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Hussards

VIVAT HOUZARD

Répertoire patronymique, lettre B, des hussards français de la Révolution et l’Empire

Par

Jérôme Croyet,

Docteur en Histoire,

Et Grégory Marguin

Commencé en 2004, édition du 1er semestre 2006.

 

 

B

 

 

 

BALADIE Pierre, né en 1792. Il sert comme soldat au 4° régiment de hussard en 1813. Il sert durant 2 ans. Demeurant à Burgaud en Haute Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BALLOT Pierre Joseph. Il est né le 8 mars 1783 à Braux, charmant petit village champenois. 1m 66. il est incorporé au 3e hussards le 15 juin 1807. Affecté tout d'abord à la 6ème compagnie, il passe à la compagnie d'élite (1er escadron) après la campagne de Prusse. Sa robuste constitution lui permet de survivre à tous les malheurs de cette horrible guerre de la péninsule et de la campagne de France. Le 1er août 1814 il est incorporé dans le régiment des hussards du Dauphin et maintenu dans les rangs de la compagnie d'élite. Redevenu un hussard du 3ème , Pierre Joseph Ballot est tué sous les murs de Belfort le 1er juillet 1815.

BALTAZARD Jean-Baptiste Etienne Marie, né le 15 avril 1788 à Paris. Il a dix-huit ans et mesure 1,65 m lorsque, le 11 juin 1806, il arrive au 8e hussards en tant qu'engagé volontaire. Affecté à la 7ème compagnie, 3ème escadron, il passe brigadier le 22 février 1810. Le 19 mai 1812, il passe à la 8ème compagnie, 4ème escadron. Le 4 juillet 1813 il est nommé maréchal des logis. Au 1er août 1814, à 1'époque du licenciement, il passe au 3ème régiment ou hussards du Dauphin.

BAMMES Philippe Jacques, né en Haute Vienne. Il sert au 10e puis au 2e régiment de hussards. Il est vingt-deux fois blessé. Il peut se glorifier de la prise d'une pièce de canon à Donnerwerthe en 1805, de celle d'un drapeau à Iéna en 1807. En 1810, il capture un colonel de cavalerie, et une pièce de canon à Campemajor. "On n'est pas plus brave que ce militaire…Il est surnommé le Patriote" écrit le maire lors de sa demande de médaille de Ste Hélène.

BARBOT Jean Marie. Il sert comme brigadier au 4e régiment de hussards. Demeurant 35 rue des balances à Toulouse en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BARCON Joseph Bonaventure, né le 28 octobre 1787 à Averidrey, Doubs. Cultivateur. Il sert comme hussard à la 10e compagnie du 5e escadron du 6e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 31 janvier 1814 à l’affaire de Montierender.

BARENS Michel. Il sert comme hussard. Demeurant à Portet, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

BARRAMBA François. Il sert comme hussard. Demeurant à Auterive, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

BARRAU Louis. Il sert au 4e régiment de hussards. Demeurant à l’hospice de la Grave à Toulouse en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BAUDIN Georges, né à Nantua, Ain. Hussards au 7e régiment de Hussards. Déserteur. Il est condamné à 1500 francs d’amende le 8 frimaire an IX.

BAUER Georges Chrétien, né le 2 mars 1794 dans le Bas Rhin. Il sert comme hussard au 6e régiment de hussards du 1er mars 1813 au 10 juin 1816. Il reçoit la médaille de Ste Hélène.

BAYLE Raymond. Il sert comme hussard. Demeurant à Montastruc, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

BEILLAN Louis. Il sert au 1° hussard. Demeurant à St Béat en Haute Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BELLET Antoine, né en 1792 à Brosson, Isère. Il sert comme hussard à la 3e compagnie du 3e escadron du 8e régiment de hussards. Il décède le 5 décembre 1813 à l'hôpital de Strasbourg.

BELLOT Casimir, né en août 1795 à Laume, Manche. Boulanger. Il sert comme hussard au 6e régiment de hussards. Il disparaît durant les combats de 1814. Sa disparition est confirmée par la justice le 6 juillet 1825.

BERTEAU Michel, né le 14 mars 1791 à St Martin, Gironde. Cultivateur. Il sert comme brigadier au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 7 mars 1814 à la bataille de Craonne.

BERTRAND Pierre Marie, né le vendredi 1 décembre 1786 à Pont-de-Veyle, Ain. Il s’engage volontairement en 1805, dans le 9e régiment de hussards. Il a fait les campagnes d’Allemagne, de Prusse, d’Espagne et de Russie. Il se distingue à Wagram, en juillet 1809, où, lors d’un engagement avec un corps de cavalerie autrichienne, il parvient à enlever l’étendard à l’ennemi, après avoir tué d’un coup de sabre l’officier qui le portait. Le lieutenant Bertrand est fait prisonnier durant la campagne de Russie, mais il s’échappe, et rejoint le corps d’armée auquel il appartient, malgré ses blessures. En 1814, il combat au camp de Limonest, près Lyon,. Après le licenciement de l’armée, il revient à Pont de Veyle. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1815, mais la II restauration ne lui reconnaît pas le brevet. Il reçoit la croix après 1830.

BESSON Ferdinand, demeurant à Bourg, Ain. Il sert au 13e régiment de Hussards. Il est reconnue apte au service par le Conseil d'Examen du Département de l'Ain le 24 Avril 1815.

BEZIAN François. Il sert au 2e régiment de hussards. Demeurant rue St Simon à Toulouse en Haute Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BEZIAN Jean. Il sert au 2e régiment de hussards. Demeurant rue du loup à Toulouse en Haute Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BINET Philippe Hyacinthe, né le 10 février 1760 à Mirobelle. 1 m 77. Conscrit de l'an VIII, il se présente le 22 novembre 1603 à Cambrai où se trouve alors le dépôt du 4ème hussards. Il est affecté à la com­pagnie d'élite dont il devient le fourrier le 24 janvier 1807. Le 1er  avril 1810, il est affecté à la 6ème compagnie avec le grade de maréchal des logis. 15 jours plus tard il réintègre la compagnie d'élite en tant que maréchal des logis chef. Sa bravoure dans les différentes actions menées en Espagne lui vaut l'attribution de la légion d'honneur le 16 mars 1812. Un an plus tard il est nommé adjudant, mais ses blessures et le climat espagnol ont ruiné sa santé. Il décède à l'hôpital de Valence le 16 avril 1813.

BION Nicolas. Hussard au 5e Régiment de Hussards. Il reçoit un Mousqueton d'Honneur.

BLANC Pierre, né en 1794 à Belley. Il sert comme cavalier dans le 3e Régiment de Hussards du 7 Mai 1813 au 15 Juillet 1815. Il est condamné à 10 jours de prison sous la seconde Restauration pour avoir tenue des propos séditieux.

BLANCHET Jean-Marin, demeurant à Hautecour, Ain. Il sert au 1er Régiment de Hussards. Il est ouvrier tanneur à Bordeaux lors de la réunion du Conseil d'Examen du département de l'Ain le 24 Avril 1815 pour les Cent jours pour défaut de taille.

BLANCHON Benoît, demeurant à Bourg, Ain. Il sert au 1er régiment de Hussards jusqu'en 1814. Absent de son domicile le 13 Avril 1815. Il sert comme maréchal des logis à la 3e compagnie des corps franc de la Seine durant les Cent jours.

BLUMELIN Michel. Brigadier-Trompette au 4e Régiment de Hussards. Il reçoit une Trompette d'Honneur.

BODUROT Jean. Maréchal des Logis au 8e Régiment de Hussards. Il reçoit un Sabre d'Honneur.

BOISSEAU Louis, né le 5 juin 1792 à Nogent, Sarthe. Laboureur. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l’ennemi le 10 février 1814 à l’affaire du bois de Baye.

BOISSON Claude François, né le 23 novembre 1784. Il sert comme cuirassier au 8e régiment le 15 décembre 1805, il passe comme caporal dans la gendarmerie à la 21è cohorte. Adjudant au 154e de ligne. Il passe avec ce grade au 4e hussards en avril 1815. Il quitte le service le 31 décembre 1836. Sans profession demeurant à Arbois dans le Jura en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BOTTIER François, demeurant à Sermoyer, Ain. Il sert au 3e régiment de Hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 26 Avril 1815 pour les Cent jours.

BOUE Jean Marie. Il sert au 4e régiment de hussards. Il est concierge à terre cabade à Toulouse en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BOUFFARD Jean, né en 1789, demeurant à Cessy, Ain. Il sert durant 8 ans au 14e régiment de hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 2 mai 1815. Il vit pauvrement avec 6 enfants à charges à Gex en 1860.

BOULANGER Etienne, né à Melain, Meurthe. Il sert au 9e régiment de hussards. Il décède le 23 décembre 1810 à Tudela.

BOURDON Jean Marie François, né le 10 janvier 1791 à Bourg, Ain. Fils de François et de Josèphte. Il entre au 1er régiment de hussards le 23 avril 1812. Il décède de ses blessures le 18 février 1814 à l'hôpital de Montrbrison. Sa famille apprend son décès en juillet 1817.

BOURGEOIS Anthelme, né à Lyon. Il sert au 6e régiment de hussards.

BOURGEOT Joseph, demeurant à Duplantet. Il sert au 4e régiment de hussard. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 28 Avril 1815 pour les Cent jours

BOUVIER Joseph, né en 1789 à St Marcellin. Il sert comme cavalier à la 4e compagnie du 8e régiment de hussards. Il décède à l'hôpital de Strasbourg le 23 juillet 1813.

BOYARD Jean-Marie, demeurant à Villemotier, Ain. Il sert au 12e hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 25 Avril 1815 pour les Cent jours.

BOSC Pierre. Il sert au 4e régiment de hussards. Demeurant à Laux et Pommarède en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

BRANCHU François, né le 1er Nivôse an II. Il sert du 23 Avril 1813 au 15 Mai 1815 au 67e Régiment d'Infanterie de Ligne puis au 3e régiment de Hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 2 mai 1815. Aveugle, il vit assisté par ses enfants à Farges, Ain, en 1860.

BRANDEBOURG Michel, né en 1791 à Met­zervisse, Moselle. Marqué de petite vérole, il mesure l m 71. Il entre, le 11 février 1813, au 6e  escadron du 10e régiment de hussards. Son instruction terminée, il rejoint son régiment en Saxe. Avec 35 de ses camarades canton­nés au dépôt général de cavalerie de Leipzig, il est affecté au régiment de hussards de la garde du roi de Wesphalie et parti­cipe glorieusement à la campagne de France. Le 12 août 1814, l'inspecteur général comte de Tilly, chargé du licenciement du 13e  hussards (ancien hussards de Jérôme Napoléon) l’incorpore dans les lanciers d'Angoulême.

BRASSENS François, né en 1789 à Hure, Gironde. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de l'ennemi le 9 février 1814 à l’affaire de Château-Thierry.

BRIOLE François Julien, né le 25 février 1792 à St Ouen, Sarthe. Cultivateur. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Prisonnier de 1’ennemi le 10 février 1814 à l’affaire du bois de Baye.

BRISSET François, né le 23 novembre 1794 à St Jean, Charente Maritime. Il sert comme maréchal ferrant au 2e régiment de hussards. Il est fait prisonnier de l’ennemi le 10 février 1814 à l’affaire du bois de Baye.

BRODET Jean-Pierre, demeurant à Trévoux, Ain. Il sert au 14e régiment de hussards. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 29 Avril 1815, pour les Cent jours.

BRUNE Pierre, né à Lyon. Il sert au 9e régiment de hussards.

BRUNEBARBE Jacques Honoré, né le 7 novembre 1791 à Paris, Seine. Il sert comme hussard au 7e régiment de hussards. Il est tué au combat, en janvier 1814.

BRY Jean Marfin, né le 10 mars 1792 à Dammé, Sarthe. Journalier. Il sert comme hussard au 2e régiment de hussards. Pris par l'ennemi le 15 février 1814 à l’affaire de Moret.

BUCHER Sébastien, né le 9 février 1779 à Gorspitzheim. 1m 72. Il s'engage dans les rangs du 2ème Hussards en 1800. Affecté à la 2ème compagnie (2ème escadron) il quitte celle-ci en février 1810 pour se coiffer du colback de la compagnie d'élite. Il participera à toutes les campagnes de l'Empire et sort pratiquement indemne de cette terrible guerre d'Espagne. Prévu dans la réorganisation du 2ème régiment, il passe dans les rangs des Hussards de la Reine le 16 juillet 1814.

BUFFOT Laurent, demeurant à Bourg, Ain. Il sert au 1er régiment de Hussards. Il est reconnue apte au service par le Conseil d'Examen du Département de l'Ain le 24 Avril 1815.

BURTION François Charles, né le 1er novembre 1793 à Paris, Seine. Ébéniste. Il sert comme hussard à la 6e compagnie du 7e régiment de hussards. Il disparaît au cour de la campagne de 1814.

BUSCAILLE Jean Pierre. Il sert comme hussard. Demeurant à Paulhac, Haute Garonne, en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

BUSHES Pierre Henry. Il sert comme hussard au 4e régiment de hussards. Receveur du pont St Michel à Toulouse en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

Voir la suite sur :  http://histoireetdocuments.chez.com/dictionnaire_des_hussards_francais_2248.htm

VIVAT HOUZARD  

 

Répertoire patronymique, lettre A, des hussards français de la Révolution et l’Empire

Par

Jérôme Croyet, Docteur en Histoire,

Et

Grégory Marguin

Commencé en 2004, édition du 1er semestre 2006.

  ABADIE Antoine Etienne. Il sert au 9e régiment de hussards. Demeurant à la Fourguette, Haute Garonne en 1857, il reçoit la médaille de Ste Hélène.

ABRAHAM Nicolas, né à Grenouillé, Meurthe. Il sert au 6e régiment de hussards. Il décède le 10 février 1806  Laybach. AGIER Sébastien, né le 17 novembre 1793 à Bettroff, Moselle. Il sert comme hussard à la 2e compagnie du 7e régiment de hussards. Il disparaît au cours de la campagne de 1814.

ALEIME Jean-Marie, né le 28 Septembre 1788 à Nantua, Ain. Il entre le 1er Septembre 1812 au 67e Régiment d'Infanterie de Ligne. Il est incorporé par la suite au 9e Régiment d'Infanterie de Ligne. Il est désigné capable de servir par le Conseil d'Examen du département de l'Ain le 27 Avril 1815 pour les Cent jours. En 1815 il entre au 3e régiment de Hussards. Il rentre à Nantua en Juillet 1815. Il est marié en 1816. Le 8 Mars 1816, il rend à la mairie de Nantua un sabre, un gilet aux couleurs du 3e régiment et sa veste (dolman ?).

AMBROSETTI. Sous-officier au 4e régiment des gardes d’honneur, nommé le 30 octobre 1813 par Napoléon comme sous-lieutenant surnuméraire au 6e régiment de Hussards.

ANDRIAN Paul. Il sert comme lieutenant au 4e régiment de hussards. Demeurant 2 rue Louis Napoléon à Toulouse en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

ARNAUD, né à St Amour (Jura). Il entre comme sous-lieutenant au 4e régiment de Chasseurs à Cheval le 1er janvier 1793. Aide de camp du général Gromard le 18 juin 1793. Aide de camp du général Courlot , chef d’état major de l’armée du Rhin et Moselle le 28 thermidor an II. Lieutenant le 4 vendémiaire an 4. Capitaine au 1er régiment de Hussards le 14 Floréal an 5. Il reçoit 4 blessures. Quartier maître dans la gendarmerie de l’Ain du 10 germinal an 6 à 1810, date de son arrestation pour malversation et faux dans la caisse du Conseil d’Administration de la Gendarmerie de l’Ain. Se suicide à Bourg en 1815.

ARNAUD François. Il sert au 1° hussard. Demeurant à Nailloux en Haute Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

ARNAUDET Jean Pierre, né le 18 novembre 1769. Il sert comme hussard dans les hussards de la Mort. Il finit sa carrière avec le grade de lieutenant colonel. Il fait les campagnes d’Italie, d’Autriche, d’Espagne, d’Allemagne et de France. Il est maire de Collonges au Mont d’Or de 1837 à 1848. Il décède le 5 mars 1854.

ARNOULD Jean Baptiste, né le 14 juillet 1789 à Reims, Marne. Il entre au 3e hussards le 17 avril 1808. Il fait les campagnes de 1808 à 1810. Il est en Espagne en 1811 et 1812. IL est à l’armée du Portugal en 1813 et 1814. Brigadier le 31 janvier 1814. Chevalier de la Légion d'Honneur le 3 avril 1814. Il est à la Grande armée en 1815 puis à l’armée du Jura commandée par Lecourbe. Nommé maréchal des logis au 3e régiment de hussards le 16 août 1815. Il passe dans la Garde Royale, le 23 novembre 1815. Sur son brevet son nom est orthographié Arnaud. Des témoins déposent, devant le maire de Reims, le 14 mai 1817 qu’il s’appelle bien Arnould.

ATTANE Jacques. Il sert au 3e régiment de hussards. Demeurant 16 rue Embarthe à Toulouse en Haute-Garonne en 1857. Médaillé de Ste Hélène.

ATZENHOFFER Joseph, né le 29 septembre 1773 dans le Bas Rhin. Il s’engage au 6e régiment de hussards du 29 germinal an VIII au 29 frimaire an X. Il reçoit la médaille de Ste Hélène.

 

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LE 1er HUSSARDS EN 1806

par Jérôme Croyet

docteur en histoire, archiviste adjoint aux A.D. Ain  & collaborateur au magazine Napoléon 1er

                 Lors de la campagne de Prusse de 1806, couronnée par l’éclatante victoire de Yéna et l’incomparable journée d’Auerstaedt, le 1er régiment de hussards, Berchény, a l’honneur de faire le service auprès de Napoléon, à partir du 6 octobre à la place de la cavalerie de la Garde absente jusqu’au 18. Ce qui fait du 1er hussards, un régiment « d’élite » parmi la ligne.

L’uniforme de la campagne

Le régiment compte 3 escadrons pour un effectif total de 424 hommes[1]. Le régiment fait la campagne en dolman, laissant les pelisses au dépôt au plus grand détriment des cavaliers : « dans l’histoire de ma vie de Georges Sand,…son père officier au 1er hussards demande en 1806 dans une lettre à sa famille, qu’on lui envoie sa pelisse car il fait atrocement froid, et que le régiment est en dolman » . Lors de cette campagne hivernale, les hussards portent le manteau, le positionnant là où vient le vent.

L’uniforme est le dolman bleu ciel foncé, à collet bleu et parements rouges. Ils comportent 5 rangées de 18 boutons. Les tresses et galons sont blancs. La hongroise est bleu ciel foncée avec le nœud hongrois et la galon blancs. La sabretache est en cuir recouverte de drap rouge avec le 1 en drap blanc entouré d’une couronne de laurier, le tout surmonté d’une couronne civique. Elle est bordée d’un galon blanc. Elle est portée en concurrence avec la sabretache du début d’Empire, en cuir recouverte de drap rouge avec les mêmes motifs que la précédente sauf que le 1 est surmonté de la couronne de impériale. On peut supposer que ce modèle équipe les cavaliers nouvellement arrivé tout du moins habillé et équipé de neuf. La charivari  est en drap bleu ciel foncé avec le renfort de cuir à l’entrejambe découpé en dents de loup en soutaché de rouge. Il comporte deux poches en pointes, soutachées de rouge, fermées par trois boutons. Il est galonné de rouge sur le côté et fermé par 18 boutons blancs. Certains cavaliers portent un gilet rouge non gansé. La ceinture écharpe est cramoisi aux coulants blancs.

Les compagnies du centre & compagnies d’élite

Les compagnies du centre porte concurremment le shako noir modèle 1806, avec jugulaires à écailles, cordon raquette blanc et plumet noir. Certains portent la cocarde tricolore, retenu par une ganse, au milieu du shako alors que d’autres la portent plus haut pour laisser la place à une plaque au numéro 1[2]. Ces derniers shakos portent le plumet sur le côté gauche alors que les premiers le portent sur le devant. La compagnie d’élite porte le colback en fourrure noir, avec la flamme rouge au pompon blanc.

 

Sous-officiers

Les sous officiers portent la même tenue que la troupe sauf que le shako porte un galon en argent. Ils sont distingués des hommes du rang par leur grade sur les manches, au dessus du parements. Les sous officiers ne portent par de mousqueton, ni de banderole porte-mousqueton.

 

Trompettes & musique

Les trompettes et les  musiciens du régiment portent le dolman rouge à parements bleu ciel foncé et la hongroise bleu ciel foncé. Ils ont pu être présents car des musiciens étaient pris temporairement dans les compagnie du centre et après s’être changé, formaient la musique.

Les officiers
Les officiers portent la même tenue que la troupe mais avec les ganses et galons argents à la place de blanches. L’équipement, ceinturon et bottes, peut être en marocain rouge. Ils portent plus facilement le colback. La sabretache est en drap rouge avec le 1 dans un écu d’argent. Outre le galon d’argent, la sabretache est bordée de franges argents. Pour les officiers, un plus grand panachage existe étant donné le fait qu’ils se payent leur propre uniforme et équipement.



[1] Le 1er escadron compte 12 officiers et 132 hommes, le 2e 6 officiers et 140 hommes et le 3e 7 officiers et 127 hommes.

[2] « sur les bords du losange, elle porte ces mots : (un sur chaque côté) régiment d’hussards, République Française ». BUCQUOY : « le 1er régiment de hussards 1800 1815 » in La Cavalerie Légère, les uniformes du 1er Empire.

Le 11e Régiment de Hussards

De 1ère formation

1793 – an XII

Jérôme Croyet,

docteur en histoire, archiviste adjoint aux A.D. Ain  & collaborateur au magazine Napoléon 1er

 Le 4 septembre 1792, un décret de la Convention crée la Légion Germanique. Un décret du 4 mai 1793, envoi des représentants du peuple à Tours, vérifier le civisme des officiers de la Légion. Le 26 juin 1793, à Amboise, ce corps, ainsi que les cavaliers jacobins levés en 1792, est versé dans le récent 24e régiment de chasseurs à cheval qui en vertu d’un nouveau décret de la Convention le 28 juillet 1793, devient le onzième régiment de hussards. Le régiment est placé sous les ordres du colonel Avice. Alors qu’il devait compter 53 officiers et 1 028 hommes répartis en 6 escadrons, il n’arrive que difficilement à aligner 47 officiers et 576 hommes. Le 11e hussards participe à la campagne de 1793 sur le Rhin avant de passer en Vendée. Sur le Rhin, il combat à Bergtheim, Ungerviller, Geisbury et Turkheim. A compter du 14 germinal an II[1], les cavaliers révolutionnaires sont versés au 11e. C’est à partir de pluviôse an III, que le dépôt du régiment, situé à Vesoul centre régional de garnison de cavalerie[2], accueille ces jeunes cavaliers volontaires des sociétés populaires[3] et certains cavaliers de la levée des 30 000 de cavalerie : "Ce 16 décembre 1793. Ma cher mère. Je m'empresse de vous donner des nouvelles de mon heureuse arrivée à Vesoul et de l'état de ma santé qui est excellente. Je suis arrivé vendredi à Vesoul, après avoir voyagé en bonne compagnie et le lendemain matin nous avons tous été cantonnés dans un village qui est proche où nous somme fort bien en attendant des chevaux. Ne vous chagrinez point, je suis bien portant et j'espère que la guerre qui va bientôt finir me laissera encore le plaisir de retourner auprès de vous. Vous me feriez grand plaisir, si cela est possible, de me faire savoir de vos nouvelles. Je fais bien mes compliments à mon frère et à ma sœur. Je prie aussi ma blonde Claudine Buffet de se souvenir toujours de moi, je l'aime toujours bien tendrement. J'espère qu'elle voudra bien me faire donner de ses nouvelles. Faites lui bien mes compliments et à tout ceux de la maison, mon cousin et ma cousine. Je suis en vous embrassant votre fils. Claude Poncet. Mon adresse est au citoyen Claude Poncet en cantonnement à Frotey par Vesoul, département de la Haute Saône"[4].

 

Avec ces apports, le régiment compte 1 188 hommes pour un effectif théorique de 1 705. Durant « la période d’organisation et de fonctionnement du gouvernement révolutionnaire », le régiment est passé en revue, entre le 16 août et le 21 septembre 1793. Le compte rendu est envoyé au Comité de Salut Public. Entre le 22 septembre et le 24 octobre 1793, le conseil d’administration du régiment reçoit des fonds. En juin 1794, la Commission des Armées fait un rapport sur le régiment qui est envoyé au Comité de Salut Public. En 1796 et 1797, le régiment, qui compte 4 escadrons et un état major, combat en Allemagne. Il s’illustre à la défense de Khel en 1796. Il combat à Freidberg et Mainbourg, où, le 7 septembre, le lieutenant Noël et 4 hussards font prisonniers 3 pelotons d’infanterie pendant que le lieutenant Fleury capture un canon. « En 1798 à l’armée d’Helvétie, le hussard Chartrousse, suivit de 3 hommes s’élance sur le pont de Guemins, défendu par 4 bataillons renforcés d’artillerie, et ouvre le passage à la colonne française »[5]. Il est en Italie en 1799 et 1800. Lors de cette campagne, il est à la traversée du Mincio, il combat sur la Trebbia, est à la retraite de Gênes, se trouve à Marengo et participe à la prise de Vérone en janvier 1801. En l’an VIII, le régiment reçoit trois guidons neufs, facturés 620 francs pièce, en remplacement de ceux usagés. L’année suivante, en 1801, organisée la compagnie d’élite du régiment. A la réorganisation de l'an XII, le régiment devient 29e dragons.

 

Le régiment adopte à partir de 1795, l’an III, la tenue à la hussarde verte foncé et gris fer. C’est ainsi que le dolman à la couleur distinctive verte, aux parements et collet rouge, porte les tresses plates et ganses carrées blanches. La hongroise en grise à galon blanc alors que la ceinture écharpe est rouge à coulants jaunes. Comme au 3e hussards, l’équipement est en cuir noir. Le gilet est écarlate. La sabretache est du modèle conforme à, l’arrêté de l’an III, galonnée de galon tricolore, laissant entendre que l’équipement et l’habillement neuf a été perçu à Vesoul. Sur l’uniforme des trompettes, la République s'empresse de supprimer les galons de livrée pour les rem­placer par d'autres, le plus souvent tricolores. Mais, en 1793-1795, des régiments de formation récente comme les 9ème  et 11ème  Hussards introduisent la mode des trompettes habillés “ à la hongroise ”. Au 11e, ils ne portent pas les couleurs inversées. Le trompette porte un dolman rouge à tresses et ganse carrée blanche, parement et collet bleu, une pelisse rouge, la hongroise bleue et la ceinture écharpe rouge à coulants blancs.


[1] PIGEARD (Alain) : « les hussards de la Révolution » in Tradition Magazine n° 166.

 

[2] Il s’y trouve aussi un dépôt de dragons.

 

[3] Notamment ceux de la partie Bugey du département de l’Ain.

 

[4] Claude Poncet de Tossiat, cavalier de la levée des 30 000 de cavalerie de l'été 1793. Il part avec ses camarades de l'Ain le 2 Octobre 1793, accompagné d'un officier, pour Vezoul, garnison d'un régiment de dragons. Il écrit à sa mère, Claudine Bolet, demeurant à Tossiat. A.C. Tossiat, rév. 1.

 

[5] JAEGER (Gérard) : « les régiment de hussards pendant la Révolution » in Tradition Magazine n° 155.

 

LE 10e HUSSARDS EN ESPAGNE

 

 

 

Le 10e hussard est formé à partir du corps des Hussards Noirs de la Mort, créé en février 1793. Le 25 Mars 1793, la Convention décrète que le corps des Hussards de la Liberté de l'Armée de Belgique est compris dans les régiments de hussards sous le numéro 10. Le 3 Mai 1793, la Convention prend un décret qui ordonne aux officiers, sous-officiers et hussards composant les trois premières compagnies du 10ième régiment de Hussards dit de la Liberté de rejoindre incessamment leur corps, car ils ont été licencié arbitrairement par Dumouriez. Le 10e Hussard est créé par décret du 4 Juin 1793. Le régiment combat les vendéens de 1793 à 1796. En 1804, le 10e hussard reçoit 4 aigles et étendards mod. Challiot. Le régiment qui compte 486 hommes fait partie de la Brigade Treillard, 5e corps d’armée Maréchal Lannes. C'est un maréchal des logis du régiment, Guindey, qui tue en combat singulier le prince héritier Louis de Prusse à la bataille de Saalfeld, le 10 octobre 1806. Il participe à la bataille d’Austerlitz. En 1808, le régiment passe en Espagne. C’est de la terre espagnole que le brigadier Lion écrit à son père :

 

« A Monsieur Damas Lion marchand fruit dessus la place à Dettignies département de La Lys par Courtray par Courtray en flandre.

 

Salamanque le 22 Mai 1809

 

Mon Cher père Ma cher Mère

 

j'ai pris la plume à la main c'est pour vous faire savoir là où je suis, et pour m’enformer de l’état de votre santé, tant que la mienne elle est très bonne. Voilà la quatrième lettre que je vous écrit puis quatre mois que nous somme en Espagne sans avoir aucune réponse.
Je demande partout où je va après mon frère, je n'en reçois pas des nouvelle. J'ai vu les fils de Vercrusse auprès de Valladolid, il me dit qu'il avait vu à Salamanque. Moi j'ai demandé par tout mais je ne l'ai pas vu.

 

Nous somme dans un pays de brigand, nous ne pouvons pas sortir du logement le soir sans ses armes autrement vous êtes égorgé, c'est la mort de beaucoup françois. En Espagne ils craignent les hussard comme le feu. Nous n'avons perdu que deux hussards par le temps que nous somme en Espagne mais beaucoup d'infanterie.

 

Je vous prie mon père et mère de prier le bonjour à tous mes amis ainsi qu'à Julie Delnee et son frère, de me donner de leur nouvelle, et de donner l'adresse de mon frère. Je n'ai rien d'autre a marquer pour le présent. Nous espérons à rentrer bientôt en France. Les compliments à mes oncles et tantes, à mes parent voisins et ami. J’embrasse mes frères et sœurs de tout mon cœur sans oublier ma petite Joséphine. J'ai fini en vous embrassant de tout mon cœur je suis et serai votre fils pour la vie, Pierre Joseph  Lion Brigadier d'hussard.

 

Voila mon adresse à Mr pierre Joseph Leon Brigadier au 10e régiment d'hussard 13me Compagnie à l'armée d'Espagne pour suivre le 10me d'hussard. » (Collection particulière - archives nationales Belges)

 

 

Les uniformes du 4e hussards

Par Jérôme Croyet

D’après Rousselot, Kobell, Barbier, Vanson, Charmy, Benigni, Rigo et le SHAT

 Durant la Révolution et le 1er Empire, les couleurs distinctives du 4e hussards sont : pelisse écarlate, tresses plates et carrées jaunes, bouton laiton. Dolman bleu national, collet bleu national, parements écarlates, tresses plates et carrées jaunes. Sauf mentions contraires, les pelisses et dolmans ont 18 rangées de tresses carrées jaunes. Le gilet simple est bleu national. La hongroise bleu national, tresse plate jaune. Le bonnet de police est durant toute la période bleu national à flamme écarlate et soutaché de jaune. Les galons d’ancienneté, placés sur le milieu du biceps gauche sont de couleur rouges.

 

Durant la Révolution, l’uniforme est la hongroise bleue nationale, galonnée de jaune, pelisse bleue nationale à trois rangées de boutons jaunes, ceinture écharpe rouge à coulants jaunes, pelisse écarlate à 3 rangées de boutons jaunes. Le régiment porte le mirliton noir à flamme rouge, cocarde, raquettes jaunes et plumet rouge à gauche.

A l’armée de Sambre et Meuse, de 1795 à 1799, le régiment porte des chabraques en pointes, en tissu bleu national, galonnées de jaunes au n°4. Sur les fontes se situent des demi-chabraques en fourrure. Si le dolman est toujours bleu national à parements écarlates et tresses plates jaunes[1], le pantalon est un charivari sans renfort de cuir, de couleur gris avec une bande latérale bleu national. Le plumet du mirliton, porté à gauche, sous la cocarde, est rouge à sommet vert. Les cordons sont rouges. La sabretache n’a plus la forme en accolade mais arrondie en sa partie inférieure. Elle a un fond rouge, galon jaune, au faisceau de licteur et bonnet phrygien entouré de deux ovales blancs vierges cernés de feuilles de lauriers jaunes. Le ceinturon et les bélières sont en cuir fauves alors que le porte mousqueton et le porte giberne sont en buffle blanc.

En 1799, à l’issu de la campagne, l’état des uniformes du régiment est catastrophique, à peine la moitié de l’habillement est potable. Le régiment a alors dépensé de fortes sommes pour fabriquer mais aussi réparer l’habillement existant. Les bottes sont toutes très mauvaises, les dolmans sont trop courts ou trop étroits, gênant les mouvements des cavaliers. Les cols sont trop épais pour le service. Le général Bourcier demande la fabrication uniforme de dolmans et de pelisses mais aussi la fabrication de pièces alors presque inexistantes : gilet d’écurie et manteau. Le gilet d’écurie et le pantalon d’écurie sont en tricot bleu, de même que le porte-manteau. Les manteaux sont en drap bleus.

En 1800, le mirliton vit ses dernières heures. Le dolman est à 5 rangées de boutons tandis que le charivari bleu national reçoit un renfort en cuir qui peut être festonné en dents de loup. Certaines compagnies du régiment ont un équipement en cuir noirci.

Le trompette, qui porte le colback avec cordon raquette jaune, porte la pelisse écarlate à 5 rangées de boutons, collet et parements bleu national. La ceinture écharpe est comme celle de la troupe, ainsi que le charivari. La giberne reçoit le n°4.

En 1801, le shako évasé à flamme est mis en service. Le plumet en sans doute noir à sommet rouge.

La compagnie d’élite est formée en 1802 et se distingue immédiatement par son colback à flamme et plumet rouge.

En 1804, les hussards des compagnies du centre portent le sabre modèle an IV. La dragonne est noire alors que le ceinturon est blanc. La sabretache est à fond rouge, galonné jaune, soutaché jaune. En son centre, une couronne de feuille de lauriers en fils de soie vert et marron, chiffre 4 jaune surmonté de la couronne civique. Elle reste en service jusqu’en 1807. Le charivari est bleu à bandes latérales rouges, boutons jaunes, manchons et renforts en cuir noir. La pelisse écarlate à 5 rangées de boutons jaunes. Shako noir à flamme rouge. Cocarde et pompon jaune à droite surmonté d’un plumet noir à sommet rouge. Le gilet simple n’est plus bleu national mais écarlate.

En 1805, le régiment reçoit un shako bas (18 cm), noir, sans plaque, ni jugulaire. La cocarde est fixé en haut du fût et le cordon simple (peut être rouge comme le galon du haut), natté, est relevé sur l’arrière. La dragonne est en buffle jaune. Le dolman, à 5 rangées de boutons jaunes, a les parements et le collet écarlate.

La compagnie d’élite à Austerlitz porte la chabraque en mouton blanche, le porte manteau bleu national, galonné de jaune au 4. Le charivari est bleu national sans renforts de cuir. La pelisse écarlate est à trois rangées de boutons jaunes. Colback avec flamme et plumet rouge. Le sabre est modèle an IV. La sabretache a retrouvé sa forme en accolade. Elle est similaire à celle de 1804, sauf que la couronne civique a laissé la place à un couronne. Elle sera en service dans la compagnie d’élite jusqu’en 1812. Le 4 a la forme d’un L majuscule. A cette date le régiment porte le couvre sabretache en cuir noirci timbré au 4 jaune. La giberne reçoit une grenade en laiton.

En 1807, le plumet est noir à sommet jaune. A cette époque le régiment porte sans doute une plaque en losange à l’aigle surmontant le 4[2]. La visière est cerclée. C’est à cette époque que le régiment adopte les 5 rangées de boutons sur la pelisse[3] et le dolman. D’après un mannequin du Musée de l’Armée, le charivari en drap bleu national a un renfort en cuir de couleur fauve et festonné. La giberne en cuir noir porte l’aigle impériale en son centre. Le régiment est parmi les premiers à changer de sabretache. Elle est similaire à celle de 1804, sauf que la couronne civique à laissée la place à un couronne. Les fils sont en coton verts et marrons. Le 4, situé au centre est en laiton.

En 1808, le shako modèle 1806 fait son entrée. Il est un peu plus élevé, muni de jugulaires à écailles et orné d’une plaque au 4 ajouré et d’un cordon natté. La sabretache de troupe est brodée en laine. Entre 1807 et 1810, le numéro est en métal, entre 1810 et 1812, il est brodé. Le plumet du shako est noir. La hongroise porte des nœuds. Le dolman est à 3 rangées de boutons ainsi que la pelisse. Les trompettes ont le shako à fond rouge. Les sabretaches sont en cuir noir au n°4[4], certaines l’ont au centre d’un écu.

En 1809, le trompette porte un sabre modèle an XI. La sabretache à fond bleu porte un galon jaune, soutache rouge, couronne de laurier avec 4 couronné. Shako modèle 1806, à renfort latéraux en V, bourdalou, visière à trottoir de punaise sans cerclage, crochets latéraux de cordon raquette, jugulaires à écailles et plaque jaune à l’aigle surmontant le n° du régiment. Chabraque noire bordée de rouge, porte manteau bleu galonnée de jaune chiffrée 4. Hongroise écarlate, tresse plate jaune. Dolman écarlate, à 5 rangées de boutons jaunes, tresses jaunes, collet et parements de manche bleu. Ceinture écharpe rouge à passant jaunes. Pelisse bleu national, à 5 rangées de boutons jaunes et tresses carrées jaunes. En Espagne, le régiment utilise sans doute du drap brun notamment pour les pantalons de route. Le 21 juillet, un détachement arrive de France, à destination de l’armée d’Allemagne. Il n’a ni pelisses, ni hongroises mais les dolmans et les charivari de drap avec un liseré rouge et non pas une bande, sur l’ouverture extérieure fermée par des boutons jaunes.

En 1810, le régiment opte pour une nouvelle sabretache. Le drap de fond est toujours écarlate avec son galon jaune. Le centre est désormais brodé en fils jaunes, d’une aigle surmontant un 4. Les branches ont disparu. Chez les officiers, l’or remplace le jaune mais surtout le drap de fond est bleu national. Ce modèle d’officier est encore en service en 1812.

Au 15 septembre 1811, toute la compagnie d’élite est montée sur des chevaux noirs, et portent des schabraques noires. Le colback a la flamme rouge, avec des grenades et des aigles en cuivre jaunes.

En 1812, la pelisse et le dolman ont 5 rangées de boutons. La hongroise perd ses nœuds pour les piques renversés. Le shako est noir, jugulaires à écailles avec rosaces à l’étoile pour les compagnies du centre. La plaque est du modèle 1812 à soubassement avec le 4. Le gilet d’écurie devient vert, comme le manteau. Les dents de loup des chabraque deviennent vertes.

En 1813, les hussards du 4e régiment portent le shako noir à plaque en losange, modèle 1806 ou 1810, avec cordon raquette jaune, jugulaires en écailles et le plumet noir à sommet vert. La pelisse à 5 rangées de boutons est portée chaussée. Le pantalon de cheval bleu national garni de boutons est sans basane. Il a une bande de drap rouge sur le côté. La sabretache est en cuir noir avec l’aigle et le numéro. Le portemanteau et le feston de la chabraque sont rouges. La compagnie d’élite porte la pelisse à 5 rangées de boutons et un pantalon de route non basané à bandes latérales rouges. Le colback a perdu sa grenade. Le sabre est du modèle an XI. Comme pour le 12e hussards, les 5 rangées de tresses jaunes de la pelisse sont cousus en forme de V[5]. Pour les officiers le shako devient entièrement rouge.

En 1814, la tenue change légèrement. Si le dolman revient aux trois rangées de boutons, ses revers ne sont plus désormais rouges mais bleu. La sabretache en cuir fauve a son drap de fond rouge, avec galon jaune et un 4 en drap découpé. Le shako n’a plus de plaque mais toujours son cordon raquette jaune et ses jugulaires. Le plumet est désormais entièrement noir.

Dans les derniers mois de l’Empire, le shako semble laisser la place au shako rouleau noir ou rouge (peut être en mai 1814), avec couvre nuque, orné d’un plumet et tenu par un cordon dont les raquettes sont attachées à la poitrine.


[1] Les coudes ont des renforts de cuir fauve en forme de cœur.

[2] Modèle vue en vente sur Ebay en février 2006 mais aussi modèle du 4e hussards, Musée des Invalides.

[3] D’après le mannequin du Musée des Invalides, à Paris, la pelisse porte des soutaches dans le dos.

[4] Une sabretache de ce modèle est visible au Musée de l’Empéri à Salon de Provence.

[5] Pelisse d’officier du 4e hussards, Musée des Invalides.


Les hussards de Bonaparte et les hussards à pied

 

Jérôme Croyet, docteur en histoire, archiviste adjoint aux A.D. Ain

 

& collaborateur au magazine Napoléon 1er

 

 

 

Les hussards de Bonaparte et l'infanterie légère sont des corps de volontaires "qui seraient en état de se monter, s'habiller et s'équiper"[1]. Ils doivent s'inscrire auprès des préfets et des sous-préfets. Mais les individus peuvent aussi se rendrent isolement à Dijon, où ils seront équipés. Au fur et à mesure de leur arrivée dans la capitale de Bourgogne, ils sont regroupés par département, en compagnie par des inspecteurs aux revues. Si un modèle de tenue réglementaire est déposé chez le général Mathieu Dumas, un modèle est aussi déposé en préfecture pour que les volontaires puissent faire fabriquer leur tenue uniformément. 

 

Leur tenue est superbe. "bonnet de police, le tour bleu de ciel, la queue jaune chamois, avec un feston losangé de trèfles carrés, moitié bleu de ciel, moitié blanc. Gilet d'écurie bleu de ciel, large et aisé ; collet et parmemens chamois, poches sur le côté, une seule rangée de boutons. Pantalon d'écurie bleu de ciel, garni en peau basane noire, les bandes de côté chamois, ainsi que les pattes de goussets.

 

Grande tenue. Pelisse jaune chamois, bordure noire, courte, de poil frise, trois rangées de boutons blancs, moitié fil blanc, moitié fil bleu de ciel ; nœuds à la hongroise sur la manche, sans galons ; tresses carrées, marquant la taille et nœuds à la hongroise sur les petites basques. Dolman jaune chamois, paremens et collet bleu de ciel, trois rangées de boutons, ganses comme à la pelisse, nœuds à la hongroise idem. Ceinture en poil de chèvre leu céleste, nœuds d'agrément jaunes, cordons et houpettes de même. Gilet bleu céleste, tresses carrées, mélangées fils bleu et blanc ; trois rangées de boutons blancs. Culotte à la hongroise, ceinture à courroie ; tresses carrées, mélangées bleu et blanc sur les coutures ; nœud à la hongroise sur les cuisses. Surtout bleu céleste, paremens chamois, collet montant, avec une petite patte bleu céleste et un bouton, manches ouvertes dessous avec trois boutons ; la doublure comme le dessus, passepoil jaune, habit retroussé. Shako, sept pouces et demi de hauteur, évasé ; retroussis bleu céleste, cordons mélangés bleu et blanc, ganse argent, et gousset sur le devant pour le plumet. Panache rouge. Bottes en veau, talons à la hongroise élevés, ferrées, avec éperons bronzés, bordure et glands poil de chèvre noir. Manteau gris de fer. Porte-manteau gris de fer ; ganses ci-dessus désignée, sur les coutures des bouts…sabretache fond bleu céleste, galons blancs en poil de chèvre, trophée militaire, ceint de deux branches de laurier en sautoir, surmonté d'une couronne renfermant le chiffre de la République française"[2].

 

L'infanterie légère a un "habit bleu de ciel, revers et paremens chamois, boutons blancs ; gilet blanc, croisé à six pouces, avec deux rangées de boutons ; pantalon blanc, demi-guêtres comme l'infanterie légère. Chapeau rond, à petit bord, et à forme haute, et un peu évasé, surmonté d'une peau d'ours en cimier ; un côté du chapeau un peu retroussé, avec un panache bleu de ciel terminé par une touffe noire"[3].

 

Les hussards quittent Dijon le 4 thermidor an VIII en direction de Genève. Ils passent à Berne le 3 fructidor et se rendent dans les Grisons. Le 22 brumaire an IX, le dépôt arrive à Eythersem et le corps à Ebersberg le 9 frimaire. Là, ils deviennent Hussards volontaires de l'armée du Rhin. La campagne terminée, les hussards retournent en France. Ils sont cantonnés à Metz le 3 germinal an IX. Le 25 germinal, les 19 officiers, 601 sous officiers et hussards et leurs 373 montures, sont licenciés. 298 d'entre eux rentrent chez eux, 50 sont versés au 1er régiment de chasseurs à cheval, 45 au 8e régiment de chasseurs à cheval, 97 au 10e régiment de chasseurs à cheval, 107 au 16e régiment de chasseurs à cheval, 4 au 20e chasseurs, 3 au 17e dragons, 3 au 13e régiment de cavalerie, 1 au 8e hussard et un dans la légion des Francs.


[1] Lettre de Dumas au préfet de l'Ain, 23 germinal an 8. A.D. Ain série L.

 

[2] Organisation des volontaires de l'armée de réserve, instruction du général Mathieu Dumas, germinal an VIII. Collection particulière.

 

[3] Organisation des volontaires de l'armée de réserve, instruction du général Mathieu Dumas, germinal an VIII. Collection particulière.

 

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