Mardi 27 juin 2006

VIVAT HOUZARD

Répertoire patronymique, lettre D, des hussards français de la Révolution et l’Empire

Par Jérôme Croyet,

Docteur en Histoire,

Et Grégory Marguin

Commencé en 2004, édition du 1er semestre 2006.

D

DAGUERRE Etienne, né le 15 février 1789 à Bar sur Aube. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Il est fait prisonnier par l'ennemi le 23 mars 1814.

DARME Jean-Marie, demeurant à Chavannes. Il sert au 1er régiment de hussard. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 28 Avril 1815 pour les Cent jours.

DARSEE Jean‑Baptiste, né le 20 avril 1794 à Mauze, Cantal. Il sert comme hussard au 6e régiment de hussards. Il est fait prisonnier de guerre, le 27 janvier 1814 à l’affaire de St Dizier.

DARTOIS Saulge, né le 10 juin 1792 à St Saulge, Nièvre. Maréchal ferrant. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 1er février 1814 à la bataille de la Rothière.

DECROSO Louis Marie, né le mardi 20 mai 1777 à Nantua. Engagé volontaire en 1795, il est élu lieutenant de gendarmerie. Las, il quitte la gendarmerie un an plus tard et s'engage comme cavalier au 10e régiment de Hussard. Il fait la campagne d'Italie, assiste aux batailles de Montenotte, Lodi, Arcole et Rivoli. Fait prisonnier, il est de retour en France et participe à la bataille de Marengo. De retour en France il suit des études de médecine de 1801 à 1804. Il s’embarque sur une corvette en direction de l’Islande. De retour en France son navire fait naufrage vers Boulogne. Rejoint la Grande Armée. Il est à Austerlitz comme aide major, puis se trouve à Iéna, Friedland, Eylau, Essling et Wagram. Il devient alors chirurgien major au 26e Régiment d'Infanterie Légère avec qui il fait la campagne de Russie et dont il sauve le colonel de l’amputation après la bataille de la Moscowa. Chirurgien Major au 4e régiment de Gardes d'honneur, il se distingue à Dresde, Leipzig et Hanau. Blessé durant la campagne de France de 1814, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur. Reprend du service en 1818 et obtient sa retraite en 1830. Il vient en aide aux victimes du choléra à Paris en 1849. Il décède à Paris le 5 juillet 1868.

DEGRANGE Pierre-Anthelme, né en 1782, demeurant à Belley. Il est incorporé en 1807 au 2e Régiment de Hussards. Il fait les campagnes de Prusse en 1807 et ait fait prisonnier à Eylau. Libéré il fait la campagne d'Espagne et quitte son corps en 1814. Marié. Il ne bénéficie pas de pension et se trouve dans le besoin en 1857. Sans doute fait-il une demande de médaille de Ste Hélène.

DEGRENAUD Louis Antoine, né à Seyssel. Il sert à la 3e compagnie du 3e escadron du 9e régiment de hussards. Il décède de ses blessures le 26 février 1811 à Pampelune.

DELALANDE Claude-Anthelme, né en 1795 à Belley. Il sert comme cavalier au 4e Régiment de Hussards. Il rentre à Belley le 29 Décembre 1815.

DELACROIX Pierre. Il sert comme hussard au 9e Régiment de Hussards. Il reçoit un  Fusil d'Honneur.

DELAHAYE Jean Alexandre, né le 8 décembre 1791 à Paris, Seine. Gazier. Il sert comme hussard à la 6e compagnie du 7e régiment de hussards. Il est fait prisonnier de l'ennemi le 17 mars 1814 près d'Auxerre.

DELLA CHIESA-YSASCA. Sous-officier au 4e régiment des gardes d’honneur, nommé le 30 Octobre 1813 par Napoléon comme sous-lieutenant surnuméraire au 1er régiment de Hussards.

DEROGNAT Jean-Baptiste, demeurant à Villereversure, Ain. Il sert comme brigadier à la 5e compagnie du 1er escadron du 4e régiment de Hussards jusqu'en 1814. Il intègre l’armée royale dans le régiment de Monsieur. Il obtient une permission du 14 août 1814 au 22 décembre 1814. Absent de son domicile le 13 Avril 1815, il rejoint le 4e hussards à Vienne. A Orléans, où son corps est dissout, on lui prend son sabre, sa hongroise, son shako et sa ceinture écharpe.

DESCARRAUX Jérôme. Maréchal des Logis au 3e Régiment de Hussards. Il reçoit un Sabre d'Honneur.

DESCRIVIEUX Marie-Joseph Alphonse, né le 24 Avril 1787 à Bourg. Alors qu’il est étudiant à Paris, Marie-Joseph Alphonse s'engage volontairement le 20 Juin 1803 comme simple hussard au 9e régiment. Il passe les ans 12 et 13 à l'armée des Côtes de l'Océan à Boulogne. Il passe brigadier le 1er avril 1808 puis, dès le lendemain, maréchal des logis. Toujours à Boulogne, il est nommé adjudant le 30 avril 1809, puis suit, avec son régiment la Grande Armée pour participer à la glorieuse campagne d’Allemagne. A Rabb, il sort des cadavres du champ de bataille son ami, le brigadier François-Henri Benjamin Tondu du 9e hussard, gravement blessé. Il se bat à Austerlitz, Iéna, Friedland et Tilsit. Mais c’est le 13 mai 1809, qu’il se couvre de gloire, en chargeant, en quatrième, un bataillon autrichien dans les faubourgs de Vienne. Il fait 200 prisonniers qu’il amène victorieusement au maréchal Lannes et au général Colbert. Cette action lui vaut, le 17 juillet 1809, la Légion d'Honneur. Il n’est que sous-officier et n’a pas 25 ans. Le fait d’arme parvient aux oreilles de Napoléon, qui pense qu’il est sous-lieutenant étant donné sa bravoure et la difficulté de la manœuvre. Le 21 septembre il est nommé lieutenant. Mais, quand Napoléon apprend qu’il n’est que simple sous-officier, il annule son premier décret et le nomme sous-lieutenant, le 11 octobre 1809. Il part en Espagne en 1810 avec 3 escadrons du 9e hussards. Il se bat contre les anglais à Sobral et Albuera. Il reçoit une première blessure par balle à la tête le 24 décembre 1810 en Navarre. Le 22 mai 1811, c’est au bras gauche qu’il est blessé une deuxième fois, et le 14 juin, il reçoit un coup de baïonnette au bas ventre. Le 10 janvier 1812, les 3 escadrons deviennent 9e régiment de hussards bis. Le régiment combat à Sagunte et à Errara le 8 novembre 1812. Le 17 février 1813, le 9e bis devient 12e régiment de hussards et quitte l’Espagne pour la Saxe. Le général Puthod, de Bâgé le Châtel, demande plusieurs fois la nomination de d’Alphonse comme son aide de camp. Le 23 mars 1813, le général Puthod commandant le 2e corps d’observation de l’Elbe, demande de nouveau la nomination de Marie-Joseph Alphonse comme 1er aide de camp, mais aussi celle de son frère Gustave. Le 18 septembre, Descrivieux reçoit le grade de lieutenant. De retour en France, le 12e hussards combat à Sens, puis les 9 et 11 mars à Mâcon et Villefranche. A Lyon, Descrivieux reçoit le grade de lieutenant aide major le 27. Licencié le 12 mai 1814, le lieutenant Descrivieux est mis en demi solde à Dole le 21 août. Il n’est remis en activité avec son grade que le 31 décembre 1814, par ordre du Roi, au 6e régiment de Lanciers. Il est à Waterloo, puis, avec un escadron sous les ordres du duc d’Angoulême, descend de Toulouse à Perpignan en août 1815 pour arrêter l’invasion espagnole. En Décembre 1815, d’Escrivieux est maintenu en dehors des cadres de la nouvelle armée de Louis 18. Si ce n’est que le 14 avril 1817 qu’il obtient le grade de capitaine, l’effet est rétroactif au 27 septembre 1815. C’est sans doute grâce à l’intervention de certains de ses parents émigrés et de relations nouées dans les bivouacs impériaux, qu’il obtient l’honneur, le 20 novembre 1816, d’être nommé lieutenant aux cuirassiers de la Reine. Cette nomination et surtout, l’image que colporte alors le jeune homme, offusque le colonel de Béthune, qui, le 5 décembre 1816, écrit à la duchesse d’Angoulême en demandant le remplacement de d’Escrivieux dans son régiment, en alléguant qu’il était à Waterloo, ce qui le rend “ indigne d’avoir l’honneur d’appartenir au régiment de votre altesse royale ” et demande sa nomination aux Dragons de la Reine. Si l’éviction de d’Escrivieux  ne se fait pas et qu’il obtienne la Croix de St Louis le 25 avril 1825, il lui faut néanmoins 12 ans pour passer au grade de chef d’escadron et intégré le 2e régiment de cuirassiers de la Garde en 1828. Il est fait officier de la Légion d'Honneur le 19 juin 1830. Congédié le 11 août 1830 pour avoir été officier de la Garde Royale, d’Escrivieux obtient le support du lieutenant général Colbert et du baron de Mornay, qui intervient deux en sa faveur auprès du ministre, pour qu’il soit réintégré au 1er régiment de cuirassiers. Jeune, expérimenté, d’Escrivieux est un officier hors pair, qui outre “ beaucoup de moyen et d’instruction ” fait preuve d’une bonne moralité et “ d’une modestie rare ”. Il est finalement réintégré au 2e régiment de cuirassiers le 28 février 1831. Il passe lieutenant-colonel  au 9e cuirassiers le 25 avril 1835, puis au 5e. Méritant, c’est donc en toute logique que la monarchie constitutionnelle le nomme colonel du 13e régiment de chasseurs le 15 octobre 1840. D’Escrivieux s’applique à faire de son régiment un beau régiment. Il recrute, à la place des démissionnaires que des musiciens et des tailleurs, faisant de son régiment, “ un magnifique régiment, très bien commandé, où les “ hommes de troupes, tous parfaitement et surtout très régulièrement habillés, équipés et armés ; ayant une tenue non seulement irréprochable, mais très belle ”. Malgré tout, d’Escrivieux est une dernière fois victime de la jalousie. Ayant demandé la mise à la retraite du capitaine trésorier de son régiment, suite à un gave accident dû à l’ivresse, ce dernier, sorti “ du régiment par une mauvaise porte ” accuse d’Escrivieux d’abus d’autorité, d’infractions aux règlements et concussions. Profondément hargneux, l’ex-trésorier fait discrètement passer sa dénonciation au lieutenant général commandant le 15e division militaire et se propose d’en faire autant avec la presse, afin de faire casser d’Escrivieux de son commandement. Cette sombre affaire de jalousie semble néanmoins ébranler l’administration militaire. Malgré les rapports favorables d’un sous-intendant militaire, du maréchal de camp Diettmann et du bureau de la cavalerie de la direction du personnel du ministère de la guerre, il faut attendre le 9 mai 1845 pour que, suite à la lecture des divers documents dénonçant d’Escrivieux, le ministre le lave des accusations portées contre lui et déboute l’ancien trésorier. Toutefois, d'Escrivieux est rappelé à l’ordre et invité à faire plus attention aux règlements. Malgré cela, il est fait commandeur de la Légion d'Honneur le 9 septembre 1845. Deux ans plus tard, le 7 juin 1847, il prend sa retraite et vient habiter à Bourg,  dans sa maison 10 rue Teynière. De retour à la vie civile, d’Escrivieux continue à s’occuper de chevaux. Il décède le 3 février 1855, d’une crise d’apoplexie de retour de son manège, où il dressait un jeune cheval.

DESHAYES François, né le 3 décembre 1792 à Cherzé, Sarthe. Domestique. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Pris par l'ennemi le 15 février 1814 à l’affaire de Moret.

DESHAYES François-Joseph. Il sert comme maréchal des Logis au 9e Régiment de Hussards. Il reçoit un Sabre d'Honneur.

DESPLACES Claude Christophe, né à Lyon. Il sert au 6e régiment de hussards.

DESSIGNET Jean-Claude, né en Novembre 1793. Demeurant à Trévoux en 1815. Il sert de 1813 à 1815 au 1er régiment de Hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 29 Avril 1815, pour les Cent jours. Il est ouvrier à Trévoux en 1860.

DESTRIGNEVILLE Jean, né le 2 février 1779 à Nancy, Meurthe. Il entre au service comme hussard au 4e régiment de hussards le 14 décembre 1802. Il sert à la 3e compagnie du 3e escadron du 4e régiment de hussards lorsqu’il est blessé à la bataille d’Austerlitz, le 2 décembre 1805. Il décède de sa blessure, le 29 décembre 1805, à l'hôpital de Brünn.

DIDIOT Pierre. Maréchal des Logis au 1er Régiment de Hussards, reçoit un Sabre d'Honneur

DOMMANGET Pierre-Clément. Maréchal des Logis au 10e Régiment de Hussards. Il reçoit un Sabre d'Honneur.

DOUVRES Jean-Pierre, demeurant St Didier, Ain. Il sert au 35e régiment de Chasseurs à Cheval puis au 7e régiment de Hussards jusqu'en 1814. Absent de son domicile le 13 Avril 1815.

DRAZDIANSKY Joseph, né le 8 janvier 1778 à Sarrguemines, Moselle. Il entre au service comme hussard au 2e régiment de hussards, le 21 mars 1793. Il passe trompette au régiment. Redevenu hussards, le 21 août 1798, il passe brigadier le 21 avril 1799. Maréchal des logis le 22 mars 1805. Il sert à la 6e compagnie du 2e escadron du 2e régiment de hussards lorsqu’il est tué à la bataille d’Austerlitz, le 2 décembre 1805.

DROUILLAT Claude, né le 21 décembre 1790 à St Silvain, Creuse. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Il est pris par l'ennemi le 15 février 1814 à l’affaire de Moret.

DROUIN Joseph-Nicolas. Maréchal des Logis au 6e Régiment de Hussards. Il reçoit un Sabre d'Honneur.

DUBOZ Jean Charles, né en Haute Vienne. Conscrit de 1810. Il entre au 9e hussard le 28 février 1813. Il passe au 6e hussard le 6 juillet 1814. Il rentre dans ses foyers le 30 septembre 1815. Il fait les campagnes de 1813, 1814 et 1815. Il est blessé d'un coup de sabre à la main gauche, "atteint de perte du mouvement du petit doigt de la main gauche", le 26 août 1813.

DUBUISSON François, né le 31 décembre 1794 à Paris, Seine. Il sert comme hussard à la 9e compagnie du 7e régiment de hussards. Il disparaît au cours de la campagne de 1814.

DUBUISSON Pierre, né le 1er novembre 1779 à Saint-Jean, Ille et Vilaine. Il s’engage volontairement au 5e régiment de hussards, le 26 septembre 1798. Brigadier le 23 septembre 1802.Il sert à la 4e compagnie du 4e escadron du 5e hussards lorsqu’il est tué d’un coup de feu à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805.

DUC Pierre, demeurant à Bourg. Il sert au 3e régiment de Hussards lors de la réunion du Conseil d'Examen du département de l'Ain le 24 Avril 1815.

DUCARTE Claude, né le 29 mars 1795 à Lyon. Il sert au 4e régiment de hussards du 5 mai 1810 au 15 août 1814. Demeurant à Avignon en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

DUCRET Charles, demeurant à Thoissey. Il sert au 6e régiment de Hussards. Il est absent lors du Conseil d'Examen du département de l'Ain le 29 Avril 1815, pour les Cent jours.

DULAURENT Morillon, né le 5 juillet 1791 à Besin, Gironde. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi en février 1814 à la bataille de la Rothière.

DUMONT Claude, né en Novembre 1793. Il sert du 5 Novembre 1814 à 1817 au 4e régiment de hussards. Il est charpentier à Dagneu en 1860.

DUMONT Joseph, né le 8 Août 1792. Il sert du 27 Octobre 1812 au 10 Juillet 1814 au 14e régiment de hussards. Il vit dans l'indigence à Thil en 1860.

DUMONT Louis, né le 3 juillet 1794 à Moreuil, Pas de Calais. Maçon. Il sert comme hussard à la 2e compagnie du 7e régiment de hussards. Il disparaît au cours de la campagne de 1814 en Italie.

DUPARC DE SALAIGNAC. Capitaine adjudant major au 8e régiment de Hussards. Proposé par Nansouty pour être capitaine au 4e régiment de gardes d’honneur le 12 Décembre 1813.

DUPLEIX Pierre Ambroise, né le 17 janvier 1791 à Brémule, Eure. Il s’engage, le 20 mai 1808, dans la compagnie des gardes du corps du roi de Westphalie Jérôme. Le 2 juin 1810, il passe au 1er  régiment de hussards de l'armée de Westphalie avec le grade de sous-lieutenant. Lieutenant le 15 novembre suivant. Blessé à la tête à la bataille de La Moskowa, son action lui vaut d'être nommé capitaine et décoré de la Légion d'honneur et de l'ordre de la couronne de Westphalie le 5 novembre 1812. En février 1813, il est affecté aux chevau-légers de la garde royale westphalienne. Le 5 octobre 1813, il est nommé capitaine au régiment de hussards Jérôme Napoléon, qu'il ne quitte que le 1er juin 1814 afin de rejoindre le régiment de hussards du roi de France : "Jeune capi­taine plein de bravoure et d'intelligence, il sera un jour un officier distingué".

DUPONT Jean Antoine, né le 24 octobre 1792 à Paris, Seine. Cocher. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 25 février 1814

DU PREL Pierre Louis Adolphe Georges, né en 1782. Il sert comme lieutenant colonel au 4e régiment de hussards de 1803 à 1815. Chevalier de la Légion d'honneur. Demeurant à Nancy, Moselle, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

DURAND Antoine, né le 24 juin 1783 à Chavannes, Ain. Cultivateur. Conscrit de l’an 12, il sert au 7e régiment de hussards lors du Conseil d’Examen.

DURAND Etienne. Il sert au 6e régiment de hussards. Demeurant à Toulouse en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

DURAND Gabriel. Il sert comme hussard au 4e régiment de hussards. Demeurant à Revel, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

DUVIVIER, né à Mons. Il sert au 5e régiment de hussards puis passe au 3e régiment de dragons. Il participe à la campagne d’Egypte. Sous lieutenant aux grenadiers à cheval de la Garde en 1802. Il passe lieutenant en 1804. Capitaine adjudant major aux chevau-légers polonais en 1807. Blessé à Wagram. Major en 1811. Il fait la campagne de Russie durant laquelle il est blessé. Colonel du 16e chasseurs en 1813. colonel du 3e hussards en 1814. Il passe au service hollandais et sert au 8e hussards avec Wellington à Waterloo. Lieutenant général en Belgique en 1830. Retraité en 1842.

DUYNHOREN Jacques, né le 15 septembre 1790 à Oss, Bouches du Rhin. Il sert comme hussard à la 7e compagnie du 7e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 14 mars 1814 à l’affaire de Berry au Bac.

par Association Suchet, armée des Alpes publié dans : Hussards
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Jeudi 22 juin 2006

VIVAT HOUZARD

 Répertoire patronymique, lettre C, des hussards français de la Révolution et l’Empire

Par Jérôme Croyet, Docteur en Histoire, Et Grégory Marguin

Commencé en 2004, édition du 1er semestre 2006.

C

CAILLATON Claude. Conscrit de 1791. Il sert comme maréchal des logis au 9e régiment de Hussards.

CALLEY François Xavier, né le 27 novembre 1795 à Grattery, Haute Saône. Elève en pharmacie. Il sert comme hussard au 6e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 8 mars 1814 devant Laon.

CARANGEAT Martin, né à Courmelin. Il sert comme hussard à la 9e compagnie du 5e régiment de hussards. Il est réformé le 13 octobre 1809.

CARLE Alexandre Théophile, né le 9 avril 1793 à Clermont, Oise. Il sert comme hussard au 6e régiment de hussards. Il est fait prisonnier de l’ennemi le 14 mars 1814 près de Provins.

CARREL Pierre, demeurant à Port, Ain. Il sert au 7e régiment de Hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 27 Avril 1815 pour les Cent jours.

CARRIERE Guilhaume. Il sert au 4e régiment de hussards. Demeurant à Toulouse en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

CARROD Louis, né en 1792 à Cerdon, Ain. Il sert durant 9 ans au 3e Régiment de Hussards (ancien Hussards d'Esterhazy). En 1812 le 3e Régiment de Hussards sert en Espagne. Il participe aux batailles des Arapiles le 22 Juillet et de Vitoria le 21 Juin 1813. Durant l'été 1813 le Régiment gagne la Grande Armée en Saxe et participe les 18 et 19 Octobre 1813 à la bataille de Leipzig. En Janvier 1814 le 3e Hussards franchit le Rhin et le 29 participe à la bataille de Brienne. Le 18 Février 1814 il est à Montereau. A la première Restauration, le Régiment devient le Régiment de Hussards du Dauphin. Durant les Cent jours, le régiment qui retrouve son numéro, est engagé à Belfort. La même année il est dissout par Louis 18. Louis Carrod fait la demande pour recevoir la médaille de Ste Hélène en 1857.

CARTAUX Michel. Brigadier au 4e Régiment de Hussards. Il reçoit un Mousqueton d'Honneur.

CAVIEUX Pierre, né en 1789 à Condat, Jura. Il sert comme hussard au 7e régiment de hussards. Il décède de fièvres le 6 décembre 1813 à l’hôpital de Hambourg.

CAZENEUVE Joseph. Il sert comme hussard au 4e régiment de hussards. Demeurant à Sauveterre, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

CERIZY Nicolas Arsène, né le 24 janvier 1790 à Fouilloy, Somme. Maréchal ferrant. Il sert comme hussard à la 9e compagnie du 2e régiment de hussards. Il est fait prisonnier de l'ennemi le 22 mars 1814 à l’affaire de Dormans.

CEZ Jean. Il sert au 4e régiment de hussards. Demeurant à Toulouse en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

CHAGNEUX Benoît, né en 1793 à Chanoz, Ain. Il sert comme hussard détaché au 6e régiment de hussards. Il décède de ses blessures le 9 avril 1813 à l’hôpital militaire d’Hanovre.

CHAGNON Marie Jean, né le 22 avril 1792 à Paris, Seine. Garçon marchand de vin. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 20 mars 1814 à l’affaire de Fismes.

CHANEL Pierre. Demeurant à Viriat, Ain. Il sert au 6e Régiment de Hussards. Durant les Cent jours il est au 11e régiment de Cuirassiers.

CHANJAT Jean Marie, né le 1er ventôse an IV à Lyon. Il s’engage volontairement au 6e régiment de hussards du 2 août 1812 au 30 avril 1815. Il fait la campagne de Russie. Il combat à la Moscowa, à Dresde et à Champaubert. Il touche une pension de 250 francs. Ouvrier horloger demeurant à Neuilly sur Seine, dans les Hauts de Seine, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

CHAPUIS Jacques, né en 1795. Il sert de 1813 à 1820 au 9e régiment de Hussards. Il vit sans aucun secours à Gex, Ain, en 1860.

CHASSERAYE Jean-Charles. Hussard au 7e Régiment de Hussards. Il reçoit une Carabine d'Honneur.

CHRETIEN François, né le 15 février 1782 à Rohé, Sarthe. Laboureur. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 12 janvier 1814 à l’affaire d'Essertenne.

CLAVERIE Jean Noël. Il sert au 2e hussards. Demeurant à Toulouse en Haute Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

CLOSSET Joseph. Maréchal des Logis au 5e Régiment de Hussards. Il reçoit un Mousqueton d'Honneur.

COLLET Michel, né à Nantua le 6 Thermidor an III, Ain. Il s'engage volontairement au 4e Régiment de Hussards en Mars 1815. Il combat durant les Cent jours. Le régiment est engagé le 16 Juin à Ligny et le 18 Juin à Watreloo. Il rentre à Nantua le 16 Juillet 1815. Marié. Demeurant à Nantua en 1859. Il fait une demande de médaille de Sainte Hélène le 9 Mars 1859.

COLLETAZ Joseph-Marie, demeurant à Oyonnax, Ain. Il sert au 1er régiment de Hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 27 Avril 1815 pour les Cent jours.

COLLIOT Antoine, né le 16 juillet 1789 à Riancourt, Haute Marne. Cultivateur. Il sert comme hussard à la 5e compagnie du 10e régiment de hussards. Il est fait prisonnier de l'ennemi le 25 mars 1814 à la bataille de Fère Champenoise.

COLLOT Jean Symphorien, né à Dompcevrin le 4 mai 1770. Réquisitionnaire de l'An II, il arrive au 5ème  hussards le 13 janvier 1794 où le scribe note sur son registre qu'il a les cheveux noirs et une taille d'1,71 m. Sa formation terminée Collot est affecté à la 1ère compagnie qui en 1802 deviendra la compagnie d'élite. Bien que brave il lui faudra attendre treize ans pour être décoré car ce n'est que le 1er octobre 1807 qu'il sera nommé membre de la Légion d'honneur après avoir reçu onze coups de lance à l'affaire de Freidenberg. Plus chanceux que son camarade Seguin, il se rétablit parfaitement et sa conduite à Wagram lui vaut le grade de brigadier. Le 25 février 1811, toujours dans les rangs de la compagnie d'élite, il passe maréchal des logis. En 1812 il part pour la Russie. Comme il n'est pas encore rentré en janvier 1813, un scribe sentimental note sur le registre que Collot s'est “ égaré ” et il faudra attendre le 31 octobre 1817 pour savoir qu'il est “ rentré en France ”.

COLMONT Arnold, né en 1787 à Houpertingen, Meuse-Inférieure. Il sert comme hussard à la 9e compagnie du 10e régiment de hussards. Il est fait prisonnier par l'ennemi le 3 janvier 1814 à l’affaire de Neustatd.

COMET Jean Baptiste Louis. Il sert au 9e régiment de hussards. Demeurant à Toulouse en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

CONSTANTIN Denis, né le 13 septembre 1794 à Orchamps. Il entre au 35e régiment d'infanterie de ligne en mars 1813. Il sert comme tambour. Il fait les campagnes de 1813 et 1814 en Italie. Il passe au 3e régiment de hussards jusqu’en 1815. Il combat à Mont St Jean, le 18 juin 1815, où il est blessé deux fois. Manouvrier à Orchamps en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

COUDRET Jean. Il sert comme hussard au 4e régiment de hussards. Demeurant à Revel, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

COURRA Joseph, né en 1779 à Reichsoffen. 1,74 m. Il s’engage au 6e hussards, où son frère est officier, le 1er septembre 1801. Cette aide lui vaut sans doute d'être affecté à la première compagnie devenue compagnie d'élite en 1802, hélas sa santé ne s'accommode guère des nuits passées à la belle étoile pendant la campagne d'Autriche et il est réformé le 16 juin 1806.

COUSTEL Pierre. Il sert au 4e régiment de hussards. Demeurant à Toulouse en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

CROISSAN Jean Bap­tiste, né le 28 septembre 1781 à Versailles. 1m 75. Il entre à la 5e compagnie du 1er régiment de hussards le 10 mai 1800. Il est affecté à la 1ère compagnie le 29 juillet 1805. Il est passé en revue par Napoléon, le 8 mai 1807. Au début du mois de juin 1807, il combat à Guttstadt et à Friedland. Avec la paix du 21 juin 1807, Croissan cantonne à Dirschau à 35 km de Dantzig. C’est avec la nouvelle hongroise écarlate qu’il défile devant Napoléon le 3 octobre 1808 dans la plaine d'Erfurt. Le régiment se dirige ensuite vers l'Espagne. Il est chargé d'éclairer la marche du 2ème Corps de l'armée commandé par son excellence le duc de Dalmatie. Le 8 août 1809, le 1er  hussards charge au pont de l'Arzobispo. Il entre aux chasseurs à cheval de la Garde, le 18 janvier 1812.

CROUSTAL Pierre. Il sert comme hussard au 4e régiment de hussards. Demeurant à Revel, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

 

par Association Suchet, armée des Alpes publié dans : Hussards
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Lundi 12 juin 2006

VIVAT HOUZARD

Répertoire patronymique, lettre B, des hussards français de la Révolution et l’Empire

Par

Jérôme Croyet,

Docteur en Histoire,

Et Grégory Marguin

Commencé en 2004, édition du 1er semestre 2006.

 

 

B

 

 

 

BALADIE Pierre, né en 1792. Il sert comme soldat au 4° régiment de hussard en 1813. Il sert durant 2 ans. Demeurant à Burgaud en Haute Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BALLOT Pierre Joseph. Il est né le 8 mars 1783 à Braux, charmant petit village champenois. 1m 66. il est incorporé au 3e hussards le 15 juin 1807. Affecté tout d'abord à la 6ème compagnie, il passe à la compagnie d'élite (1er escadron) après la campagne de Prusse. Sa robuste constitution lui permet de survivre à tous les malheurs de cette horrible guerre de la péninsule et de la campagne de France. Le 1er août 1814 il est incorporé dans le régiment des hussards du Dauphin et maintenu dans les rangs de la compagnie d'élite. Redevenu un hussard du 3ème , Pierre Joseph Ballot est tué sous les murs de Belfort le 1er juillet 1815.

BALTAZARD Jean-Baptiste Etienne Marie, né le 15 avril 1788 à Paris. Il a dix-huit ans et mesure 1,65 m lorsque, le 11 juin 1806, il arrive au 8e hussards en tant qu'engagé volontaire. Affecté à la 7ème compagnie, 3ème escadron, il passe brigadier le 22 février 1810. Le 19 mai 1812, il passe à la 8ème compagnie, 4ème escadron. Le 4 juillet 1813 il est nommé maréchal des logis. Au 1er août 1814, à 1'époque du licenciement, il passe au 3ème régiment ou hussards du Dauphin.

BAMMES Philippe Jacques, né en Haute Vienne. Il sert au 10e puis au 2e régiment de hussards. Il est vingt-deux fois blessé. Il peut se glorifier de la prise d'une pièce de canon à Donnerwerthe en 1805, de celle d'un drapeau à Iéna en 1807. En 1810, il capture un colonel de cavalerie, et une pièce de canon à Campemajor. "On n'est pas plus brave que ce militaire…Il est surnommé le Patriote" écrit le maire lors de sa demande de médaille de Ste Hélène.

BARBOT Jean Marie. Il sert comme brigadier au 4e régiment de hussards. Demeurant 35 rue des balances à Toulouse en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BARCON Joseph Bonaventure, né le 28 octobre 1787 à Averidrey, Doubs. Cultivateur. Il sert comme hussard à la 10e compagnie du 5e escadron du 6e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 31 janvier 1814 à l’affaire de Montierender.

BARENS Michel. Il sert comme hussard. Demeurant à Portet, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

BARRAMBA François. Il sert comme hussard. Demeurant à Auterive, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

BARRAU Louis. Il sert au 4e régiment de hussards. Demeurant à l’hospice de la Grave à Toulouse en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BAUDIN Georges, né à Nantua, Ain. Hussards au 7e régiment de Hussards. Déserteur. Il est condamné à 1500 francs d’amende le 8 frimaire an IX.

BAUER Georges Chrétien, né le 2 mars 1794 dans le Bas Rhin. Il sert comme hussard au 6e régiment de hussards du 1er mars 1813 au 10 juin 1816. Il reçoit la médaille de Ste Hélène.