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Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.

 

LYONNAIS AU SERVICE DE LA REPUBLIQUE ET DE L’EMPIRE

Par Jérôme Croyet

Docteur en Histoire

Archiviste adjoint aux A.D. 01

  

Audibert César. Demeurant 73 Grande Côte à Lyon. Il sert comme tambour dans les grenadiers de la Garde. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Audibert Jean cadet. Demeurant 73 Grande Côte à Lyon. Il sert dans le 1er régiment de chasseurs de la Garde. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Avocat Jacques, né en 1795 à Lyon. Il sert dans les chasseurs lyonnais de 1813 à juillet 1815. Demeurant à St Etienne, Loire, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Baron Jacques, né à Lyon. Enfant de la Charité. Il sert au 61e régiment d'infanterie de ligne, blessé, il reçoit un certificat de service à Varsovie en 1808. Il sert comme volontaire dans les voltigeurs du 1er bataillon de la Garde Nationale de l’Ain durant les Cents Jours. Autorisé à porté la légion d’honneur le 16 avril 1815. Il se retire à St Jean le Vieux. Décédé en 1838.

Baron Louis. Né en 1789 à la Lyon. 1m 66. Il sert dans la 4e compagnie du 6e bataillon du 2e régiment d’artillerie de marine, le 14 mai 1808, matricule 779. Il reçoit un coup de lance à Leipzig. Il reçoit un congé le 21 juin 1814 à Toulon. Il le fait enregistrer à la mairie de Lyon le 29 août 1814.

Baudrix Jean, né à Lyon. Il sert comme soldat à la 3e compagnie du 1er bataillon du 101e régiment d'infanterie de ligne. Il est réformé par le 15e régiment d'infanterie de ligne le 11 juin 1814 et se retire à Villereversure en 1815.

Bellouard Jacques, né le 30 avril 1790 à Lyon, place St Nizier. Il entre au 10e bataillon principal du train d’artillerie le 26 mars 1806. Brigadier le 1er avril 1806. Fourrier le 6 octobre 1806. Il prend part à la campagne de Prusse du 13 novembre 1806 à 1807. Maréchal des logis chef le 15 septembre 1808. Le 3 novembre 1808, il est en Italie du nord jusqu’en 1811. Il passe en Espagne et au Portugal jusqu’au 1813 où il rejoint l’Italie du nord. Sous lieutenant le 22 avril 1813. Chevalier de la légion d’honneur le 15 mars 1814. Il fait la campagne d’Italie du nord jusqu’au 1er juin 1814. Il passe au 4e escadron du 15e bataillon principal du train d’artillerie le 1er octobre 1814. Il est détaché à l’école de Saumur en 1815. Il fait la campagne de 1823 en Espagne. Lieutenant colonel. Officier de la Légion d'honneur le 24 avril 1842. Demeurant à Albi en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Bernard Pierre. Il entre au 2e régiment de la Vieille Garde en 1809. Demeurant 2 rue de la Palme à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Bessant Gabriel, né le 17 novembre 1779 à Lyon. Il sert de 1803 à 1812, comme caporal fourrier au 1er régiment d'infanterie légère. Retraité des Tabacs demeurant à Langeac, en Haute Loire, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Bonnet Benoît, né le 29 avril 1793 à Lyon. Il sert durant 7 ans. Invalide demeurant dans la Seine en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Bounet Benoît. Demeurant 23 rue Neuve à Lyon. Il sert dans le 6e régiment de la Jeune Garde à compter de 1813. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Bourgeois Anthelme, né à Lyon. Il sert au 6e régiment de hussards.

Boyon François. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Brot Joseph, né en 1795 à Lyon. Il sert dans les chasseurs lyonnais de 1813 à juin 1815. Demeurant à St Etienne, Loire, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Brune Pierre, né à Lyon. Il sert au 9e régiment de hussards.

Buisson Joseph, né le 12 novembre 1793 à Lyon. Il sert comme sous lieutenant au 69e régiment d'infanterie de ligne de 1813 au 5 avril 1846. Il fait la campagne de 1813 en Allemagne, en 1814 et France et en 1815 en Belgique. Chevalier de la Légion d'honneur le 14 août 1842. Il reçoit la médaille de Ste Hélène en 1857.

Bussière Antoine. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 4e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est fait prisonnier de guerre le 27 octobre 1793.

Caillot Esprit. Demeurant 8 place des Pénitents de la Croix à Lyon. Il sert dans les dragons de la Garde à compter de 1809. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Caillot Louis, né le 4 novembre 1790 à Lyon. Il s’engage au 5e régiment d'infanterie de ligne en 1809.

Calendroze Claude, demeurant 2 place de la Feuillée. Il sert comme canonnier dans l’artillerie à cheval. Blessé et souffrant d’une mauvaise vue, il est déclaré incapable de servir durant les Cents Jours mais ne peut pas servir.

Camuzet Louis, né le 2 novembre 1785 à Lyon. Il sert comme fusilier à la 1ère compagnie du 2e bataillon du 50e régiment d'infanterie de ligne du 7 août 1810 au 16 décembre 1811. Il fait la campagne de 1810 et 1811 à l’Armée du Nord puis en Espagne. Il reçoit un coup de sabre à la main droite le 19 novembre 1811 en accompagnant des convois militaires. Il obtient un congé de réforme le 16 décembre 1811 à Cambrai. Affaneur demeurant 27 rue du Doyenné à Lyon en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Canuyer Pierre, né à Lyon. Il sert comme vélite grenadier à cheval de la Garde. Il décède le 17 mars 1807.

Carrabilliat Joseph. Demeurant 24 rue de l’Hospice. Il sert dans les fusiliers de la Jeune Garde à partir de 1814. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Challier Louis. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 2 rue de la juiverie à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Chambon André, né le 10 janvier 1795 à Lyon. Il sert dans les chasseurs lyonnais de 1813 à juin 1815. Demeurant à St Etienne, Loire, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Chanjat Jean Marie, né le 1er ventôse an IV à Lyon. Il s’engage volontairement au 6e régiment de hussards du 2 août 1812 au 30 avril 1815. Il fait la campagne de Russie. Il combat à la Moscowa, à Dresde et à Champaubert. Il touche une pension de 250 francs. Ouvrier horloger demeurant à Neuilly sur Seine, dans les Hauts de Seine, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Charbonnier Jacques, né le 19 avril 1782 à Lyon. Il sert comme caporal dans la compagnie des carabiniers du 6e régiment d'infanterie légère du 26 janvier 1804 à 1815. Il fait les campagnes d’Allemagne, d’Espagne, de Russie et de France durant lesquelles il reçoit 4 blessures. Demeurant à Vourles en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Charton Jean. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 36 quai St Vincent à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Chauvet Antoine. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 88 rue St Georges à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Cogniet Jean Marie, né le 7 novembre 1786 à Lyon. Il sert au 101e régiment d'infanterie de ligne de 1807 à 1815. Demeurant à Colmar en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Coliard Agacies. Né en 1781 à la Guillotière. 1m 55. Il sert comme canonnier dans la 3e compagnie du 5e bataillon du 2e régiment d’artillerie de marine le 8 septembre 1805. Il reçoit un congé le 28 juillet 1814 pour maladie.

Compagnon Jean Louis. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 1 rue Ste Croix à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Corretel Joseph. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 2e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est présent lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Croizat Benoît, né le 1er octobre 1790 à Lyon. Il sert de 1811 à 1825 au 116e régiment d'infanterie de ligne, au 92e régiment d'infanterie de ligne puis au 54e régiment d'infanterie de ligne. Demeurant à Belfort en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Desireux Philibert, demeurant 11 place neuve des Carmes. Il sert comme sergent des grenadiers de la Garde. Blessé à la jambe, il est déclaré incapable de servir durant les Cents Jours.

Desplaces Claude Christophe, né à Lyon. Il sert au 6e régiment de hussards.

Desplaces François. Demeurant 17 rue de la juiverie à Lyon. Il sert dans le 11e régiment de tirailleurs de la Garde à compter de 1813. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Ducarte Claude, né le 29 mars 1795 à Lyon. Il sert au 4e régiment de hussards du 5 mai 1810 au 15 août 1814. Demeurant à Avignon en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Dumas Pierre. Né le 2 décembre 1790 à la Guillotière. Il s’engage au 8e régiment de chasseurs à cheval en 1809.

Durdilly Jean. Demeurant 4 rue Ste Catherine. Il sert dans le 15e régiment de la Jeune Garde à partir de 1810. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Eclosar Charles François. Demeurant 5 rue Basse Ville. Il sert dans le 4e régiment de la jeune garde. Il rejoint la troupe de Napoléon lors de son passage à Lyon en 1815. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Erignon Anthelme, né à Lyon. Il sert au 1er régiment de hussards.

Farge Louis, né à Lyon. Il sert au 4e régiment de hussards.

Favard Nicolas, né le 28 avril 1797 à Lyon. Il comme sergent durant 32 ans. Chevalier de la Légion d'honneur. Invalide dans la Seine en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène. Il décède à Paris le 27 mai 1878.

Feriol Jean Antoine, né à Lyon. Il sert comme hussard à la 4e compagnie du 7e régiment. Il reçoit une blessure dans les environs d'Ebersdorff, lors de la bataille de Wagram. Il entre à l'hôpital militaire de la ville, le 6 juillet 1809. Malgré les soins des médecins, il décède des suites de sa blessure, le 24 juillet 1809. Son avis de décès est enregistré le jour même.

Fernon Pierre. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 4e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est présent lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Filliard Jacques, né à Lyon. Il sert au 9e régiment de hussards.

Fleury Bazile. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 4e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est présent lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Forest Jean. Demeurant 16 rue Bouteille à Lyon. Il sert dans le régiment de flanqueurs de la Jeune Garde à partir de 1813. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Fournery Claude François. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 1 rue de la Gerbe à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Fromenteau Didier, né le 3 mars 1789 à Lyon. Il sert de 1809 à 1815 comme soldat au 69e régiment d'infanterie de ligne puis au 2e régiment d’artillerie de la Garde. Il fait la campagne d’Espagne puis la campagne de Russie où il est déclaré mort, il fait la campagne d’Allemagne. Vivant assez aisément à Brives Charensac en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Fuvel Marie Joseph, né le 23 mars 1792 à la Guillotière. Il s’enrôle volontairement au 6e régiment de hussards en 1812.

Gacon Jean Baptiste. Né en 1791 à la Guillotière. 1m 70. Il sert comme carabinier au 2e bataillon du 21e régiment d'infanterie légère. Il reçoit un congé le 12 mai 1814 à Arras. Il le fait enregistrer à la mairie de Lyon le 29 août 1814.

Galleran Claude, né le 25 mars 1784 à Lyon. Il sert dans la 8e compagnie d’ouvriers de Marine du 10 novembre 1803 au 18 juin 1815. Demeurant à St Etienne, dans la Loire, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Gerin Cécile, né le 1er octobre 1797 à Lyon. Il sert dans les flanqueurs de la Jeune Garde de mars à août 1815. Il combat à Waterloo. Cordonnier demeurant dans la Seine en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Girard Léonard. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 4e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est présent lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Gormel. Demeurant rue pousse du pin. Il sert dans la Jeune Garde. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Guillotte Louis, né à Lyon. Il s’enrôle volontairement pour l’école de trompette de Versailles. Versé dans les Mameloucks de la Garde. Présent le 19 février 1812.

Hennequin Maurice Apollodore, né le 8 septembre 1794 à Lyon. Il sert durant l’Empire. Fonctionnaire à Bruxelles en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Hérard Jean Bernard. Demeurant 19 Grande Côte à Lyon. Il sert dans les chasseurs à cheval de la Jeune Garde à partir de 1810. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Jette Barthélémy, né le 22 mai 1792 à la Guillotière. Il s’enrôle volontairement au 6e régiment de hussards en 1812.

Kuister Emilien, né le 9 avril 1787 à Lyon. Il sert du 22 février 1807 à 1814 au 6e régiment d'infanterie légère. Il fait la campagne d’Espagne et du Portugal où il est blessé deux fois. Demeurant à St Genis Laval en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Laffutte Jean Pierre. Demeurant 3 rue des Feuillants à Lyon. Il sert dans les fusiliers de la Garde à partir de 1813. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Lagier Blaise. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 2e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est présent lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Lahaie François, né à Lyon. Il sert comme hussard dans la compagnie d'élite du 6e régiment. Il est gravement blessé et entre à l'hôpital militaire de Pordenone le 13 mai 1809. Malgré les soins des médecins, il décède de ses blessures le 5 juin de la même année.

Laurent François. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 100 rue St Georges à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Legrand Jean, né à Lyon. Il sert comme hussard à la 3e compagnie du 3e escadron du 9e régiment. Blessé, il est admis à l'hôpital de la caserne d'Alster le 11 juillet 1809. Malgré les soins, il décède de ses blessures le 13 juillet 1809.

Marchand Jean Marie, demeurant 4 rue Pd Croix. Conscrit de 1812. Il sert au 2e régiment de chasseurs à cheval de la Garde. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Martin François. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 59 rue St Georges à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Meunier François. Il sert comme sergent dans la Garde Impériale. Retraité 60 Grande Côte à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Nivard Antoine. Né en 1790 à la Guillotière. 1m 67. Il sert comme voltigeur au 1er bataillon du 6e régiment d'infanterie légère. Blessé d’un coup de feu à la cuisse droite et d’un autre au pied gauche. Il reçoit un congé le 16 juillet 1814. Il le fait enregistrer à la mairie de Lyon le 11 août 1814.

Paget Joseph. Demeurant 25 rue des Farges. Il sert dans les pupilles de la Garde à partir de 1813. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Parquet Octavien, né le 18 mai 1794 à Lyon. Il sert de 1813 à 1815 dans le 13e régiment de voltigeurs de la Garde. Il est blessé en Hollande et à Mont St Jean en 1815. Cultivateur demeurant à Vourles en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Perachon Philibert. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 4e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est présent lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Perret Jean Baptiste, demeurant 47 passage des Célestins. Conscrit de 1806. Il sert comme sergent major au 3e régiment des voltigeurs de la Garde. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Perrin Benoît, demeurant 33 rue Pré Gaillot. Conscrit de l’an XII. Il sert dans l’artillerie de la Jeune Garde. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Perrod Jean Baptiste, demeurant 1 rue de l’Arsenal. Il sert comme sergent des fusiliers de la Garde puis sous lieutenant au 154e régiment d'infanterie de ligne. Blessé, il est déclaré incapable de servir durant les Cents Jours.

Petit François. Demeurant 10 rue Tramassac. Il sert dans les grenadiers de la Vieille Garde à partir de l’an XIV. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Petit Pierre. Demeurant quai St Benoît. Il sert dans les grenadiers de la Vieille Garde à partir de l’an XIII. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Poncet Mathieu, né le 1er avril 1789 à Lyon. Il entre au 104e régiment d'infanterie de ligne le 28 avril 1808. Il passe caporal jusqu’à son licenciement le 16 septembre 1815. Demeurant à Avignon en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Poulet Louis. Né en 1792 à la Guillotière. 1m 65. Il sert comme voltigeur au 5e bataillon du 49e régiment d'infanterie de ligne, matricule 8185. Il reçoit un congé le 18 août 1814 de Besançon.

Princée Claude Jean. Il sert dans la Garde Impériale. Retraité 46 rue Tramassac à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Richard Jean François, né à Lyon. Il sert au 9e régiment de hussards.

Rollot Denis, né le 12 décembre 1792 à Lyon. Il sert de 1806 à 1814. Demeurant dans la Seine en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Sève Anthelme, né à Lyon. Il sert au 6e régiment de hussards.

Simon Denis. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 4e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est présent lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Sinbert Jean Etienne. Il sert dans la Garde Impériale. Employé à l’octroi, 3 rue des colonies à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Sonnant Ambroise. Demeurant à Lyon. Il sert comme fusilier à la 4e compagnie du 4e bataillon de l’Ain. Il est à St Jean de Maurienne lors de la revue d’Annecy, le 21 pluviôse an II.

Tabard Jean Pierre. Demeurant 49 rue de l’Hospice. Il sert comme sergent dans le régiment d’artillerie à pied de la Garde à partir de l’an X. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Thevenet Barthélémy, demeurant 40 rue Tramassac. Il sert dans les chasseurs à pied. Blessé, il est déclaré incapable de servir durant les Cents Jours.

Vincent Barthélémy, demeurant 61 place des Cordeliers. Il sert dans le 1er bataillon du train d’artillerie de la Garde en 1813. Retiré à Lyon, il est convoqué pour les Cents Jours.

Voyant Denis, né le 1er janvier 1791 à la Guillotière. Il s’enrôle au 9e régiment de hussards le 6 juin 1811.

 

 

 

 

Le sacre de Napoléon 1er en Rhône Alpes

Par

Jérôme Croyet

Docteur en histoire, archiviste adjoint aux Archives Départementales de l’Ain

 

            Le 2 décembre 1804, l’église Notre-Dame de Paris résonne d’une cérémonie fastueuse, organisée par Portalis et Bernier. Ce sacre, faisant de Bonaparte, l’Empereur des Français, vise à affirmer sa légitimité face à Louis XVIII, émigré en terre ennemie et réclamant le trône de France après la déchéance de Louis XVI. De plus Napoléon cherche non seulement à renouer avec certains aspects des vieilles lois fondamentales de l’ancien royaume de France mais aussi, et surtout, à assurer la préservation des acquis de la Révolution Française, dont il devient l’héritier mais dont les bases restent fragile.

 

            Le sacre de Napoléon est une cérémonie en deux parties ; d’une part la cérémonie elle même et d’autre part les engagements de l’Empereur des Français vis-à-vis de ceux qui l’ont porté sur le « trône républicain », les français. La cérémonie rassemble autour de la personne de Napoléon l’ensemble des corps diplomatique, de la cour, des assemblés et des représentants des bonnes villes de France. Le Pape est présent. La cérémonie est organisée autour d’une messe, d’un Te Deum de Paisiello, de motets de Lesueur et d’un vivat de l’abbé Roze. La seconde partie, réunie l’empereur des français aux représentants du peuple, auprès des quels il s’engage à maintenir l’intégrité du territoire de la République Française, de faire respecter l’égalité des droits, les libertés politique, civile et cultuelle, ainsi que l’irrévocabilité de a vente des biens nationaux. De même l’Empereur s’engage à ne lever des impôts nouveaux qu’en vertu de lois. Il n’y aura pas d’absolutisme, la souveraineté de la République reste aux mains des députés du peuple. En contre parti, les délégués des français prêtent serment de fidélité au nouveau souverain de la France.

 

Les députations de Gardes Nationaux

            Afin de préparer les cérémonies, et surtout de présenter ses engagements au peuple français, le 20 thermidor an 12, le bureau de l’administration générale de la 1ère division du ministère de l’intérieur informe le préfet de l’Ain de la décision de Napoléon d’avoir une députation de Garde Nationale du département présente à Paris pour la cérémonie du couronnement. Cette disposition, prévue par l’article 7 du décret impérial du 21 messidor an XII, ordonne à chaque département d’envoyer une telle députation à Paris. Ces députations, hormis leur présence au sacre, devront prêter serment de fidélité et d’obéissance à l’Empereur, et recevront un drapeau des mains de Napoléon. Ne pouvant pas suivre le mode de députation de Garde Nationale prévu par la loi du 10 juin 1790, du fait du manque d’organisation de Gardes Nationales dans plusieurs départements, le nombre de députés est déterminé par l’Empereur. En effet, l’Empire naissant ne veut pas renouer avec les fastes des fêtes de la Fédération révolutionnaire, opte pour un règlement plus simple et plus prompt. Les députations de gardes nationaux des départements, seront toutes composées de 16 hommes (8 fusiliers ou grenadiers, 4 sous-officiers et 4 officiers) et un drapeau. Le choix des hommes à députés est fait en raison de la répartition de population par arrondissement. Ce sont les maires qui choisissent les députés et qui adressent un procès-verbal , via le sous-préfet, au préfet. Chaque député devra s’équiper et s’habiller à ses frais, afin de se réunir au chef lieu du département pour être rendu à Paris avant le 10 brumaire. Si l’habit uniforme est similaire à celui des Gardes Nationaux Volontaires de 1791, le drapeau lui est du modèle des troupes de ligne, réglé par l’arrêté du 3 thermidor an 6, avec la mention « Garde Nationale du Département de l’Ain ». A Lyon, le préfet du Rhône, mandate un commissaire pour se rendre à Marseille acheter le drapeau et s’en charge aussi  pour d’autres départements du centre de la France. A Lyon, le drapeau reçoit les anciennes cravates.

 

La députation de l’Ain : une mise en place réglementaire

            Le 19 vendémiaire an XIII, le préfet de l’Ain transmet à M. Aillaud la lettre du ministre du 20 thermidor an 12 ainsi que 190 francs. Après avoir reçu l’instruction du ministre, le préfet de l’Ain réparti le contingent entre les 4 arrondissements du département et prévient les sous-préfets de Nantua, Belley et Trévoux, le 3 fructidor an XII, le préfet de l’Ain, des dispositions du

1ère division de la Préfecture se soucis de faire fabriquer un drapeau et s’adresse à la boutique « l’épaulette d’or », 19 place de la Comédie à Lyon, afin d’obtenir un devis pour la fabrication du drapeau. Le 12 fructidor, le devis est envoyé. La confection du drapeau est estimée à 150 francs sans les cravates. En effet, ces dernières étant un objet de luxe destinées à enrichir le drapeau, elles peuvent être évalués de 200 à 500 francs. Désirant parer la députation de l’Ain, 1er département de France, d’un superbe drapeau, le préfet choisit le plus chère, avec cravates, glands or et broderies dorées.

           

L’arrondissement de Bourg n’ayant pas de sous-préfecture, c’est le préfet, le 16, qui prévient le maire de Pont-de-Vaux, sans doute en hommage au général Joubert, et le maire de Bourg, que leurs communes sont désignées pour la désignation des députés de l’arrondissement de Bourg. A Nantua, le maire affiche durant 3 jours la proclamation du préfet sur la députation de l’Ain à Paris. Là, la désignation est volontaire. Ceux qui désirent faire partie de la députation s’inscrive à la suite de la proclamation et leur candidature est examinée par le sous-préfet et le maire de Nantua. Le 16, ils nomment les deux députés de la ville de Nantua. Le lendemain, Berthier, ministre de la Guerre, pressé par l’étiquette, rappelle au préfet de l’Ain, que les députations de gardes nationaux devront bien être à Paris entre le 10 et le 13 brumaire. Afin d’être sûr du départ de la députation de l’Ain dans les temps, il envoie un ordre de route qu’il demande à être effectif à partir du 23 vendémiaire. L’indemnité de voyage

est fixée à 5 francs par jour par députés. L’anxiété de Berthier, éternel bras droit de l’Empereur et organisateur de l’état-major impérial, est alors justifiée. Si le sous-préfet de Belley fait parvenir le nom de ses députés le 23 fructidor an 12, ce n’est que le 12 vendémiaire an 13 que le sous-préfet de Trévoux, malade, fait parvenir en catastrophe, par la gendarmerie le nom de ses députés.

            Dès le 7 vendémiaire, de Coninck, nomme officiellement les 12 premiers députés des gardes nationaux de l’Ain, dont 7 militaires et le maire de Dommartin, Martin, choisi personnellement par lui. Un des députés de l’arrondissement de Bourg, Armand, l’est sur recommandation du général Valette, commandant militaire du département. Soucieux d’obéir aux ordres de Berthier, de Coninck demande aux sous-préfets de Belley, Trévoux et Nantua, ainsi qu’aux maires de Bourg, Dommartin et Pont-de-Vaux, le 9, de faire préparer et marcher sur Bourg les députés pour le 21 vendémiaire.

            Tous les députés ne sont pas des retraités ou des civils. Beaucoup sont d’anciens militaires qui ont servis durant la Révolution, peu sont chevaliers de la Légion d'Honneur. Malheureusement pour Armand, qui est toujours militaire, quelques jours avant la réunion à Bourg, il n’a pas reçu de congé pour s’absenter de son régiment. Ne désirant pas priver quelqu’un qui désirait aller à Paris, il renonce à faire partie du détachement et en informe Valette, qui le 11 vendémiaire, l’excuse auprès de Coninck. Le 17 vendémiaire, un deuxième désistement parvient à de Coninck. Il s’agit du maire de Dommartin qui décline avec regrets l’offre du préfet pour des raisons de santé. Le 16, de Coninck ressort des archives l’instruction de 1791 sur l’uniforme des gardes nationaux. Les députés du sacre de Napoléon auront la même tenue que les vainqueurs de Valmy, des Tuileries, de Jemmapes ou Fleurus ; celle des gardes nationaux de la République. Arrivés à Paris, les Gardes Nationaux sont casernés à Meaux.

A ces députés se joignent des membres des autorités constituées du département, sur invitation, le 4 brumaire an XIII. Ces derniers doivent être rendus avant le 7 frimaire, afin de faire connaître leur existence.

 

La députation du Rhône : une mise en place sous pression

 

            Si dans l’Ain, les constitutions et le déplacement des différentes députations pour Paris se font dans un calme rigide, dans le Rhône, il en est d’une toute autre manière. Si le Rhône envoie 18 députés des corps constitués avec à leur tête le cardinal Fesch, la formation de la députation des Gardes Nationaux est beaucoup plus laborieuse. La nomination des députés par les communes a lieu du 10 au 28 fructidor an XII. Après nomination, le préfet du Rhône ne parvient à réunir, malgré la directive, que 14 députés des Gardes Nationales du Rhône. Presques tous sont d’anciens militaires.

A Lyon, le prestige de la garde d’honneur municipale, qui refuse de se voir assimilée à la Garde Nationale, est telle que lorsque le préfet du Rhône nomme les députés de cette dernière pour se rendre à Paris afin de prêter serment le jour du sacre, il laisse la place pour trois députés de la garde d’honneur. Ces derniers, conscient de leur position, profitent de leur voyage pour demander au ministre la faveur d’exempter trois gardes d'honneur de conscription pour partir à la suite de l’Empereur.

Si les députés  de la Garde Nationale s’organisent rapidement, dès le 3 vendémiaire an XIII, ils se réunissent pour élire leurs officiers et porte drapeau, le préfet a beaucoup plus de mal à s’organiser et inonde Paris de questions : il envoie trois lettres pour savoir si il faut armer les Gardes Nationaux où si ils le seront à Paris, comme il demande, le 5 floréal an XII, si Paris nommera le porte drapeau. A chaque fois le ministère de l’Intérieur réponde en renvoyant aux directives par lui adressées : ainsi, le 19 fructidor an XII, il rappelle au préfet du Rhône sa circulaire qui signale que les députés de la Garde Nationale doivent être équipés, armés et habillés à leur frais. Toutefois dès vendémiaire an XIII et l’élection des officiers de la députation de la Garde Nationale, les choses semblent plus faciles et le 22 brumaire an XIII, le préfet du Rhône est chargé par Hugues B Maret de faire parvenir aux gardes nationaux députés du Léman, du Mont Blanc, de la Drôme, de l’Ardèche, du Vaucluse, des Bouches du Rhône, du Gard, de l’Hérault, de l’Aude et de la Lozère, les lettres, vierges de nom, des invitations au sacre, le jour fixé du sacre ayant été pris au dernier moment. Instauré par cette pratique, préfet de région, le préfet du Rhône s’acquitte de cette tâche avec zèle et célérité, recueillant les remerciements et félicitations des préfets concernés.

Ayant reçu leur aigle, les députés de la Garde Nationale du Rhône, reçoivent l’ordre d’être de retour à Lyon le 7 nivôse an XIII.

 

Les rosaires de l’Empereur

            Afin de marquer son couronnement et de le reproduire dans tout les arrondissements de France, Napoléon, le 13 prairial an XII, dote à 600 francs une « fille pauvre et honnête » dans chaque arrondissement dont le mariage aura lieu le jour même du sacre. Dès le 17 messidor, le préfet de l’Ain demande aux sous-préfets de choisir une jeune fille. Le 30 brumaire an XIII, le payeur général des dépenses diverses fait parvenir 4 466 francs au préfet. Une première date est fixée au dimanche 11 frimaire, mais c’est le 25 que les cérémonies ont lieu dans chaque chefs lieu d’arrondissement. Les jeunes filles choisies, entre le 21 messidor an XII et le 2 frimaire an XII sont Anne Rosalie Chapelle de Nantua, Pierrette Picody de Belley, Marie Comte de Montluel, Louise Girin de Bourg. Trois sont des filles de révolutionnaires, marquant idéologiquement le mariage de l’Empire et de la Révolution. Les mariages sont célébrés dans la liesse populaire le 25 frimaire an XIII, au milieu d’une foule enthousiaste, « avec toute la pompe et la magnificence » possible.

Dans le Rhône, ce sont les maires qui désignent une ou plusieurs rosaires par commune. Les réponses arrivent à la préfecture entre du 9 messidor an XII au 27 nivôse an XIII. Si 5 rosaires doivent être désignés pour le Rhône, le 16 prairial an XIII, ce sont 8 jeunes filles qui sont désignées : 3 pour Lyon, 1 pour l’arrondissement de Lyon, 1 pour l’arrondissement de Villefranche et 3 pour les communes proches de Lyon. Cette excroissance du nombre de rosaires désignées par le préfet par rapport au nombre initiale servant sans doute à désigner de fait et ouvertement Lyon comme une bonne ville de l’Empire. Le retard avec lequel le préfet envoi sa liste, le 1er messidor an XIII, est sans doute justifié par le fait que les mariages ne seront pas célébrés le jour du sacre mais le jour de la venue de Napoléon à Lyon.

 

 

 

Les cérémonies du Sacre dans l’Ain

            Alors qu’à Paris, le Sacre monopolise la ville, le département de l’Ain n’est pas en reste. Hormis les mariages des rosaires de Napoléon, des fêtes ont lieu. A Belley, une foule immense est rassemblée et aux acclamations de « Vive l’Empereur », « vive l’Impératrice son auguste épouse » et « vive Pie VII notre souverain pontif », le sous préfet Charcot, fait un discours sur le triomphe de la France. A Bourg, dès 7 heures du matin, des salves de canons, les cloches et les tambours de la Garde Nationale « annonceront la solennité du jour ». A 10 heures, venant de la préfecture, les autorités constituées vont à l’église avec les officiers du 101e de ligne, devancés par les tambours, accompagner la rosaire. A 5 heures et demi du soir, les tambours annoncent l’illumination générale de la ville, et comme à Paris, les fontaines de la place de l’hôtel de ville débitent gratuitement du vin alors qu’un bal s’ouvrent.

 Tous ces députés participent au sacre, comme spectateurs, et rentrent dans le département afin de répandre les fastes et les gloires de l’Empire naissant, déposant par la même le drapeau remis par Napoléon, surmonté de l’Aigle, symbole du pouvoir. De plus, le 8 germinal an XIII, le ministre de l’Intérieur fait passer au préfet de l’Ain, au nom de Napoléon, une médaille d’or, trois médailles d’argent et une médaille de bronze « frappées à l’occasion de son couronnement ». Dans le département, la nouvelle est très bien accueillie. Le 25 frimaire, une assemblée des autorités à lieu dans la grande salle de la Préfecture suivie d’une grande fête. Le 14 pluviôse, « une messe solennelle suivie d’un Te Deum en action de grâce du Sacre et couronnement de sa Majesté l’Empereur » est célébrée à l’église Notre Dame de Bourg.

 

Si le sacre communique sur l’impérialisme de Napoléon, fils de la Révolution et héritier de la France capétienne, cette cérémonie n’est pas un constat de réussite, comme lui fait comprendre Fouché. En effet, malgré cette manipulation propagandiste dont on retient plus le faste que le fonds, Napoléon n’a pas assît encore convenablement son règne.

Le 22e régiment de chasseurs à cheval

Par Jérôme Croyet

Docteur en histoire, archiviste adjoint aux Archives Départementales de l’Ain  

Le 7 mars 1793, la Convention prend un décret qui autorise la levée des 21e et 22e régiments de chasseurs à cheval. Le 22e sera recruté dans les départements de la Manche, de l'Orne, de l'Eure, du Calavdos et de Seine Inférieure. Pour être admis individuellement, les dragons et volontaires à cheval de l'Orient, Brest, Nantes, Pontivy, Caen, Rouen, Dieppe et autres départements composant les ci-devant provinces de Bretagne et Normandie. Les officiers seront, pour cette fois seulement, nommés par le Conseil Exécutif sur présentation du général en chef et ne pourront être choisi que parmi les citoyens ayant fait un service continu dans la garde nationale depuis 1er janvier 1790. Ce régiment prend le n°16 de l’arme en juin 1793. En novembre, la cavalerie de la Légion de la Montagne prend le n°22 de l’arme des chasseurs à cehval. Il combat à l’armée des Pyrénées Orientales de 1793 à 1795. En 1796, il passe à l’armée d’Italie où il reste jusqu’en 1798. Là, il fait parti du corps expéditionnaire d’Egypte. Il débarque avec dolman, shako noir, ceinturon à sabretache et charivari gris. Sur place, le régiment reçoit un charivari vert à bandes rouges et récupère des gourdes anglaises. Venu de France sans montures, les hommes reçoivent des chevaux de prises. De retour en France, il reçoit 4 aigles et guidons modèle Challiot en 1804. En 1805, le régiment, qui compte 530 hommes, fait partie de la Brigade Dupré, Division Tilly, 6e corps d’armée Maréchal Ney. Il participe à la bataille d’Austerlitz. Le 14 juin 1807, il fait parti de la brigade Durosnel, division Lasalle, à Heilsberg. En 1812, une aigle avec guidon sont en service. L’étendard, du modèle 1812 avec ULM AUSTERLITZ IENA EYLAU FRIEDLAND inscrit dessus, reste au dépôt de Poitiers.

Sommaire de la Feuille de Route n°44 avril 2005

SPECIAL 9e REGIMENT DE HUSSARDS

- Le 9e régiment de hussards par Jérôme Croyet, Docteur en histoire, archiviste adjoint aux archives départementales de l'Ain

- Problèmes posés par le changement de numéro des régiments à partir du 5e, suite à la disparition du 4e Saxe-Hussards par Robert Alazet, collaborteur d'Uniformes Magazine et de Tradition Magazine

- Récompense au 9e hussards

- Le 9e hussards bis

- Le coin du collectionneur : une sabretache du 9e hussards

Sommaire de la Feuille de Route n°46 de mars 2005

SPECIAL BOIRE ET MANGER A LA GRANDE ARMEE

- In vinos véritas par Jérôme Croyet, docteur en Historie, archiviste adjoint aux archives Départementales de l'Ain

- Des recettes impériales

- La nourriture et les repas à l'armée par Jérôme Croyet

- Bibliographie gastronomique

- Vie de l'association

- La table impériale

Sommaire de la Feuille de Route n°45

SPECIAL MUSIQUE ET CHANSON MILITAIRE

- Musique et chanson aux temps du faste des Français par Jérôme Croyet, docteur en Histoire, archiviste adjoint aux Archives Départementales de l'Ain

- Musiques Impériales

- La vie à la hussarde : Jean Claude Chalon de Lyon

- La musique militaire sous l'Empire par Thierry Vette, uniformologue

- Les musiciens à l'armée par Jérôme Croyet

- L'école de trompettes de Versailles

- L'uniforme d'un trompette du 8e chasseurs

- Bibliographie

- vie de l'Association

- Bicentennaire de la venue de Napoléon à Bourg en Bresse et à Lyon

 

LES GARDES D’HONNEUR DE LA HAUTE GARONNE

 

                 Le sénatus consulte du 3 avril 1813 crée 4 régiments de Gardes d’Honneur, affectés à la garde de Napoléon. Cette  décision bien que noyée parmi les centaines d'autres à cette même date a un but précis : celui de reconstituer la cavalerie légère de la Grande Armée en grande partie décimée par l'effroyable retraite de Russie.

 

La levée

 

                Dès le 20 avril 1813, le préfet de Haute Garonne ouvre un registre d’engagement dans les Gardes d’Honneurs. Il encourage dans les jours qui suivent les sous-préfets et les maires de son département à en faire autant. Cette dernière s’effectue rapidement et dans de bonnes conditions, puisque le 11 août 1813, l’ensemble du maximum des grades d’honneur du département est atteint voir même dépassé, puisque 88 jeunes gens sont couchés sur la liste que le préfet fait parvenir au ministre de la guerre[1]. La levée est un succès puisque sur 88 jeunes hommes, 80 sont volontaires et 8 désignés. Malgré les gages de bonnes intentions du préfet sur ses gardes d’honneurs, il semble que, comme dans l’Ain, la levée concerne plus des jeunes gens originaires de milieu modeste et non pas les fils de la bourgeoisie et de la noblesse comme l’avait souhaité Napoléon ; en effet, sur 88 gardes de Haute Garonne, 41 n’ont pas payé leur équipement et l’ont reçu de la préfecture. Au courant du problème, le préfet de Haute Garonne couvre ses Gardes d’origines populaires par des recommandations morales. Ce recrutement populaire ne plait pas au ministre de l’Intérieur qui demande au préfet de Haute Garonne, le 24 août, des renseignements sur les familles des Gardes d’Honneur. Malgré une réponse dans laquelle le préfet cherche à minimiser l’aspect social d’une partie de ses Gardes, le 2 septembre, le ministre de l’Intérieur demande de nouveau des renseignements sur « les circonstances sociales et la profession réelle des pères et mères de chaque Garde d'Honneur »[2], car pour le préfet « il n'est aucun des jeunes gens…qui ne soient réellement susceptibles, tant par lui même, que par sa famille, de figurer dans un régiment de Gardes d'Honneur »[3]. Malgré ce recrutement populaire, aussi assez fréquent dans le 4e régiment, les 88 Gardes d’Honneur de Haute Garonne sont acceptés. Un seul, d’origine aristocrate, est radié le 13 septembre 1813 pour avoir plus de 30 ans[4]. Sur le reste des 88 Gardes d’Honneur, on ne compte qu’un réfractaire qui déserte le 1er septembre et 2 réclamations de père pour des fils qu’ils jugent inaptes à la guerre.

 

L’équipement

 

                Comme dans toutes les autres préfectures, le ministre envoie au préfet de Haute Garonne une tenue complète de Garde d’honneur pour servir d’exemple à la fabrication, hormis les bretelles de culottes et les bottes à la hussarde, censés être connus des fabriquants. Malgré des recherches de fabricants locaux, et la soumission de deux d’entre eux, domiciliés à Toulouse, pour l’équipement et l’harnachement, c’est un tailleur de Tours qui obtient le marché de la fabrication des tenues des Gardes, le drap faisant défaut en Haute Garonne. Les deux fabricants Toulousains s’engagent, sur papier au près du préfet, le 25 mai 1813, à fournir, pour le premier, 60 effets d’équipement entre le 15 et 20 juin, et pour le second, dans la douzaine suivante, les harnachements. L’équipement à fournir se compose de la giberne, de la banderole porte giberne appelée par le fournisseur porte giberne, de la sabretache sans aigle et sans numéro, la banderole porte mousqueton appelée porte carabine, le ceinturon, la dragonne et les gants pour 42 francs l’équipement individuel. L’harnachement se compose lui de la selle complète, de la bride, du filet, du bridon, du licol de parade, du licol d’écurie, de la schabraque, de la couverture et du surfait, le tout pour 130 francs. C’est ainsi équipé que les Gardes d’Honneur de Haute Garonne rejoignent le 3e régiment à Tours en 3 convois.

Le 11 mai 1813, l’entrepreneur de Tours[5], fait parvenir un devis et des échantillons[6] au préfet de Haute Garonne : il s’engage à fabriquer le dolman, la pelisse, la hongroise, le gilet, le manteau, le bonnet de police et la ceinture écharpe, avec du drap écarlate et vert foncé, fin et de bonne qualité à 31 francs le mètre. Les Gardes recevant leur uniforme à leur arrivée à Tours. Même, si le 4 juillet 1813, le ministre de l’Intérieur informe le préfet de Haute Garonne de l’autorisation qu’ont les Gardes d’Honneur de porter les aiguillettes réservées à la Garde Impériale, ces derniers ne doivent sans doute les recevoir qu’à Tours, où se trouve le fabricant d’uniforme. Et c’est vêtu à la hussarde qu’ils quittent Tours pour l’armée[7] ; seul 30 hommes du 9e escadron partiront sans leur mousqueton Si le préfet Hersaut des Touches a du mal à fournir les uniformes de ses Gardes, il a aussi du mal à trouver des chevaux.

                En tout ce sont 47 Gardes qui payent leur équipement et 41 qui le reçoivent du préfet, ce sont 38 Gardes qui payent leur cheval et 50 qui le reçoivent du préfet et 40 qui payent leur harnachement et 48 qui le reçoivent du préfet, les fonds destinés à ces fournitures pour les Gardes qui ne peuvent les financer étant prélevés, au sein d’un fonds commun, sur les personnes les plus riches du département.

 

A l'armée

 

                Le premier contingent de Gardes d’Honneur de Haute Garonne à quitter Toulouse pour Tours est composé de 41 jeunes hommes et part le 29 juin 1813. Le second part le 14 juillet et le dernier le 3 août. Si arrivés à Tours, les 88 jeunes gens perçoivent leur uniforme et leur armement, 30 de leurs chevaux sont reconnus impropre pour le service par l’administration de la Guerre. Dès lors s’ensuit une querelle financière entre le conseil d’administration et le préfet, bien que les 30 chevaux soient vendus par le conseil d’administration, afin de déterminer qui payera les nouvelles montures, le conseil d’administration considérant que c’est au département à le faire et le préfet considérant que les chevaux ayant déjà été fournis c’est au conseil d’administration à en procurer de nouveaux.

Le 3e régiment est commandé par le comte de Ségur. L'instruction du régiment se fait bien et la discipline est exact "en raison de l'intelligence de cette nouvelle espèce de soldat"[8]. L'emploi du temps est chargé : 5 heures par jour sont consacrées à l'instruction à pied et à cheval, malgré la déficience d'officiers[9], durant 6 mois seul, Ségur et 2 officiers s'occupent de 1000 à 1400 Gardes. Afin de parfaire l'instruction, un officier du 3e fait même imprimer un opuscule : guide du garde d'honneur, de l'état de simple cavalier à celui d'officier, par un officier de ce corps.  Dès l'instruction terminée, les escadrons rejoignent l'armée entre le 20 juin et le 21 octobre 1813 aux cris de Vive l'Empereur. Le 1er escadron quitte Tours le 26 juin, le second le 24 juillet, le 3e le 5 août, le 4e le 21 août, le 5e le 30 août, le 6e le 18 septembre, le 7e le 24 septembre, le 8e le 6 octobre et le 9e le 21 octobre. Le départ pour le front est alors très rapide, si rapide, que le 17 mars 1814, le conseil d’administration du 3e régiment de Gardes d’Honneur demande au préfet de Haute Garonne des renseignements sur 7 Gardes, « les départs précipités des escadrons de guerre, ne nous ont pas permis de…régulariser vos contrôles de détachement »[10]. A l'armée, le 3e régiment est attaché, le 7 septembre 1813 aux Grenadiers à cheval de la Garde et compte à cette date 211 hommes.

                Après l'abdication de Napoléon, le dépôt du régiment se trouve à Tours et compte 16 officiers et 392 gardes. Le 11 avril 1814, les escadrons de guerre sont invités à se rendrent à leur dépôt, accompagnés d'une partie du 4e Garde d'Honneur et le 18, le colonel en second du 3e régiment signe son adhésion au nouveau gouvernement avec 11 officiers.

 

 



[1] Au 18 mai, 52 jeunes gens se sont inscrits pour être Garde d'Honneur. Mais sur 14 inscrits dans la ville de Toulouse le préfet se permet de n'en accepter que 2.

[2] A.D. Haute Garonne, 4R33.

[3] A.D. Haute Garonne, 4R33.

[4] Il part néanmoins à Mayence en juillet 1813, soit deux mois avant sa radiation, comme adjoint au payeur de la Guerre, préférant la quiétude des bureaux de l’administration, qui pourrait mieux sied à son rang, que le danger des combats, bon pour le peuple.

[5] C’est lui qui a déjà obtenu le marché de fabrication des tenues des Gardes d’Indre et Loire.

[6] Ces derniers sont toujours visibles aux Archives Départementales de la Haute Garonne. D’une texture très fine, le drap de laine rouge n’a pas varié de couleur avec le temps tandis que le vert, très sombre, semble, avoir viré vers le bleu marine.

[7] Les premiers Gardes d’Honneurs du 4e régiment qui quittent Lyon pour l’armée au sein des 2 premiers escadrons sont souvent habillés de l’habit veste et armés de mousqueton. Voir CROYET (Jérôme) : Le 4e régiment de Gardes d’Honneur

[8] Lettre de Ségur au ministre de la Guerre, 11 juin 1813. LOMIER : Les régiments de Gardes d'honneur, 1813-1814.1924.

[9] Le 6e escadron rejoindra l'armée sous les ordres d'un maréchal des logis chef.

[10] A.D. Haute Garonne 4R33.

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