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UN COLONEL ITALIEN DE LA GRANDE ARMEE : LE COLONEL TEULIE
Joseph Antoine François Materne Balthazard Teulié est né le 18 juillet 1772 à Milan. Il s’engage volontairement au 4e régiment de chasseurs à cheval français, le 27 janvier 1800, alors que le dépôt du régiment est stationné à Bourg en Bresse dans l’Ani. Dès le 5 février, il passe suivant les directives du Premier Consul au 1er régiment de chasseurs à cheval italien. Sous-lieutenant le 5 mai 1800 puis lieutenant le 8 janvier 1801. Il devient capitaine aide-de-camp de son frère, le général Teulié. Il est employé à l’armée des Côtes de l’Océan de 1804 à 1805 puis en Allemagne de 1806 à 1807. Chef d’escadron, le 21 septembre 1807. Il fait fonction de chef d’état-major du général Bonfanti à Crémone, en 1809 puis au Tyrol de 1810 à 1811. Commandant de la place de Pesaro en 1811, il devient adjoint à l’état-major général de l’armée d’Italie de 1812 à 1814. Il devient chevalier de la Légion d’Honneur le 3 décembre 1813. Adjudant-commandant dans l’armée Italienne, le 4 mai 1814. Durant les Cents Jours, il quitte l’Italie, « pour ne point être à la solde autrichienne…j’ai préféré suivre le sort de l’armée française »[1]. Il est admis à servir dans l’armée française avec le grade d’adjudant-commandant, le 4 juin 1815. Il est alors employé comme chef d’état-major du général Rey, gouverneur de Valenciennes du 13 juin au 15 août 1815. Son service dans l’armée française est annulée suivant l’ordonnance du 1er août 1815. Il doit refaire une demande d’emploi dans l’armée française. Il l’obtient avec le grade de chef d’escadron d’état-major le 20 mai 1818 pour être mis en demi-solde le 1er juillet suivant. Lors d’une visite du Roi à Assanvilliers, il le rencontre à l’issue de la messe et lui demande un emploi. Ce dernier, apostille sa démarche et la renvoi au Ministre de la Guerre. Alors que ce dernier lui assure « qu’il désirait avec plaisir la première occasion favorable pour me (lui) donner un emploi »[2], il n’obtient rien, faute de places lui dit-on. Domicilié dans la Somme, il apprend, le 1er septembre 1825 que le maréchal-de-camp Bathazar d’Arci est nommé à la tête d’une brigade. Vivant dans une relative misère, « mon traitement de non-activité va cesser et je me trouverai à cette époque sans un morceau de pain »[3], il lui écrit afin d’obtenir une place de lieutenant du Roi ou de commandant d’un dépôt. Même si il reçoit la croix de Saint-Louis le 10 décembre 1820, il n’est admis au traitement de réforme que le 1er juillet 1828, puis de colonel le 19 novembre 1831. Il n’est naturalisé français que le 28 février 1831. Il est admis à la retraite le 27 mars 1834. Il décède, marié à Alexandrine Demazières, aux Batignolles-Monceaux, le 4 mars 1850.
[1] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.
[2] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.
[3] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.