, qui n’a que 16 ans lors de la prise de la Bastille. Sans doute attiré par la vie militaire, il s’engage comme cavalier au 1er régiment de chasseurs à cheval[1] le 3 août 1792, il n’a pas 20 ans. Au sein de son régiment, il combat à l’armée de la Moselle, en 1792 et 1793, et gravit rapidement la hiérarchie militaire. Profitant de la restructuration des Hussards de Berchény[2], suite à la désertion d’une grande partie du régiment, Antoine Alexis rentre, le 25 pluviôse an 2, au 1er régiment de Hussards comme lieutenant.

Le régiment qui est à l’armée des Alpes est basé à l’église de Brou à Bourg. A peine arrivé à Bourg, sa belle tenue et son éducation le font entrer dans l’état-major du général Lajolais comme aide de camp, chargé de l’habillement, de l’équipement et l’armement. Durant son séjour Bourg, Leduc se comporte en véritable hussard mais surtout en conquérant : "plusieurs hussards étaient venus boire chez lui de la bière venant de Challes[3], dirent, tout est donc au pillage dans ce pays cy, ils dirent qu'ils avaient vu l'aide de camp de Lajolais, prendre une couverture de Catalogne des plus fine, la donner à son domestique en disant emporte cela, c'est bon pour mettre sur mon cheval, dont les hussards étaient dignes"[4]. Il devient membre de la société des sans-culottes de Bourg le 13 ventôse an 2. Farouche sans-culotte, il demande, le 19 ventôse an 2, à la tribune de la société des sans-culottes de Bourg, que le général Puthod, de Bâgé, soit dénoncé à son état major pour ses relations avec Dumouriez. Le 27 ventôse, suite à des plaintes concernant la qualité de la soupe servit à l’hôpital militaire de Bourg, Antoine Alexis est chargé d’enquêter et annonce à la société de Bourg qu’il n’a pas reçu de plaintes des malades de l’hôpital militaire de Bourg concernant la soupe. Malgré tout, ses airs de jeune officier ne conviennent pas à certains sans-culottes de Bourg. Il se fait bousculer à plusieurs reprises par le maire Alban qui lui reproche "sa bonne mine de jeune officier de vingt ans"[5]. Sans-culotte et hussard, Antoine Alexis n’hésite pas, malgré tout, à regagner rapidement Remiremont, afin d’apporter sa caution aux membres de sa famille incarcérés.

Toujours officier d’état-major, il quitte Bourg pour rejoindre le général de brigade Bonnard à l’armée du Rhin du 20 vendémiaire an 3 comme aide de camp. Durant son service auprès de Bonnard, Antoine Alexis perd son cheval alezan noir de vache, à Colmar, d’une fièvre inflammatoire le 17 floréal an 3, ainsi qu’un autre le 28. Nécessitant une monture pour son service et ne pouvant pas s’en payer un, Leduc demande au représentant du peuple dans le Haut et Bas Rhin et Mont Terrible, Richon, « à être autorisé à choisir un cheval dans le dépôt de Vesoul qu’il paiera au prix de l’estimation »[6]. Pour faciliter sa demande, il obtient l’appui de Bonnard qui annote en marge : « estime qu’il est de toute justice de faire droit à la présente pétition »[7]. Le 8 prairial, le commissaire ordonnateur de ka division du Haut Rhin accède à la requête de Leduc. Non compris dans la nouvelle organisation de l’état-major de l’armée du Rhin par le représentant Aubry le 14 thermidor an 3, Antoine Alexis écrit au bureau du personnel de la cavalerie, à la Commission de l’Organisation de l’armée de Terre pour obtenir un emploi dans ce corps. Le 11 fructidor an 3, le commissaire Pille lui répond qu’il va examiner sa demande mais surtout qu’en attendant il est libre de se retirer où il veut.

Il se retire à Grenoble le 11 fructidor an 3, où il trouve à être employé à la comptabilité de l’armée des Alpes. Puis il se retire à Chalon-sur-Saône comme agent forestier des bois de marine du bassin de Saône et Rhône. Cet emploi ne dure que peu de temps, puisque le 1er messidor, le directeur des fonds des vivres pain, Aubert, annonce à Leduc son agrégation dans cette administration basée à Grenoble : « je me félicite de faire l’acquisition d’un sujet tel que vous, vous serez un de mes bons collaborateurs »[8] lui écrit Aubert. Leduc se rend donc à Grenoble où il devient commis à la direction des fonds des vivres de l’armée des alpes à Grenoble. Porté sur l’état des employés du bureau de la comptabilité des fourrages de l’armée des Alpes par l’agent en chef des fourrages militaires de l’armée des Alpes le 3 germinal an 4. Doit se rendre à Lyon auprès du directeur des fonds. Il devient greffier de Conseil de Guerre de la 5e division de l’armée des Alpes à Lyon le 20 frimaire an 5. Il remplis on poste « avec exactitude et intelligence les plus distinguées »[9]. Désireux d’obtenir un poste plus actif, il est nommé, le 30 ventôse an 5 le commandement du dépôt des réquisitionnaires et des déserteurs du département du Rhône à l’armée Alpes. Mais ces emplois ne le satisfont pas, Antoine Alexis espère toujours reprendre un service actif dans la cavalerie. Il devient aide de camp du général Jaucourt et obtient le soutien de Kellermann qui demande au ministre de « faire réintégrer et admettre aux fonctions d’aide de camp près le général de brigade Jaucourt »[10]. Mais, c’est un refus du Directoire Exécutif qui ne l’admet plus au service militaire et aux emplois d’état-major. Le 29 messidor an 5, le ministre de la Guerre en informe Kellermann, général en chef de l’armée des Alpes. Déçu en apprenant la nouvelle, Leduc écrit à Kellermann, le 26 thermidor, de Lyon afin lui confirmer la réponse négative, « de me faire connaître s’il ne se serait pas glissé une erreur dans cette expédition ; car il serait bien difficile à croire qu’une proposition ajournée soit une raison pour exclure du service militaire »[11]. Le lendemain même, ce dernier lui certifie conforme la réponse du Ministre. Antoine Alexis paie-t-il son engagement révolutionnaire de l’an 2 et sa prise de position contre Puthod ? En tout cas, il doit quitter son commandement et retourner à la vie civile.

Le 1er nivôse an 6, il est appelé à Paris par le Caissier Général de la Loterie, où il occupe un poste jusqu’à son départ le 20 germinal an 6. En effet, le 4 germinal an 6, les régisseurs de l’enregistrement et du Domaine National, le nomment agent forestier greffier à la maîtrise de Montbrison. Le 5 floréal an 6, il prête serment comme agent forestier. En 1802, il est nommé sous-inspecteur des forêts à Belley. Six ans plus tard, il obtient le place d’inspecteur à Bourg. Là, il rencontre Marie Josephe Elisaberth Riboud, dite Elisa, qui a 21 ans. Le 30 octobre 1809, Thomas Riboud, son père, donne son consentement au mariage de la fille avec Antoine Alexis. Le 29 octobre, les parties se rendent chez le notaire Morellet afin d’établir un contrat de mariage. Ce dernier a lieu le 25 novembre 1809. Si le préfet de l’Ain, Bossi et sa femme Nina, assiste au mariage, Thomas Riboud est absent et se fait représenter par un fondé de pouvoir. A son poste, Antoine Alexis développe autant de zèle que lorsqu’il occupait des fonctions d’aide de camp. Il lutte consciencieusement contre les abus et les délits forestiers. Il sait se faire respecter par ses subordonnés dont il prend souvent le parti contre la hiérarchie. Lors de l’invasion de l’Ain en 1815, Leduc contribue à sa manière à la défense du département, en assurant le préfet, le 24 juin, que lui et ses sous inspecteurs, prendront des mesures « pour soustraire à l’ennemi les pièces et papiers pouvant lui fournir des renseignements sur nos ressources et nos forces »[12]. Il est nommé, en 1831, directeur de la Conservation des Forêts de Montpellier. Lors de la réorganisation de 1833, il est mis à la retraite et revient à Bourg. Il décède à Bourg, le lundi 26 avril 1852 à huit heures et demi du matin à son domicile 2 rue des Ursules. Il laisse à ses deux fils, lors de sa succession, le 10 septembre 1852, 5400 francs de mobilier et 49006 de créances.



[1] Formé en 1651. Chasseurs d'alsace en 1788, il devient en 1791 1er Régiment de chasseurs à cheval.

[2] Levé en 1720. Hussards de Bercheny, il devient 1er régiment de Hussards en 1791. Il fait partie de l'Armée d'Italie à l'époque du 20 Frimaire an 5.

[3] Château de La Baume-Montrevel.

[4] Témoignage de André Fillod, cabaretier, du 8 nivôse an II. A.D.A ancien L 219.

[5]Ph. le Duc. tome 5 page 31

[6] Lettre de Leduc, 28 floréal an 3. A.D. Ain série J.

[7] Lettre de Leduc, 28 floréal an 3. A.D. Ain série J.

[8] Lettre d’Aubert à Leduc, 1er messidor an 3. A.D. Ain série J.

[9] Certificat du Conseil de Guerre de Lyon, 30 ventôse an 5. A.D. Ain série J.

[10] Lettre du Ministre de la Guerre au général en chef de l’Armée des Alpes, 29 messidor. A.D.Ain 2L.

[11] Lettre de Leduc à Kellermann, 26 thermidor an 5. A.D. Ain série J.

[12] Lettre de Leduc au préfet de l’Ain, 24 juin 1815. A.D. Ain 8R2.

SEVE Joseph Anthelme, né le 17 mai 1788 quai Saint-Clair à Lyon. Il s'engage comme aspirant de marine sur la frégate "Le Muiron" le 23 septembre 1798. Pour satisfaire aux obligations de l'engagement son père, Anthelme, le déclare né le 1er avril 1787. Il sert en Méditerranée sur els frégates Le Muiron et Hortense de l’an VII à l’an XII. Il s'engage à la 2ème compagnie du 1er bataillon du 2ème régiment d'artillerie de marine le 25 septembre 1803. Il embarque sur Le Muiron en décembre 1804. Il est blessé d’un coup de hache à la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805. Il entre au 6e régiment de hussards le 26 février 1807. Brigadier le 2 mai 1807. A Pordenone, le 15 avril 1809, il réunit quelques hussards à la tête desquels il charge un peloton de hussards hongrois. Il coupe la main de l'officier qui commande ce peloton et sauve son colonel qui, encerclé, allait être fait prisonnier. Il est blessé de trois coups de sabre. Il est blessé au cours d'une opération près de Munich le 15 avril 1809 et est fait prisonnier des Hongrois. Libéré, il rejoint son régiment et est nomme maréchal-des-logis le 16 juillet 1811. Adjudant sous-officier le 1er septembre 1812. Il est blessé de plusieurs coups de sabre et d’un coup de feu à la jambe gauche à la Moscowa le 7 septembre 1812. Il a son cheval tué sous lui au passage de la Bérézina le 26 novembre 1812. Il est blessé d’un coup de lance au côté droit à Posen le 14 février 1813. Le 21 mai 1813, après la bataille de Bautzen, il refuse avec dédain le ruban de la Légion d'honneur que voulait lui remettre l'Empereur. Sous-lieutenant le 5 juin 1813. Le 26 septembre 1813, à Altenburg, commandant un peloton de tirailleurs et poursuivant l'arrière-garde des partisans du Maréchal Thielman, il les culbute et blesse et "fait prisonnier de sa main" l'officier qui la commande. Il a un cheval tué sous lui à Leipzig et reçoit un coup de sabre sur la tête le 26 septembre 1813. Son cheval est tué sous lui à Brienne le 26 janvier 1814. Le 23 février 1814, il cst chargé par le général commandant la cavalerie légère du 5ème corps d'enlever un poste de cosaques, près de la Ferté-sur-Aube. Il conduit avec beaucoup de courage cette expédition et revient avec 16 prisonniers dont 2 officiers et 3 sous-officiers. Il reçoit les félicitations du comte Milhaud, commandant le corps de cavalerie. Lieutenant au 14e régiment de chasseur à cheval le 13 mars 1814. Porte-étendard du 14e chasseurs à cheval le 1er octobre 1814. Le 1er mai 1815, il rejoint l'Etat-Major de Grouchy à Chambéry, qui demande sa promotion au grade de capitaine mais qui est refusée par le Ministre de la Guerre. Il est à Waterloo dans l’état-major de Grouchy. Il démissionne le 11 octobre 1815. À la Restauration il se plaça aux ordres de Méhémet-Ali, Vice-Roi d’Égypte. Il deviend son confident et son ami et est nommé Généralissime des armées égyptiennes. C’est sur son initiative que Ferdinand de Lesseps constructeur du Canal de Suez, Horace Vernet grand peintre de l’époque, Gustave Flaubert et Gérard de Nerval séjournent souvent en Egypte. Une de ses filles se marie avec Chérif Pacha, petit fils de Méhémet-Ali, dont la descendance régne avec les rois Farouk Ier et Fouad II. Son arrière petite-fille, la Princesse Fawzia toujours en vie, fut la première femme du Shah d’Iran. Le 5 mai 1846, date anniversaire de la mort de Napoléon Ier, le roi Louis-Philippe nomme, sur le Champ de Mars, le Généralissime Égyptien Soliman Pacha, Grand Officier de la Légion d’Honneur. Il décède le 11 mars 1860.

Jean-Pierre Arnaudet est né le 12 septembre 1768 à Cressier en Suisse. Sa famille d'origine française retourne au pays et s'installe à Collonges au Mont d’Or, dans le futur département du Rhône. Il s'engage le 10 août 1786 dans le régiment de Brie-Infanterie où il sert comme grenadier et combat à l’armée du Nord en 1792. Il entre aux hussards de la Mort le 1er janvier 1793. Il combat à l’armée de Sambre et Meuse puis des Pyrénées Orientales en 1793. Brigadier-fourrier le 10 mars 1793. Durant ces campagnes, il reçoit un coup de baïonnette à la cuisse gauche le 20 décembre 1793. Il est blessé d’un coup de feu à l’épaule droite et d’un coup de sabre à la main gauche à la prise du camp du Boulou en 1794. Il passe au 14e chasseurs à cheval et combat à l’armée de l’Ouest de l’an II à l’an IV. Maréchal-des-logis le 5 mars 1794. Il est en Italie de l’an VII à l’an XIV. Maréchal des logis chef le 14 avril 1797. Adjudant sous-officier le 21 décembre 1798. Sous-lieutenant le 22 novembre 1799. Nommé chevalier de la Légion d’honneur le 26 prairial an XII. Lieutenant le 4 décembre 1803. Il est blessé d’un coup de feu à la poitrine lors de la prise de Vicence le 13 brumaire an XIV. A l’armée de Naples en 1806, il est au siège de Gaëte. Il sert à la Grande Armée de 1807 à 1809.  Il est blessé d’un coup de feu au bras droit à Eckmul le 22 avril 1809. Nommé capitaine le 5 mai 1809. Il est de nouveau blessé d’un coup de feu à la jambe droite à Essling. Il fait la campagne du Portugal de 1811 à 1812. Il participe à d'autres combats en Allemagne, en Saxe avec la Grande Armée en 1813 et 1814. Il est alors nommé chef d'escadron le 14 juillet 1813. Il sera à nouveau sérieusement blessé d'un coup de lance au côté gauche au combat de Grossheim le 27 octobre 1813. Officier de la Légion d’honneur le 8 janvier 1814. Nommé major au 14e chasseurs le 6 février 1814. Décoré du Lys le 17 septembre 1814. Chevalier de Saint-Louis le 13 octobre 1814. Il termine sa carrière de militaire avec le grade de Lieutenant-colonel le 31 octobre 1814. Il retourne à Collonges où il devient conseiller municipal en 1824 puis maire en 1837. Il assure cette fonction jusqu'en 1848. Durant ses mandats, il a soin de lier les intérêts de la commune (voirie & construction d’une nouvelle église) aux évolutions de la société ce qui ne convient pas à certains de ses anciens contribuables qui mettent en cause sa gestion municipale dans une brochure éditée en 1848 dont il se lave des accusations en 1849. Il décède à Collonges le 5 mars 1854.

Une cérémonie réunissant plusieurs associations culturelles et patrimoniales a lieu sur sa tombe le 18 avril 2004.

Tondu François Henri Benjamin, né le mardi 21 mars 1786 à Saint-Jean-sur-Veyle. Engagé volontaire au 9e régiment de hussards en 1804. Fait la campagne de 1807 en Pologne comme brigadier. Lors de la bataille d’Eylau, il se retrouve au milieu des lignes russes, il écope d’une balle au bras gauche qui le renverse de son cheval. Tombé de cheval, il est fait prisonnier et emmené en Russie puis en Laponie. Libéré, il réintègre son régiment. Il combat à Ebesberg, où il est blessé d’un coup de feu au visage, Essling, Wagram où un coup de sabre lui sectionne deux doigts et Raab où un éclat d’obus lui casse une cuisse. Blessé d’un coup de feu à la cuisse et d’un coup de sabre à la main, il est laissé pour mort sur le champ de bataille. C’est son ami, le lieutenant Descrivieux de son régiment, qui le reconnaît et le fait transporter à l’ambulance, où il est amputé. Proposé pour la Légion d’honneur, il chute lorsqu’il se rend au terrain de la revue et passe à côté de la décoration. Rentré en 1810, installé comme notaire à Pont-de-Veyle. Il fait une demande décoration du Lys au début de la Seconde Restauration. Admis à la retraite le 1er août 1817. Adjoint en 1821 puis maire de cette localité de 1836 à 1849. Conseiller de l’arrondissement de Bourg nommé en 1832. Chevalier de la Légion d’honneur en 1840. Médaillé de Ste Hélène (?). Il décède à Pont-de-Veyle le 13 novembre 1872.
sa photo :
http://associationsuchet.actifforum.com/la-cavalerie-les-centaures-de-la-nation-f9/un-ancien-du-9e-hussards-t1456.htm

VIVAT HOUZARD

 

 

 

Répertoire patronymique, lettre K, des hussards français de la Révolution et l’Empire

 

Par Jérôme Croyet, Docteur en Histoire, & Grégory Marguin  

 

Commencé en 2004, édition du 1er semestre 2006.

 

 

 

K

 

 

 

KALIS Antoine, né le 12 septembre 1791 à Hilversum,  département de Zuiderzee, Hollande. Tisserand. Il sert comme hussard à la 10e compagnie du 5e escadron du 6e régiment de hussards. Déclaré prisonnier de l'ennemi le 5 janvier 1814 au cours de la retraite.

KAPPLER Jean-Philippe. Maréchal des Logis au 3e Régiment de Hussards. Il reçoit un Mousqueton d'Honneur.

KIEFFLEO Antoine, né le 12 juin 1793 à Kerwiglier, Bas Rhin. Laboureur. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 20 février 1814.

KLEIN Jean, né le 4 septembre 1793 à Eschbach, Bas Rhin. Laboureur. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards.  Prisonnier de l'ennemi le 27 février 1814 à l’affaire de Provins.

KREMMER François, né à Wissembourg en 1776. 1m 72. Le 6 août 1792, répondant à l'appel de la Patrie en danger, François s'engage dans les rangs du 4ème bataillon de Volontaires Nationaux de la Moselle “ amalgamé ” dans la 14ème demi-brigade de bataille le 26 avril 1794 qui formera elle-même une partie de la 43ème demi-brigade d'infan­terie de ligne le 24 mars 1796. Après avoir magnifiquement participé à l'immortelle cam­pagne d'Italie, François Kremmer demande son affectation au 3ème  Hussards. Le 21 février 1799 il endosse son nouvel uniforme. Son instruction terminée, notre hussard est affecté à la 2ème compagnie (2ème esca­dron). Le 13 octobre 1802, ses dix années de service, sa haute taille et sans doute aussi le fait qu'il est un “ ancien d'Italie ”, lui permettent d'entrer dans le régiment de chasseurs à cheval de la Garde Consulaire.

KUHUN Jean Louis, né le 20 mars 1792 à St Cloud, Seine & Oise. Vitrier. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi, le 28 février 1814 à l’affaire de la Ferté sur Aube.

KUNDGEN Jean Joseph, Né le 18 mars 1789 à Eicherscheie, Rhin & Moselle. Il sert comme hussard à la compagnie d’élite du 7e régiment de hussards. Il est fait prisonnier par l'ennemi le 14 mars 1814 à l’affaire de Berry au Bac.

KURTZ Mathias, né le 1er janvier 1781 à Tadtscheidt, Sarre. 1m 67. Conscrit de l'an XI. Il entre à la 6e compagnie du escadron du 6ème hussards le 24 octobre 1805. Il fait la campagne d'Autriche. En mai 1809, il est à l'armée d'Italie. Il est grièvement blessé sur les bords de la Piave et tombe entre les mains des Autrichiens. Absent, il est rayé des contrôles le 1er décembre 1809.


Voir la suite sur :  http://histoireetdocuments.chez.com/dictionnaire_des_hussards_francais_2248.htm

VIVAT HOUZARD

Répertoire patronymique, lettre J, des hussards français de la Révolution et l’Empire

Par Jérôme Croyet,Docteur en Histoire Et Grégory Marguin

Commencé en 2004, édition du 1er semestre 2006.

J

 

JACQUAND Joseph. Demeurant à Saint-Maurice-de-Gourdans, Ain. Il sert au 6e régiment de Hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 28 Avril 1815 pour les Cent jours.

JACQUEMIN Nicolas, né le 22 août 1788 à Briey. 1m 67. Il entre au 7e  hussards le 8 mars 1807. Il passe au 2e  escadron du 10e  hussards le 1er  avril 1809. Il combat à Heilsberg, à Tilsit et en Espagne notamment à El Buera où il est blessé. De retour en France, il est nommé instructeur au 5e  escadron du 10­e hussards le 7 février 1813. Ayant rejoint les escadrons de guerre en Allemagne, il est affecté au dépôt général de cavalerie de Leipzig et passe aux hussards Jérôme Napoléon, avec lesquels il participe à la campagne de France. Très bon soldat, il est sélectionné par l'inspec­teur général comte de Tilly et rejoint le régiment des lanciers d'Angoulême en août 1814.

JACQUET Laurent. Fils de Joseph et d'Anne Coquet demeurant à Bourg, Ain. Il s'engage volontairement au 4e régiment de hussards le 6 Messidor an II. Toujours présent au régiment en l'an IV.

JACQUOT Jean Baptiste. Soldat au 9e hussards de 1813 à 1815. Demeurant à Montholier , Jura, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène. 

JARRE. Il sert comme capitaine au 8e hussards en l’an VII. Il fait la distribution des hongroises rouges aux hommes qui n’en n’ont pas, le 7 pluviôse an VII. Il est chargé, le 29 floréal an VII, par le colonel Marulaz de procéder à la vérification des effets du magasin régimentaire. Le 17 pluviôse an VII, le colonel Marulaz lui demande de distribuer des dolmans aux hussards démontés et des pelisses aux hussards montés à la place des gilets d’écurie.

JEANNOT Claude-Marie, né le 5 Avril 1793 à Genot. Il sert de 1812 à 1815 au 2e bataillon du Train d'Equipages Militaires puis au 3e Régiment de Hussards. Il fait les campagnes de 1812 et 1813 en Prusse, 1814 en France et 1815 à Waterloo. Il est palefrenier à Bourg en 1857 sans pension ni retraite. Il reçoit la médaille de Ste Hélène.

JETTE Barthélemy, né le 22 mai 1792 à la Guillotière. Il s’enrôle volontairement au 6e régiment de hussards en 1812.

JOBEZ François Célestin. Il entre comme hussard au 6e régiment de hussards, le 16 mars 1813 puis passe au 9e hussards jusqu’au 30 novembre 1815. Demeurant à Saint-Claude, Jura, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène

JONARD. Il sert comme sous lieutenant au 7e régiment de Hussards. Nommé adjudant général, le 5 brumaire an II, il est remplacé par Cauton.

JOSEPH. Il sert comme trompette major du 8e régiment de hussards. Mis aux arrêts, il est libéré, le 14 pluviôse an VII.

JOTOT Jean-Baptiste. Brigadier au 5e Régiment de Hussards. Il reçoit un Mousqueton d'Honneur.

JOUMON Antoine, né le 19 Mars 1788. Il sert de Juin 1807 à Octobre 1815 dans le 4e régiment de hussards. Il vit à Villard, Ain, en 1860.

JUGE. Sous lieutenant au 8e régiment de hussards. S’étant distingué lors d’une affaire, le 13 septembre 1794, iù il a le poignet brisé, la Convention lui octroi le grade de capitaine le 19 septembre 1794.

JUNG Pierre-Joseph. Hussard au 3e Régiment de Hussards. Il reçoit un Mousqueton d'Honneur.

Voir la suite sur :  http://histoireetdocuments.chez.com/dictionnaire_des_hussards_francais_2248.htm

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