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Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.

Chérasco sera toujours Chérasco ! !

Nous étions 5 représentant l'association Suchet à faire ce déplacement qui au fur et à mesure des années est devenu un incontournable dans la saison des bivouacs. A cela, plusieurs raisons: la relative proximité, la qualité de l'organisation, la nourriture qui nous est fournie et aussi, le défraiement. Car en ces temps difficiles, cette somme allouée à chaque participant, permet de compenser les frais de carburant, d'autoroute et le passage du tunnel du Fréjus. Un point noir quand même à ce tableau, pour les groupes de cavaliers, c'est la bataille en ville où les chevaux galoppent sur les pavés ! C'est ce qui explique aussi que ceux-ci ne sont pas très nombreux. C'est aussi l'occasion de retrouver d'autres groupes, connus ou inconnus. Nous avons bien sympathisés avec des Slovaques, avec qui nous avons partagé le feu pour cuisiner.... et l'alcool qui d'après eux était pour "les bambinos" mais qui pour nous français était bien suffisant en degrés. Les passages pluvieux rencontrés à la sortie du tunnel nous ont accompagnés jusqu'à nôtre destination, mais ce n'était pas bien méchant et le temps c'est amélioré le samedi pour nous donner un dimache ensoleillé. On a en plus l'impression d'être bien attendu puisque les drapeaux italiens et français ornent les fenêtres des bâtiments publics comme celles de particuliers. Nous en avons aussi profité pour "introniser" nôtre nouvelle vivandière qui en plus d'un physique fort agréable est très sympathique. Elle ne craint pas non plus les blagues à la hussard. J'ai eu le plaisir de lui fournir son attestation et par la même occasion de lui remettre officiellement la médaille liée à sa fonction. Pour un autre aussi, c'était son premier bivouc, je veux parler de Berry qui nous accompagna en tenue de 4° garde d'honneur.
 Que dire de plus sur ce bivouac plein de charmes si ce n'est: vivement l'an prochain ! !
       Le Fourrier du 4° Garde d'honneur.

 

l'album photos

http://www.associationsuchet.com/album-1894784.html

LES ARMURIERS

par Jérôme Croyet

docteur en histoire, vice-président de l'association Maréchal Suchet, armée des Alpes

 

Au Moyen Age, la profession d’armurier est parmi les métiers une des plus considérées. Au XI et XIIe siècles, il y a à peu près autant de métiers qu'il y a de pièces dans l'habillement militaire : les haubergiers fabriquent le haubert, cotte de mailles qui recouvre le chevalier. Les heaumiers fabriquent le heaume ou casque ; les écassiers préparent le bouclier en forme d'écusson ou écu ; les brigandiniers font une cuirasse légère, la brigandine, ainsi appelée parce qu'elle était portée par les fantassins, qu'on appelait alors brigands. Tous ces métiers se fondent, vers le XVe siècle, en une seule corporation, les armuriers. Si les armuriers ont St Georges pour patron, ceux de Bourg sont réunis dans la confrérie de St Eloy dès 1608. A Bourg, un des plus anciens maître armurier est Antoine, décédé le 15 juin 1564. Cette profession permet l’installation en Bresse de maîtres étrangers qui s’installent, comme Jacques Caristia, né vers 1631 en Italie qui s’installe à Bourg vers 1660. A cette époque la profession se scinde en deux : les armuriers et les arquebusiers, spécialisés dans les armes à feu, comme Claude Maretz de Bourg qui, associé avec Claude Soret, en 1656, fournit les fusées pour le feu d'artifice à l'occasion du mariage du Roi en 1660. Le métier d’armurier est assez répandu dans des villes comme Belley, avec Anthelme Curtet en 1768, Châtillon sur Chalaronne avec Jean Berny, apprenti en l’an VI, Ambléon avec François Chavanton en 1764. Au XVIIIe siècle, on fabrique à Bourg des fusils de chasse mais aussi des petits canons pour les navires commerciaux. Durant la Révolution, le nombre d’armuriers dans le département étant insuffisant, bon nombre de serruriers deviennent des armuriers d’occasion et des villes comme Treffort se spécialise, en 1793, dans la fabrication de garde de sabre. Avec la guerre en 1792, les armuriers deviennent essentiellement militaires ; ainsi, Amable Joseph Maréchal de Bourg est élu armurier du bataillon de la section du collège de la Garde Nationale de Bourg le 15 mars 1792. En l’an II, il est nommé pour instruire sur l'art de fabriquer la salpêtre, de fondre et faire les canons. Sous l’Empire, 8 armuriers exercent dans le département. En 1815, ceux de Bourg, sont de réquisitionnés pour remettre en état les fusils des grenadiers de la garde nationale partant combattre dans la Jura. Au XIXe siècle quelques armuriers bressans marquent encore des batteries de fusils de chasse.

Numéro consacrée à la Gendarmerie en Espagne

 

au sommaire :

- la gendarmerie d'Espagne

- les lanciers gendarmes

- les gendarmes cantabres

- bibliographie raisonnée sur les gendarmes en Espagne

- le coin du collectionneur : le gendarme monté d'Espagne

 

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dossier spécial Allemagne : le régiment d'Issembourg l'attentat de Staps la cavalerie française en Allemagne 1806 - 1807 la garnison de Magdebourg en 1814 les hôpitaux militaires d'Ocht et Bruschal en 1800

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La Ferme et les douanes

 

Dans l’Ain, en 1790, l'annonce de la suppression de la gabelle qui, si elle réjouit les habitants de l'Ain, soulève une vague d'inquiétude à Belley et à Lagnieu où le ministre prévoit la diminution du nombre de gardes de la Ferme : "nous apprenons avec la plus grande surprise et non sans effroi, que la ferme générale supprime une partie de ses employés". Ces restrictions, jointes au manque d'hommes de troupes dans le Bugey, font craindre aux municipalités un regain de violence et de délinquance d'autant plus que certains commis de la Ferme "n'ont pas voulu rendre leurs armes, tous ont murmuré ou fait des menaces. Le besoin et le désespoir peuvent en former une horde de brigands ou les forcer à d'enrôler dans les troupes étrangères". En effet, les employés de la Ferme voient d’un très mauvais œil la suppression de leur fonction et les rixes avec les membres de la Garde Nationale ne manquent pas. Malgré tout, les douanes sont créées et la Ferme ainsi que la Régie Générale sont supprimées le 20 mars 1791. Toutefois, cette création ne se fait pas sans difficultés qui entraîne un appauvrissement des douaniers qui se montrent parfois facilement corruptible : le 29 fructidor an IV, le commissaire du pouvoir exécutif du canton de Ferney accuse demande la mutation des chefs des bureaux des douanes de Versoix pour négligence dans le contrôle des émigrés.

En partant de ces conditions, il parut évident aux dirigeants révolutionnaires de conférer aux douaniers un statut militaire et aux douanes une institution militaire, ce qui est fait dès le 14 février 1800, avec le port de l’uniforme vert imposé aux douaniers.

 Jérôme Croyet

docteur en histoire, vice-président de l'association maréchal Suchet, armée des Alpes

LE 2e DRAGONS EN L’AN IV

 

Durant l’été de l’an IV, le 2e dragons est à l’armée de Sambre et Meuse et Rhin et Moselle. Outre les escadrons de guerre, un grand nombre de détachements du dépôts sont disséminés à Melun, Etampes, Sailly près de Péronne et à Orléans. Les détachements sont alors d’une grande inutilité dans ces cantonnements éparses. Le commandant du dépôt, afin de fournir des hommes aux escadrons de guerre, demande d’obtenir la rentrée des détachements au dépôt à l’inspecteur général de la cavalerie. Le 20 floréal an IV, le général de division Auguste Harville, adresse une lettre au ministre de la Guerre afin de faire réunir ces détachements au dépôt afin qu’ils puissent fournir des hommes à l’armée.

Voici un ouvrage très intéressant, de Christophe Bourrachot spécialiste des mémoires d'hommes du Premier EMpire, regroupant d'une manière raisonnée, des extraits de mémoires de soldats de la Grande Armée.

 

 

pour plus d'infos sur l'ouvrage et la séance de dédicace de l'auteur au salon du livre à Paris, le 18 mars :

http://associationsuchet.actifforum.com/t2757-les-hommes-de-napoleon#27192

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