Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.
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Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.
LAPIQUE Charles-Louis, né le 10 mai 1765 à Joinville 1765. Cavalier au régiment de Quercy le 5 décembre 1785. Brigadier le 2 décembre 1786. Passe au 11e régiment de chasseurs à cheval le 12 mai 1788. Fourrier le 1er novembre 1791. Maréchal des logis le 11 août 1793. Sous-lieutenant le 11 août 1793. Aide-de-camp le 30 floréal an II. Blessé d’un coup de feu à la jmabe gauche le 8 messidor an II. Lieutenant le 14 germinal an IV. Capitaine le 14 vendémiaire an VI. Chef d’escadron au 8e régiment de chasseurs à cheval le 14 prairial an IX. Chevalier de la Légion d’honneur le 14 juin 1804, matricule 8 141. Il sert comme major au 8e régiment de hussards le 29 janvier 1808. Officier de la Légion d’honneur le 23 décembre 1813. Passe au 5e régiment de hussards le 11 août 1814. Chevalier de Saint-Louis le 27 septembre 1814. Il prête serment à Louis XVIII le 3 février 1817. Il décède à Strasbourg le 14 juin 1827.
La nouvelle Feuille de Route est disponible
Il s'agit d'un numéro spécial état-civil :
l'état-civil sous la Révolution et l'Empire
de l'homme soldat au mort vivant : l'attente dramatique des familles
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bonnes fêtes de fin d'année à tous et bonne année 2011 avec le site de l'asso Suchet
Suite à des problèmes lors de la migration interne de chez.com, le site sehri documentaire a une nouvelle adresse :
Photos des gardes et hussards de l'association Suchet, armée des Alpes au Vourey 2010.
Bravo à tous, aux membres de l'asso Suchet pour leur sérieux et leur travail ainsi qu'aux organisateurs sous la coupe de gendarme Hubert.
A l'an prochain, si tout va bien.
http://www.associationsuchet.com/album-1729287.html
Emission du 27 octobre 2010 sur France Inter
Voici quelques photos du bivouac annuel de l'asso Suchet au Château Bouchet à Fareins.
au programme de cette édition 2010 particulièrement réussie :
Samedi
Dès 7h : réveil des troupes
9h : rassemblement des troupes, revue et appel
9h – 10h : instruction manoeuvre à pied
10h – 11h : instruction au maniement des armes blanches
11h : prise d’arme au monument aux morts
11h30 : perception des susbistances auprès du fourrier par les hommes de corvée
14h : appel
14h – 15h30 : instruction à l’arme au feu
15h30- 17h : séance de tir à blanc
17h : nettoyage des armes
18h : rassemblement des troupes et départ pour patrouille
19h : apéritif au village, puis repas après perception par les hommes de corvée
Dimanche
Dès 7h : réveil des troupes
8h : appel et départ pour le centre équestre du bivouac pour être sur place afin d’harnacher les chevaux.
9h : rassemblement des troupes à pied et formation de peloton. Un peloton allant à l’instruction, l’autre à la garde du château et de patrouille.
11h30 : quartier libre
12h : repas
14h : appel
15h : démonstration et animation sur la vie militaire en bivouac avec public dans le parc du château : patrouille, visite médicale, écriture, tir, ect… ect …
Vers 17h : clôture de la manifestation
http://www.associationsuchet.com/album-1729292.html
un grand bravo à tous les membres de l'asso pour leur investissement continuel dans notre petite asso, car c'est grâce à eux que nous avançons toujours un peu plus et un peu mieux. Merci messieurs et continuons.
LA DIVISION MOLITOR EN 1809
Par Jérôme Croyet, docteur en histoire, archiviste-adjoint aux A.D. de l’Ain
La division Molitor est la 7e division d’infanterie, partie du 4e corps commandé par Masséna. Elle compte 10 bataillons pour un total de 7 200 hommes.
Elle est composée de deux brigades d’infanterie de ligne et d’une artillerie divisionnaire. La première brigade est commandée par le général Legay qui comprend deux bataillons du 2e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 1 440 hommes et 3 bataillons du 16e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 2 160 hommes. La seconde brigade est commandée par le général Raymond-Viviès et comprend 3 bataillons du 37e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 2 160 hommes et 2 bataillons du 67e régiment d'infanterie de ligne pour un total de 1 440 hommes. L’artillerie divisionnaire est composée de la 8e compagnie du 2e régiment d’artillerie à pied et de la 1ère compagnie du 4e régiment d’artillerie à cheval. A Wagram, la division reçoit le renfort de la 21e compagnie du 1er régiment d’artillerie à pied.
Avant de venir se couvrir de gloire à Essling et Wagram la division rejoint la Grande Armée en passant à travers la France. Ce cheminement la conduit, du 24 décembre à Meximieux puis du 2 au 6 janvier 1809, de Bourg-en-Bresse à Mâcon, en Saône-et-Loire.
Le 21 décembre 1808, le préfet de l’Ain prend des mesures pour l’étape des divisions Molitor et Boudet à Meximieux. Elles passent, avec artillerie et train dont les chevaux sont réquisitionnés sur place, en deux convois : du 24 au 27 puis 30 décembre puis du 2 au 8 janvier 1809. Les troupes sont répartis, à leur passage sur le canton : « un tiers de chaque corps et tous l’état-major à Meximieux, un tiers à Loyes, un ½ tiers à Pérouges, un ½ tiers au Bourg-Saint-Christophe »[1]. Afin de trouver leur cantonnement, la ville de Meximieux doit fournir un guide aux différents détachements.
Le 26 décembre 1808, le ministre de la Guerre informe le préfet de Saône-et-Loire de l’arrivée de la division Molitor, forte de 7 000 hommes, en la ville et son cantonnement provisoire dans les environs. Comme pour chaque troupe de passage, tout doit être mis en œuvre pour ce cantonnement. Toutefois, le préfet signale que la réception de ces troupes doit être fait avec « l’appareil du à des militaires couverts de lauriers »[2].
Dès le 27 décembre, le maire de Loyes écrit au préfet de l’Ain qui, le 29, annule son arrêté de répartition pour un prendre un nouveau répartissant de façon plus précise les régiments et les compagnies, déchargeant les petites communes d’un trop plein de soldats et les répartissant plus sur Meximieux et dans le temps. Le 30 décembre, le 14e chasseurs cantonne à Meximieux[3]. Le 2 janvier, c’est le 2e régiment d'infanterie de ligne, fort de 400 hommes qui arrive à Meximieux où cantonne un bataillon et l’état-major, le reste étant dispersé entre Loyes[4], Pérouges et Bourg Saint-Christophe. Le 3 janvier, c’est le 37e de ligne fort de 1 660 hommes[5]. Le 4 c’est au tour du 16e, régiment d'infanterie de ligne[6], fort de 2 160 hommes, « les 6, 7 et 8 les troupes d’artillerie de la division le 19e et le 3e régiment de chasseurs à cheval en entier à Meximieux »[7].
A Mâcon, dès le 31 décembre 1808, le conseil municipal se réunit extraordinairement sur convocation du préfet qui lui apprend le passage en ses murs d’une « portion de ces braves »[8]. Afin de rendre les honneurs à ses hommes et de « leur donner une preuve éclatante des sentiments qui…animent » la municipalité, le préfet invite le conseil municipal à marquer le passage de la division Molitor de fêtes et de réjouissances, comme « dans les [autres] villes où s’effectue le passage »[9] des troupes de la Grande Armée. Par cette invitation, le préfet cherche non seulement à rendre hommage aux hommes qui font la grandeur de l’Empire mais aussi à matérialiser l’engouement de la population civile pour l’armée « que [nous]…suivîtes, dans la pensée, sur les bords de l’Oder et de la Vistule, et dont…[nous] calculâtes avec tant de sollicitudes, les dangers et les privations »[10]. Cette proposition, accueillie sous les applaudissements, enthousiasme le maire. Ce dernier est autorisé, au nom de la ville de Mâcon, à faire disposer un repas, sous forme de « table d’hôte »[11] et des fêtes dans le principal salon de l’hôtel de ville pour y recevoir les officiers de la division Molitor le jour de leur arrivée. Les hommes de troupe recevront une bouteille de vin[12] et une ration de viande[13]. Dès le lendemain, cette délibération est approuvée par le préfet qui donne les ordres nécessaires le jour même à la mise en place de cet événement dont les dépenses sont à la charge de la ville.
Les troupes quittent Bourg par échelon comme elles sont arrivées à Meximieux : le 2e régiment d'infanterie de ligne qui compte 1 400 hommes le 2 janvier 1809, le 37e régiment d'infanterie de ligne avec 1 660 hommes le 3, le 16e régiment d'infanterie de ligne avec 2 160 hommes le 4, le 67e régiment d'infanterie de ligne avec 1 300 hommes le 5 et enfin l’artillerie et le train forts de 1 600 hommes le 6. Elles arrivent à Mâcon où elles sont accueillies. Dès le 7 janvier, le maire reçoit l’autorisation du préfet de piocher l’argent pour payer la réception, qui a eu lieu, de la division Molitor, sur les fonds destinés à la construction de l’église.
Dans l’Ain, ce passage massif de troupe soulève le problème des fournitures de fourrages pour les chevaux et pousse le préfet, le 16 janvier 1809, à arrêter qu’à l’avenir les approvisionnements de fourrage seront fait par voie de réquisitions, comme en l’an II.
[1] A.D. Ain 1R 1039.
[2] Lettre du préfet de Saône-et-Loire au maire de Mâcon, Mâcon, 1er janvier 1809. A.C. Mâcon.
[3] Il est fort de 380 hommes et 370 chevaux.
[4] Deux compagnies du 2e régiment d'infanterie de ligne cantonnent à Loyes, 2 à Pérouges et 2 à Bourg saint-Christophe.
[5] 3 compagnies logent à Loyes, 3 autres à Pérouges, 3 autres à Bourg Saint-Christophe et le surplus plus l’état-major à Meximieux.
[6] 3 compagnies à Loyes, 4 à Pérouges, 3 à Bourg Saint-Christophe et le reste à Meximieux.
[7] A.D. Ain 1R 1039.
[8] Extrait des délibérations de la ville de Mâcon, 31 décembre 1808. A.C. Mâcon.
[9] Extrait des délibérations de la ville de Mâcon, 31 décembre 1808. A.C. Mâcon.
[10] Extrait des délibérations de la ville de Mâcon, 31 décembre 1808. A.C. Mâcon.
[11] Lettre du préfet de Saône-et-Loire au maire de Mâcon, Mâcon, 1er janvier 1809. A.C. Mâcon.
[12] La bouteille de vin doit coûter environ 15 centimes.
[13] Cette ration est de un quart de kilogramme au prix de 10 centimes la ration.