Le général Joubert
par Jérôme Croyet
docteur en histoire, collaborateur au Magazine Napoléon 1er & à la revue Soldats Napoléoniens
Barthélemy Catherine Joubert est né le 14 août 1769 à Pont de Vaux. Il fait des études au collège de Pont de Vaux puis à celui de Louhans, d'où il s'enfuit le 1er janvier 1785 pour s'engager au régiment de la Fère. Récupéré par son père en mars, il suit des cours de droit à Dijon. De retour à Pont de Vaux, il adopte rapidement les idées nouvelles et entre dans la Garde national à Pont-de-Vaux. Il est un des membres fondateur de la société populaire de Pont-de-Vaux le 2 janvier 1791. Fait un discours, le 20 janvier 1791, à la société populaire de Pont-de-Vaux, sur le décès de Racle. Nommé commissaire de la société, le 20 janvier 1791, afin de trouver le meilleur moyen de rendre hommage à la mémoire de Racle. Secrétaire de la société le 17 février 1791. Commissaire de la société populaire de Pont-de-Vaux, le 3 mars 1791, pour amener à la municipalité un paquet suspect à l’attention du prêtre réfractaire de Saint-Trivier. Fait un discours, en juin 1791, à la société populaire de Pont-de-Vaux rappelant l’attachement des volontaires à la société. Il s’inscrit comme Garde national volontaire le 3 juillet 1791 à Pont de Vaux. Il s’engage comme grenadier volontaire au 3e bataillon de l'Ain en novembre 1791. Il passe sous lieutenant le 23 avril 1792. Il est alors à l'armée du Rhin. Il passe au 51e régiment d'infanterie de ligne, à Narbonne, en juin 1792. Durant l'été 1792, il combat les austro-sardes dans le comté de Nice. Il est blessé à la jambe à la prise d'isola le 26 mai 1793. Le 8 novembre 1793, sa compagnie est décimée à Raons et il est fait prisonnier. Echangé contre un officier sarde il regagne la France et reçoit le grade de chef de bataillon en juin 1794, mois durant lequel il dirige l'embarquement de troupes pour la Corse. mais victime d'une maladie infectieuse, il doit être hospitalisé en juillet 1794 à Toulon. Il reste en convalescence à Aix jusqu'au printemps 1795. De retour à l'armée, Kellermann demande pour lui le grade de colonel, que lui octroi le Comité de Salut Public en juin 1795. mais suite au revers de Malagno, en juillet 1795, il est quelque peu disgracié. mais il se rachète avec la victoire de Dego en septembre 1795. Après la bataille de Loano, en novembre 1795, le général Scherer le nomme général de brigade sur le champ de bataille. Il est légèrement blessé au château de Cossaria en avril 1796. Puis, il combat à Lodi, entre dans Milan, et est au siège de Mantoue. Après la défaite de Corona, ce sont les victoires de Castéglione et Solférino. Après avoir grandement concouru à la victoire d'Arcole, il devient le plus jeune général de division de France, il est nommé général de division par le Directoire Exécutif à l’armée d’Italie le 22 frimaire an V. Lors de la bataille de Rivoli, en janvier 1797, il obtient une citation à l'ordre de la Nation le 12 février. Après le traité de Campo Formio, il est député par Bonaparte pour se rendre à Paris présenter les drapeaux de l'armée d'Italie. Général d’armée en avril 1797, il reçoit une paire de pistolets d’honneur. Nommé à l’armée de Hollande, il ne peut par partir avec son ami, Bonaparte, en Egypte. Ce dernier s’adresse à Joubert le 22 floréal an VI du vaisseau Lorient “ j’espère qu’un jour vous viendrez nous rejoindre ”[1]. Nommé général en chef de l'armée d'Italie le 21 messidor an VII en remplacement du général Moreau. Il rencontre Fouché à Milan et deviennent amis. Il est tué lors de la bataille de Novi le 15 août 1799. Victor Hugo en fait un des chefs de son héros Pontmercy dans les Misérables : "Joubert en fut nommé adjudant-général et Pontmercy sous-lieutenant. Pontmercy était à côté de Berthier au milieu de la mitraille dans cette journée de Lodi qui fit dire à Bonaparte: Berthier a été canonnier, cavalier et grenadier. Il vit son ancien général Joubert tomber à Novi, au moment où, le sabre levé, il criait: «En avant!»".
Son souvenir est toujours vif et maintenu en Bresse, au Musée Chintreuil