Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.
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Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.
Par Jean Boyer, membre de l’Académie de la Dombes, membre de l’Association Maréchal Suchet, armée des Alpes
L’Empire français de Napoléon 1er en 1808 est à son apogée. Il s’étend des côtes du Portugal jusqu’aux grandes plaines de duché de Varsovie. Mais les grands empires sont fragiles et agités par des soulèvements nationaux. C’est bien le cas dans la péninsule ibérique sous le roi Joseph, frère de Napoléon dont les peuples espagnols et portugais se révoltent avec le soutien de l’éternel ennemi britannique. Napoléon alors occupé avec sa grande armée à l’est est contraint d’intervenir pour remettre son frère sur le trône. Mais il craint alors que prussiens et autrichiens ne profitent de l’occasion pour s’étendrent à nouveau à l’est.
Napoléon cherche donc le soutien de son allié le tsar Alexandre depuis le traité de Tilsit qui marque leur alliance après la bataille d’Eylau (1807). Il compte ainsi séduire le tsar par de somptueuses fêtes qui vont durer 3 semaines dans la ville allemande d’Erfurt, qui se situe sur les bords de la Géra, non loin de Weimar. Le tsar accepte car il désir obtenir de son côté les mains libres pour « s’occuper » des provinces danubiennes et de la Finlande. En échange, il approuvera la conquête de l’Espagne. A cette rencontre , seront convoqués vers la fin de l’entrevue, les rois de Bavière, de Saxe, de Wurtemberg et les princes de la confédération de Rhin.
« Une foule entourait dès la veilles les avenues de son palais, écrit Talleyrand, chacun voulait voir, approcher celui qui dispensait tout : trônes, misères, craintes, espérances… ». Talleyrand est , en effet envoyé par l’Empereur en tant que diplomate. C’est là une faute qui pèsera lourd sur l’avenir de l’Europe. Talleyrand est bien décidé, cette fois à trahir son maître. Dans son entrevue qu’il sollicite avec le tsar, il lui dit : « Sire, que venez-vous faire ici ? C’est à vous de sauver l’Europe et vous n’y parviendrez qu‘en tenant tête à Napoléon. Le peuple français est civilisé, son souverain ne l’est pas. Le souverain russe est civilisé, son peuple ne l’est pas : c’est donc au souverain de Russie d’être l’allié du peuple français. Le Rhin, les Alpes, les Pyrénées sont des conquêtes de la France. Le reste est la conquête de l’Empereur. La France n’y tient pas ! ». Et ce n’est pas tout ! le prince de Bénévent fait ensuite comprendre au tsar que, loin de calmer l’Autriche, il faut au contraire pousser Vienne à s’armer afin qu’Alexandre puisse avoir un jour auprès de lui une puissante alliée qui lui permettra de vaincre le perturbateur de l’Europe.
Finalement le traité est signé entre Napoléon et Alexandre : la Russie avait les mains libres en Finlande et dans les provinces danubiennes, et la France en Espagne !
Quant à l’Autriche, si elle se montrait réticente devant le partage, ou si elle osait attaquer l’empire français, le tsar et Napoléon uniraient leurs forces contre elle.
Satisfaits de leurs arrangements, mais mécontents l’un de l’autre, les deux empereurs se séparèrent le 14 octobre sur le chemin de Weimar, après s’être embrassés devant leurs états majors. Il ne devaient plus se revoir.
Le 12 avril 1809, ce que Napoléon craignait, arriva et la 5e coalition réunissant l’Angleterre, l’Autriche, l’Espagne et le Portugal attaqua le Duché de Varsovie. Là encore Napoléon sut faire face à la situation, mais ceci est une autre histoire.Maréchal de France, duc d’Albuféra
Par Jérôme Croyet
Docteur en histoire, collaborateur au Magazine Napoléon 1er et à la revue Soldats Napoléoniens
Louis Gabriel Suchet est né le 2 mars 1770 à Lyon de parents soyeux. Doté d’une solide instruction, Suchet entre dans la cavalerie de
la Garde Nationale de Lyon en 1791. Élu lieutenant-colonel du 4e bataillon de volontaires de l’Ardèche en septembre 1793, il est présent au siège de Toulon où il sauve les batteries de
Bonaparte.
Il passe à l'armée d'Italie. En 1795, à la tête de son bataillon, il enlève trois drapeaux aux
Autrichiens à la bataille de Loano. En 1796, il commande un bataillon du 18e régiment d'infanterie de ligne à la division Masséna, où il est gravement blessé à Cerea puis à Neumarck.
Nommé chef de brigade le 28 octobre 1797. En 1798, il devient chef d’état-major de Brune puis général de brigade le 23 mars. Sa conduite lui vaut l'honneur de porter à Paris les 23 drapeaux pris
à l'ennemi. De retour à l’armée, il devient chef d'état-major de son ami, le général Joubert qui le fait nommer général de division le 10 juillet 1799. Après la mort de Joubert, il sert sous
Championnet et Masséna. Coupé de l'armée de Masséna, assiégé à Gênes, il se replie sur le Var, dont il défend les frontières, puis reprend Gênes, le 22 juin 1800, quelques jours après
Marengo. []
Après la paix de Lunéville, il est nommé inspecteur général d'infanterie en 1801.
En 1804, il commande une division au camp de Boulogne où il est chargé de faire creuser le port de Vimereux. À l'ouverture de la
campagne de 1805, sa division devient la première du 5e Corps de la Grande Armée sous les ordres de Soult
puis Lannes. Il se distingua à Ulm et à Hollabrunn. Il s'illustre à Austerlitz à la suite de laquelle bataille il est nommé Grand Aigle de la Légion d'honneur.[] Dans la campagne de
1806, sa division se distingue à Saalfeld, à Iéna puis en Pologne, où elle résiste seule à l'armée russe lors de la Bataille de Pułtusk. []Après la paix de Tilsitt, en 1807, le général Suchet
prend ses cantonnements en Silésie.
Il épouse le 16 novembre 1808, Honorine Anthoine de Saint-Joseph, fille de
l'aînée des Clary et du maire de Marseille.
Suchet est envoyé en Espagne où il prend le commandement de l’armée d’Aragon en
1809 puis de Catalogne et d’Aragon en avril 1813. Seul maréchal à gagner son titre en Espagne et seul général victorieux, il réorganise ses unités et établit une discipline sévère. Il est le seul
des chefs Français à réussir complètement la pacification de la zone dont il était chargé. Il est au siège de Saragosse, en décembre 1808, victorieux à Maria et Belchite les 14 et 180 juin 1809,
empêchant les projets des Espagnols de se porter sur les Pyrénées. Son administration juste et modérée, son impartiale intégrité envers les habitants auxquels il conserve leurs emplois, sa
protection particulière pour le clergé, sa sévérité sur la discipline, lui attachent les Aragonais et lui créent des ressources. Au milieu de la disette générale, son armée devint florissante. Il
est victorieux à Alventosa en janvier 1810, puis Lérida le 13 mai, Tortose le 2 janvier 1811 et Tarragone le 28 juin. Il est fait maréchal d'Empire le 8 juillet 1811. La nouvelle est annoncé à
Lyon par Eugène de Beauharnais, le 13 juillet 1811. En septembre 1811, il ouvrit la campagne de Valence. Ce sont les prises, toujours sans jamais aucun pillage, d’Oropesa, le 25 août, la victoire
de Puebla de Benaguasil le 1er octobre, Sagonte le 25 puis prend Valence le 9 janvier 1812. Il est fait duc d’Albuféra, le 24 janvier 1812. La prises des places de Peñíscola et de
Dénia complètent la conquête du royaume de Valence. IL fait lever le siège anglais de Tarragone en juin 1813. La retraite de l'armée française au delà des Pyrénées après la bataille de Vitoria,
l'oblige à évacuer Valence le 5 juillet. En septembre il bat lord Bentinck au col d'Ordal et est nommé colonel général de la Garde impériale, en remplacement de Bessières. Malgré la faiblesse de
son armée, réduite à neuf mille hommes, le duc d'Albuféra persiste à rester en Espagne pour assurer la rentrée de 18.000 hommes de garnison, et surtout empêcher l'ennemi d'envahir la frontière.
Il est encore vainqueur à Molino del Rey en janvier 1814 : la frontière des Pyrénées-Orientales reste inviolée jusqu'à la chute de l'Empire.
Instruit officiellement de l'abdication de l'Empereur, et croyant voir le vœu de la Nation dans ce décret du sénat, il fait reconnaître Louis
XVIII par l'armée dont le gouvernement royal lui conserva le commandement. De retour à Paris, il est nommé pair de France, commandeur de Saint-Louis puis commandant de différentes divisions
militaires.
Lors du retour de Napoléon, il arrive prendre de nouveaux ordres le 30 mars 1815. Il reçoit l’ordre, le 5 avril,
de se rendre à Lyon pour y rassembler une armée et le 15 juin il reçoit le commandement de l’Armée des Alpes. À la tête de cette armée, il bat les Piémontais, le 15 juin, et quelques jours après
les Autrichiens à Conflans. L'arrivée de la grande armée autrichienne à Genève l'oblige a quitter la Savoie et de se replier sur Lyon où, malgré l’annonce de la défaite de Waterloo le 11 juillet,
ses troupes se battent encore à Montluel. Il signe un accord avec les Autrichiens dans la nuit du 11 au 12 juillet, conservant à la France pour dix millions de matériel d'artillerie. Il est exclu
de la Chambre des pairs par l'ordonnance du 24 juillet 1815, il n’y est rappelé que le 5 mars 1819. Il ne participe pas à l'expédition d’Espagne en 1823. Il décède à Marseille, le 3 janvier
1826.
Son nom est
inscrit à l’Arc de Triomphe. Un boulevard de Paris et un cours de Lyon porte son nom. Il donne son nom à un croiseur en 1893, lancé à Toulon.
Le plus célèbre et le puissant des clubs révolutionnaires voit le jour en 1789 avec la convocation des Etats Généraux. Quelques députés originaires de la Bretagne fondent à Versailles le " club
Breton ", on y retrouve Lanjuinais comme principal chef de file. Des députés d’autres provinces se rallieront vite à ce club inspiré de la philosophie des Lumières. En octobre 1789 l’Assemblée
Constituante s’établit dans la Capitale, le club emménage lui aussi à Paris dans le couvent des Jacobins de la rue Saint-Honoré et prendra le nom de " Société des amis de la Constitution ".
Initialement formé de 200 députés, le club sera bientôt ouvert à tous. Les élus y débattent de l’actualité politique et préparent les séances de l’Assemblée. Le club et ses idées s’importèrent
vite en province : on compte plus de 150 succursales en juillet 1790. La " maison mère " parisienne compte alors environ 1200 membres dont La Fayette, Noailles, Duport, Barnave, Robespierre -
encore modéré - mais aussi des Républicains comme Billaud Varenne et Brissot ainsi que des Démocrates comme Couthon.
La fuite de Capet à Varennes va marquer un premier tournant dans la ligne politique des Jacobins : les Républicains perdent en marginalité et certains " modérés " vont désormais avoir la plus grande méfiance vis à vis de la famille royale. La fusillade du champ de Mars, le 17 juillet 1791, va voir les éléments restés modérés faire scission avec les Jacobins pour fonder le club des Feuillants. Les Jacobins rassemblent alors les partisans de Brissot d’un côté et ceux de Robespierre de l’autre. Fort de ces affiliations provinciales, le club devient vite un groupe de pression très important : on y élabore des décrets, prépare des pétitions, critique les ministres... De plus, le club sert de véritable plate-forme à certains députés ; ainsi Robespierre prend la parole plus de cent fois entre octobre 1791 et juillet 1792 ; même si il n’est pas toujours suivit par une majorité Brissotine qu’il lui sait hostile, l’Incorruptible trouve à la barre des Jacobins une tribune idéale pour défendre ses idées et se faire reconnaître du peuple.
Le club des Jacobins va jouer un rôle déterminant dans la préparation des journées révolutionnaires, notamment celles du 20 juin et du 10 août 1792. Les élections à la Convention voient se découper de nouveaux clivages entre les Girondins groupés autour du couple Roland et les Montagnards partisans de Marat, Robespierre et Danton. Ainsi les Girondins vont ils quitter le club, laissant les Montagnards s’y forger une arme redoutable contre eux. Les 3 mai et 2 juin 1793, l’insurrection préparée par la Commune et les Jacobins aboutit à l’arrestation des leaders Girondins. Les Jacobins vont rester seuls maîtres de l’appareil politique de la Révolution.
A partir de ce mois de juin 1793, les Jacobins vont s’installer au pouvoir. Quasiment l’ensemble des membres des deux Comités en sont issus, ainsi que la plupart des représentants en missions qui s’efforcent de créer de nouvelles ramifications à travers le pays. Mais le club va bientôt être le lieu de nouveaux affrontements entre les partisans de Hébert, ceux de Danton et ceux de Robespierre. Ce dernier va finir par avoir le dessus sur les " ultras " puis sur les " citras ". Privé d’opposants, Robespierre va faire du club son moyen d’action politique le mieux huilé et le mieux organisé. A sa chute, le 9 thermidor, le club fut rendu coupable des excès de la Terreur. La Convention Thermidorienne ne va pas tarder à ordonner la fermeture définitive du club des Jacobins le 12 novembre 1794.
Par la suite, d’autres clubs d’inspiration Jacobine se créèrent à Paris et en Province. A Paris, un club des Jacobins fut créé dans la salle du Manège en juillet 1799 par des hommes comme Grandmaison, Marbot et même Jourdan. Fouché le fit fermer dès le 13 août de la même année. Les Jacobins furent ensuite persécutés sous le régime dirigé par Bonaparte.
LES
HOPITAUX MILITAIRES DE OCHT ET DE BRUCHSAL EN L’AN VIII
La ville de Ocht se situe dans la province prussienne de Hesse-See Nassau. Si en 1795, elle est le lieu d’une victoire autrichienne sur les troupes de la République, en 1800, ce sont les français qui y campent et y ouvrent un hôpital militaire. A cette époque les hôpitaux établis pour le service de santé des troupes sont permanents ou provisoires. Les premiers existant dans les places et les garnisons et les seconds, ambulants la suite des armées, sont réservés aux premiers secours. A chaque hôpital est attaché un médecin pour moins de 200 malades, 2 pour 200 à 400 et 3 pour 400 à 600. Toutefois, la loi du 9 septembre 1799, réorganise le personnel médicale de l’armée et celle du 12 août 1800, réorganise les hôpitaux militaires.
En 9 consultations, du 23 messidor au 8 fructidor an VIII, le pharmacien de l’hôpital d’Ocht délivre 246 remèdes, 319 rations de consommation et 37 tisanes pour 24 blessés que compte l’établissement au 22 messidor. Durant cette période, l'hôpital achète quantité de sucre, d’eau de vie, d’huile, de camphre, de vin et d’acide sulfurique. Le vin, blanc ou rouge, coupé ou non, est principalement utilisé comme un produit de consommation pour les malades, alors que l’eau vineuse est utilisée comme un remède. Les consommations offertes aux militaires blessés hospitalisés comprennent quotidiennement du sirop et du vinaigre. Une fois on leur sert du riz ou du lait mais quatre fois on leur de la crème tarte. De la limonade est servit aux malades ainsi que de l’acide sulfurique à la fin du mois de messidor. A Ocht, les remèdes semblent pauvres et sont essentiellement composés de boissons (vin et limonade). A l'hôpital de Bruchsal, du 7 au 14 fructidor an VIII, en 5 consultations, les remèdes délivrés aux malades semblent plus médicalisés : alun calciné, emplâtres de Vigo et onguent de basilicum. Sur les 24 malades de l'hôpital de Ocht, deux sont en demi-diète et deux à la diète complète, mais tous[1], le 4 thermidor, ont droit à de la tisane. Maigre consolation pour des soldats qui quelques mois avant, blessés, étaient « jetés sur des chariots sans escorte, mourant de froid parce qu’on ne leur donne pas de couvertures, et qu’ils sont tout nus ou couverts d’habits mouillés de sang »[2].
[1] Ils sont 30 à cette date.
[2] Mémoires de Percy.
UN COLONEL ITALIEN DE LA GRANDE ARMEE : LE COLONEL TEULIE
Joseph Antoine François Materne Balthazard Teulié est né le 18 juillet 1772 à Milan. Il s’engage volontairement au 4e régiment de chasseurs à cheval français, le 27 janvier 1800, alors que le dépôt du régiment est stationné à Bourg en Bresse dans l’Ani. Dès le 5 février, il passe suivant les directives du Premier Consul au 1er régiment de chasseurs à cheval italien. Sous-lieutenant le 5 mai 1800 puis lieutenant le 8 janvier 1801. Il devient capitaine aide-de-camp de son frère, le général Teulié. Il est employé à l’armée des Côtes de l’Océan de 1804 à 1805 puis en Allemagne de 1806 à 1807. Chef d’escadron, le 21 septembre 1807. Il fait fonction de chef d’état-major du général Bonfanti à Crémone, en 1809 puis au Tyrol de 1810 à 1811. Commandant de la place de Pesaro en 1811, il devient adjoint à l’état-major général de l’armée d’Italie de 1812 à 1814. Il devient chevalier de la Légion d’Honneur le 3 décembre 1813. Adjudant-commandant dans l’armée Italienne, le 4 mai 1814. Durant les Cents Jours, il quitte l’Italie, « pour ne point être à la solde autrichienne…j’ai préféré suivre le sort de l’armée française »[1]. Il est admis à servir dans l’armée française avec le grade d’adjudant-commandant, le 4 juin 1815. Il est alors employé comme chef d’état-major du général Rey, gouverneur de Valenciennes du 13 juin au 15 août 1815. Son service dans l’armée française est annulée suivant l’ordonnance du 1er août 1815. Il doit refaire une demande d’emploi dans l’armée française. Il l’obtient avec le grade de chef d’escadron d’état-major le 20 mai 1818 pour être mis en demi-solde le 1er juillet suivant. Lors d’une visite du Roi à Assanvilliers, il le rencontre à l’issue de la messe et lui demande un emploi. Ce dernier, apostille sa démarche et la renvoi au Ministre de la Guerre. Alors que ce dernier lui assure « qu’il désirait avec plaisir la première occasion favorable pour me (lui) donner un emploi »[2], il n’obtient rien, faute de places lui dit-on. Domicilié dans la Somme, il apprend, le 1er septembre 1825 que le maréchal-de-camp Bathazar d’Arci est nommé à la tête d’une brigade. Vivant dans une relative misère, « mon traitement de non-activité va cesser et je me trouverai à cette époque sans un morceau de pain »[3], il lui écrit afin d’obtenir une place de lieutenant du Roi ou de commandant d’un dépôt. Même si il reçoit la croix de Saint-Louis le 10 décembre 1820, il n’est admis au traitement de réforme que le 1er juillet 1828, puis de colonel le 19 novembre 1831. Il n’est naturalisé français que le 28 février 1831. Il est admis à la retraite le 27 mars 1834. Il décède, marié à Alexandrine Demazières, aux Batignolles-Monceaux, le 4 mars 1850.
[1] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.
[2] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.
[3] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.