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Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.

Jasseron Jean-Louis, né le 5 Mars 1773 à Aranc. Fils de Jean-Chrisostome Jasseron et de Geneviève Sapin. Il combat sous les murs de Lyon pendant le siège de la ville durant l'été 1793 pendant près de 5 mois. De retour chez lui, il s'engage comme volontaire dans le bataillon de Montferme le 20 nivôse an II. Avec ses compagnons d'armes du bataillon de volontaires de Saint-Rambert, il combat à l'Armée des Alpes sous les ordres de Kellerman puis de Dumas. Le 21 ventôse an III, en raison de ses mérites, il est élu sergent par ses compagnons. Il passe adjudant sous-officier par élection de ses camarades le 22 vendémaire an III. Son bataillon est sous les ordres du général Scherer. Le 20 thermidor an III, les sous-lieutenants du bataillon de Montferme s'assemblent sous la présidence du citoyen Minand, le plus ancien. Ils sont là pour procéder à la nomination d'un sous-lieutenant. Une place est devenue vacante dans la 3e compagnie, suite au congé du citoyen Morel. Après un premier vote des sous-lieutenants, l'adjudant sous-officier Jasseron, le sergent Cochaud de la 7e compagnie et le sergent Naillot de la 4e sont retenus. Les sous-lieutenants font part de leur choix à leurs supérieurs hiérarchiques qui s'assemblent aussitôt sous la présidence du citoyen Berthier, le plus ancien capitaine. Les lieutenants délibèrent et après un scrutin, Jasseron est désigné par 3 voix sur 5. Mais son avancement est retardé, en effet depuis le décret du 14 germinal an III, seule l'ancienneté peut valider sa nomination. Il faut donc attendre le 20 vendémiaire an IV et un décret de la Convention du 11 fructidor an III, pour que Jasseron obtienne son galon de sous-lieutenant. Le bataillon est à ce moment au sein de la division du centre de l'armée d'Italie. Quand Bonaparte prend le commandement de l'Armée en l'an IV, le sous-lieutenant Jasseron cesse son service au sein du bataillon des volontaires de Saint-Rambert qui devient, le 9 germinal an IV, la 45e Demi-Brigade d'Infanterie. Jasseron fait le service sous Bonaparte durant les ans IV, V et VI. Durant l'an VIII, Jasseron passe à l'Armée de Vendée où il est sous les ordres du général Brune. Lui et sa demi-brigade, participnte à des opérations de police face aux rebelles vendéens. Jasseron est sous-lieutenant des grenadiers. L'an VIII voit aussi une nouvelle promotion pour le sous-lieutenant Jasseron. Un lieutenant de la 2e compagnie du 3e bataillon ayant été promu adjudant major au 1er bataillon le 26 floréal. Le chef de bataillon Barrié commandant les 1er et 3e bataillons ordonne de nommer un remplaçant le même jour. Les lieutenants du bataillon se réunissent et procèdent à l'élection des candidats. Jasseron est élu et avec lui le citoyen Renaud de la 6e compagnie et le citoyen Métais de la 1ère. Après un nouveau scrutin auquel prend part le chef de bataillon Mounnet, Jasseron est élu lieutenant à la majorité des voix. Alors que Jasseron est à la 2e Armée de réserve sous les ordres de MacDonald, il participe à l'occupation des Grisons en l'an IX, pied d'appui pour l'attaque du Tyrol. Durant l'an X, la Suisse se soulève de nouveau, Jasseron et ses compagnons partent faire des opérations de police en Suisse sous les ordres de Montrichard à l'Armée d'Hélvétie. Le soulèvement suisse calmé, Jasseron se retrouve à l'Armée de Hanovre sous les ordres de Mortier. Le 19 nivôse an XIII, le capitaine Barrois du 2nd bataillon du 45e régiment d'infanterie de ligne, prend sa retraite. Les officiers supérieurs du régiment se réunissent chez le colonel pour procéder à la nomination d'un nouveau capitaine. Jasseron ainsi que les lieutenants Michel et Martin sont en lice pour la place. Après un rapide scrutin, Jasseron obtient 4 voix sur 5 et reçoit la place. La campagne finie, Jasseron est versé, ainsi que son régiment, à la Grande Armée. Au sein de la compagnie des grenadiers de son régiment il fait les campagnes de l'an XIV à 1807 contre les russes. Alors qu'il est à la 6e compagnie du 3e bataillon, Jasseron reçoit une balle au visage lorsqu'il allait s'emparer d'une pièce d'artillerie adverse lors du combat d'Ostrolinka en Pologne le 16 février 1807 contre les russes. La balle se loge dans la joue gauche. Rapatrié à l'hôpital de Liège, l'opération nécessite l'agrandissement de la plaie pour dégager le projectile, tant et si bien que l'opération lui laisse de grave séquelle, Jasseron ne peut mastiquer qu'avec beaucoup d'efforts et de douleurs. Ne pouvant plus suffisamment ouvrir la bouche, il est forcé de prendre sa retraite en novembre 1807. Il quitte sa compagnie de grenadiers avec beaucoup de regrets. Ne pouvant plus assumer un service d'active, il désire néanmoins toujours être utile à son pays. Soutenu par le major Lamarque du 45e Régiment d'Infanterie de Ligne et obtenant des certificats de son colonel et du général Oudinot, Jasseron demande un commandement dans la réserve de l'Ain. Le major Lamarque intervient en sa faveur le 24 février 1808 en demandant pour Jasseron un emploi dans le civil où ses connaissances seraient utiles. Il le propose pour une place dans les eaux et forêts ou la nomination à un grade supérieur pour le commandement d'une place.

Lambert Rouph de Varicourt

Par Jérôme Croyet, docteur en histoire, archiviste adjoint aux A.D. de l’Ain

Collaborateur au Magazine Napoléon 1er et à la revue Soldats Napoléoniens

 

Jean Lambert Fidèle Amable Rouph, baron de Varicourt naît en 1766. Il sert comme capitaine au corps royal du Génie. Lorsqu’éclate la Révolution, Lambert Rouph est capitaine à la 59e compagnie de vétérans détachés. Il est logé à partir de décembre 1790 à Fort l’Ecluse, sur le Rhône, frontière de la France et de la Savoie non encore annexée. Comme beaucoup de nobles de l’Ain, il n’émigre, avec ses frères, Louis Marie Joseph[1] et Marie Jacques[2], qu’à partir de 1791. Il entre dans l’armée des Princes et combat les troupes françaises en Champagne. Attaché à l’état major du Roi de Prusse, il entre au service de la Suisse, où le gouvernement de Berne le nomme major et aide de camp du général en chef comte d’Erlach, en 1797. Grièvement blessé le 5 mars 1798 à la bataille de Grauholz, il parvient à échapper à la capture mais aussi au massacre, Rodolphe d’Erlach ayant été assassiné par ses propres soldats. Sauf, il entre au service de l’Angleterre, comme membre de l’Etat Major des Corps Suisses, d’autant plus facilement que les origines anglaises de sa famille facilite son engagement contre-révolutionnaire. Militaire mais aussi apprécié des Anglais pour ses qualités de « diplomate », Lambert Rouph “ became Wickham’s liason with suiss regiments under the alias of Langenberg ”[3] sous le nom de Varicourt. Espion à la solde de l’Angleterre, il est employé auprès des armées de Souvarov, sur le Rhin et en Autriche, où il assiste à la bataille de Hohenliden. Malgré la paix d’Amiens, Lambert Rouph ne désarme pas. Il quitte le service de l’Angleterre pour être nommé lieutenant colonel dans le régiment suisse de Roll, à la solde de l’Electeur de Mayence. Là, il essaye de faire comprendre l’intérêt de passer par le Jura et l’Ain pour attaquer la France. Mais sa trahison est éventée : le 15 nivôse an VIII, le ministre de la Police Générale avertit le commissaire du pouvoir exécutif de l’administration centrale du département de l’Ain qu’à Mayence, un dénommé Varicourt, ingénieur émigré, a donné au comité anglais un mémoire sur les positions avantageuses dans les montagnes suisses.



[1] Garde du corps du Roi, il émigre en Angleterre où il se marie avec la fille du député royaliste Nadal de Saintrac le 19 août 1797.

[2] Sous lieutenant au Royal Deux Ponts, il sert comme lieutenant au régiment suisse Rovérés, à la solde de l’Angleterre et décède le 14 mai 1800 de blessures reçues à la bataille de Moëskirch.

[3] Public Record Office, Foreign Office, 95/8/13/766, 700, cité par SPARROW Elisabeth in Secret Service british agents in France, 1792-1815, Boydell Press, 1999.

Le tome 3 des Oubliés de l'Empire de P. Eudeline ety T. Vette, deux membres de l'assocaition Suchet, suite et fin de l'aventure commencée en Espagne avec la 4e Légion de l'Intérieur vient de sortir.

Notre héros entre au 27e léger et ...

 

la suite à lire !!!

 

 

http://www.weebulle.com/bd/11379-les-oublies-de-l-empire-3-dimitri-eudeline-9782872654772.html

LA LEVEE DES GARDES D’HONNEUR DU 3e REGIMENT DANS LA SARTHE

Par Jérôme Croyet, docteur en histoire, archiviste adjoint aux AD de l’Ain

 

Le département de la Sarthe doit fournit un maximum de 97 gardes et un minimum de 49, à destination du 3e régiment de gardes d’honneur. 678 personnes sont appelées à concourir à la levée.

La levée est un succès si l’on considère que le département fournit 95 gardes. Sur ces gardes, 14 seulement acceptent de financer leur uniforme, équipement et harnachement pour un total de 14 721 francs.

La majorité des effets sont payés par un fonds commun, alimenté par les familles riches qui ne fournissent pas de garde, qui s’élève à 151 204 francs.

Ainsi le préfet achète 81 chevaux à 15 fournisseurs pour un total de 73 684 francs. Il fournit 83 harnachements, achetés à Paris, pour un montant total de 13 802 francs. Il achète 81 uniformes (dolman, pelisse, manteau, shako, boîte, sabretache, giberne, ceinturon, ect…) à 2 tailleurs du Mans pour un total de 59 130 francs. 83 portes manteaux sont achetés à Paris et livrés en quatre fois, pour 2 195 francs, aux quels s’ajoutent 95 sabres pour 1 615 francs puis les fameux uniformes de petites tenues pour 69 gardes, qui reviennent à 10 350 francs.

Cet été là, 1789, une grande agitation règne à Paris. Face au mécontentement populaire, le roi a réuni les Etats généraux, une assemblée des représentants de la noblesse, du clergé et du tiers-état. Ces derniers demandent une réforme profonde des institutions et, le 9 juillet, se proclament Assemblée nationale constituante. L'initiative inquiète le roi qui fait venir en secret des régiments suisses et allemands à proximité de Versailles. La rumeur court bientôt que les troupes royales se préparent à entrer dans Paris pour arrêter les députés. Le 12 juillet, un orateur, Camille Desmoulins, harangue la foule qu'il appelle à réagir. Monté sur un tonneau, il annonce une "Saint Barthélemy des patriotes" et invite ces derniers à porter un signe distinctif, une cocarde verte qui n'est alors qu'une feuille d'arbre. Dès le lendemain, l'arrêté constituant la milice bourgeoise de Paris, lui attribue une cocarde bicolore, bleu et rouge. Au matin du 14 juillet, des Parisiens en colère vont chercher des armes aux Invalides, puis se dirigent vers la vieille forteresse royale de la Bastille, en quête de poudre. Après une journée de fusillade sanglante, et grâce au ralliement de gardes nationaux et des gardes françaises, les Parisiens s'en emparent et entament sa démolition. Au final, ils ne libèrent que quelques prisonniers et malfrats sans envergure. Mais cette vieille prison médiévale incarne l'arbitraire de l'Ancien régime. En l'abattant, les Parisiens font tomber un rempart de l'absolutisme. Et cette journée, qui marque le début de la Révolution, restera dans les mémoires comme un jour de liberté. Cependant la fête nationale fait aussi référence à une autre événement moins connu : la fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
Dès le 16 les événements du 12 sont connus en Province. A Bourg, Ain, c'est la réorganisation de la mairie par ses habitants suite à la nouvelle des journées des 12 et 13 Juillet à Paris. Ce même jour on organise les milices bourgeoises de Lyo, Rennes et Bourg-en-Bresse où le dépôt des fonds du receveur général sont amenés à l'hôtel de ville. A Paris, le 16, c'est le rappel de Necker par le roi.

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l'asso Suchet à Marcigny à l'occasion de la journée consacrée au général Fressinet. Ils sont peu nombreux car c'était en même temps qu le bivouac de Waterloo

Moustaches et favoris à la Grande Armée

 

Durant le 1er Empire, le port des moustaches est presque exclusivement réservées aux militaires. Dès le 24 juin 1792, le règlement pour les chasseurs à cheval stipule que « les chasseurs porteront des moustaches, il est défendu de les cirer et d’y mettre aucune drogue ni matière graisseuse ». Ce recours aux matières grasses pour avoir l’air plus crâne dépliait aux officiers d’état major mais semble très répandu dans la troupe au point que plusieurs fois des interdictions d’en utiliser sont prises ; ainsi, le 7 avril 1804, dans le règlement intérieur du 3e cuirassiers, le port de la moustache est strictement réglementé : « du 1er mars au 1er décembre, les cuirassiers doivent porter les moustaches : on les coupe pendant les trois autres mois, il est défendu de les cirer ». Dès lors la barbe est réservée aux seuls sapeurs qui se distinguent par cet attribut : « j’eus le bonheur d’être tiré sapeur ; j’avais un collier de barbe très long et je fus saisi par le colonel pour faire partie de ses sapeurs »[1]. Le port de la moustache et des favoris est alors strictement surveillé : en 1809, le grenadier au 1er régiment des conscrits grenadiers de la Garde, reçoit un coup de cravache au visage de son chef de bataillon pour ne lui avoir pas obéi à l’ordre de séparer sa moustache de ses favoris.



[1] COIGNET : « Mémoires ».

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