Clubs de femmes en Bourgogne
Alors que la République naissante tente d'établir les notions de Liberté et de Fraternité par
l'activisme politique, la Bourgogne et Dijon en particulier, s'illustre dans l'égalitarisme puis que la ville de Dijon est la seule, à posséder une société populaire composée que de femmes alors
qu'il est un des départements les moins florissant dans l'activisme sociétaire.
C'est en 1792 qu'ouvre ce club de femmes : le Club des Amies de la Constitution qui devient la
Société des Amies de la République. De leurs côtés les jacobins de Paris n'est ouvert qu'aux
hommes.
Toutefois cette société des femmes de Dijon doit fermer ses portes après l'interdiction faites aux
révolutionnaires d'adhérer à des clubs en octobre 1793.
Malgré une météo peu clémente le vendredi, toutes les troupes arrivèrent bien sur place, dans ce chateau du Barroux, datant du XVIéme
siècle. Après une courte nuit, les hommes se sont mis en place au son des sonneries un peu à froid des trompettes. Au programme, inspection et nettoyage des chambres, garde et
instruction. Grâce à la bonne humeur du commandant de place et sous la férule des sous officiers, chaque escouade s'est rapidement mis au travail et chacun a pu rentrer dans son rôle.
Pour se soutenir après ces longues heures de labeur, le soldat a pu compter sur le bon approvisionement du fourrier Eugène.
Quelques hommes ont bien tenté de déserter, sans doute dans le but de s'abreuver d'alcool et de tâter de la gueuse, mais l'escouade de service
leur a mis la main dessus. Heureusement pour ces malandrins, le lieutenant Lapoutre venait de recevoir sa future nomination à la légion d'honneur, et ne leur a donc pas infligé une trop
lourde sanction, car comme l'avait souligné le lieutenant de police Cuillère de bois, ils risquaient l'exécution.
Dimanche un beau soleil a illuminé la revue des troupes, revêtues de leurs plus belles tenues. Après les discours des officiers sur la
situation de la garnison et du pays, un bon repas attendait les soldats. L'après-midi a permis aux civils de visiter le chateau, sous l'oeil aguéris des gardes, et de découvrir la vie
d'une garnison au premier Empire.
Tondu
François Henri Benjamin, né le mardi 21 mars 1786 à Saint-Jean-sur-Veyle. Engagé volontaire au 9e régiment de hussards en 1804. Fait la campagne de 1807 en Pologne comme brigadier.
Lors de la bataille d’Eylau, il se retrouve au milieu des lignes russes, il écope d’une balle au bras gauche qui le renverse de son cheval. Tombé de cheval, il est fait prisonnier et emmené en
Russie puis en Laponie. Libéré, il réintègre son régiment. Il combat à Ebesberg, où il est blessé d’un coup de feu au visage, Essling, Wagram où un coup de sabre lui sectionne deux doigts et Raab
où un éclat d’obus lui casse une cuisse. Blessé d’un coup de feu à la cuisse et d’un coup de sabre à la main, il est laissé pour mort sur le champ de bataille. C’est son ami, le lieutenant
Descrivieux de son régiment, qui le reconnaît et le fait transporter à l’ambulance, où il est amputé. Proposé pour la Légion d’honneur, il chute lorsqu’il se rend au terrain de la revue et passe
à côté de la décoration. Rentré en 1810, installé comme notaire à Pont-de-Veyle. Il fait une
demande décoration du Lys au début de la Seconde Restauration. Admis à la retraite le 1er août 1817. Adjoint en 1821 puis maire de cette
localité de 1836 à 1849. Conseiller de l’arrondissement de Bourg nommé en 1832. Chevalier de la Légion d’honneur en 1840. Médaillé de Ste Hélène (?). Il décède à Pont-de-Veyle le 13 novembre
1872.
sa photo :
http://associationsuchet.actifforum.com/la-cavalerie-les-centaures-de-la-nation-f9/un-ancien-du-9e-hussards-t1456.htm
par Association Suchet, armée des Alpes
publié dans :
Hussards
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