Association Maréchal Suchet, armée des Alpes.

Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.
Dimanche 6 juillet 2008

UN COLONEL ITALIEN DE LA GRANDE ARMEE : LE COLONEL TEULIE

 

Joseph Antoine François Materne Balthazard Teulié est né le 18 juillet 1772 à Milan. Il s’engage volontairement au 4e régiment de chasseurs à cheval français, le 27 janvier 1800, alors que le dépôt du régiment est stationné à Bourg en Bresse dans l’Ani. Dès le 5 février, il passe suivant les directives du Premier Consul au 1er régiment de chasseurs à cheval italien. Sous-lieutenant le 5 mai 1800 puis lieutenant le 8 janvier 1801. Il devient capitaine aide-de-camp de son frère, le général Teulié. Il est employé à l’armée des Côtes de l’Océan de 1804 à 1805 puis en Allemagne de 1806 à 1807. Chef d’escadron, le 21 septembre 1807. Il fait fonction de chef d’état-major du général Bonfanti à Crémone, en 1809 puis au Tyrol de 1810 à 1811. Commandant de la place de Pesaro en 1811, il devient adjoint à l’état-major général de l’armée d’Italie de 1812 à 1814. Il devient chevalier de la Légion d’Honneur le 3 décembre 1813. Adjudant-commandant dans l’armée Italienne, le 4 mai 1814. Durant les Cents Jours, il quitte l’Italie, « pour ne point être à la solde autrichienne…j’ai préféré suivre le sort de l’armée française »[1]. Il est admis à servir dans l’armée française avec le grade d’adjudant-commandant, le 4 juin 1815. Il est alors employé comme chef d’état-major du général Rey, gouverneur de Valenciennes du 13 juin au 15 août 1815. Son service dans l’armée française est annulée suivant l’ordonnance du 1er août 1815. Il doit refaire une demande d’emploi dans l’armée française. Il l’obtient avec le grade de chef d’escadron d’état-major le 20 mai 1818 pour être mis en demi-solde le 1er juillet suivant. Lors d’une visite du Roi à Assanvilliers, il le rencontre à l’issue de la messe et lui demande un emploi. Ce dernier, apostille sa démarche et la renvoi au Ministre de la Guerre. Alors que ce dernier lui assure « qu’il désirait avec plaisir la première occasion favorable pour me (lui) donner un emploi »[2], il n’obtient rien, faute de places lui dit-on. Domicilié dans la Somme, il apprend, le 1er septembre 1825 que le maréchal-de-camp Bathazar d’Arci est nommé à la tête d’une brigade. Vivant dans une relative misère, « mon traitement de non-activité va cesser et je me trouverai à cette époque sans un morceau de pain »[3], il lui écrit afin d’obtenir une place de lieutenant du Roi ou de commandant d’un dépôt. Même si il reçoit la croix de Saint-Louis le 10 décembre 1820, il n’est admis au traitement de réforme que le 1er juillet 1828, puis de colonel le 19 novembre 1831. Il n’est naturalisé français que le 28 février 1831. Il est admis à la retraite le 27 mars 1834. Il décède, marié à Alexandrine Demazières, aux Batignolles-Monceaux, le 4 mars 1850.



[1] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.

[2] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.

[3] Lettre du colonel Teulié au maréchal-de-Camp Bathazar d’Arci, 1er septembre 1825. Coll. Part BVIII/3.

par Association Suchet, armée des Alpes publié dans : les centaures de l'Empire
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Mercredi 25 juin 2008

LES GARDES D’HONNEUR DE SAONE-ET-LOIRE

par Jérôme Croyet, docteur en histoire, collaborateur au Magazine Napoélon 1er et à Soldats Napoléoniens
 

Le décret du 5 avril 1813, fixe le nombre minimum de gardes à fournir la Saône et Loire de 55 et le maximum de 110 à destination du 2e régiment de gardes d‘honneur cantonné à Metz.

Le 12 avril 1813, le préfet Roujoux envoi une circulaire aux maires de son arrondissement. Pour lui le recrutement des gardes d’honneur n’est pas qu’une simple levée, mais bien la base qui de formations qui « concourront incessamment à la composition de la maison militaire de l’Empereur »[1]. Cet engagement, qui est désigné comme un acte munificent de Napoléon par le préfet, est destiné à distinguer les enfants du ciment de l’Empire : ceux des fonctionnaires publics et des propriétaires, mais surtout à lier à son destin « l’élite des familles » issue de la bourgeoisie née de l’Empire.

Le préfet fait appel à la participation de 1769 personnes pour concourir à la levée en Saône et Loire. Toutes ne le sont pas par elle-même ou par un membre de leur famille, ni à cause de leur fortune. Si 69 personnes sont appelées à concourir soit par elle même, soit par un parent soit en argent, 20 personnes ne sont appelées à concourir que par la dépense à la levée des gardes d’honneur de Saône et Loire. 35% des ces personnes ont un revenu supérieur à 3 600 francs et 50% ont plus de 1 800 francs.

Le préfet Roujoux préfère ratisser large, car il « avait manifesté ses craintes de ne pouvoir atteindre le maximum, la plupart des jeunes gens de famille étant en activité de service »[2].

Un registre d’engagement est ouvert à la mairie de Mâcon. Ce registre n’est qu’un imprimé envoyé par la préfecture à l’ensemble des mairies du département, à compléter à la plume et à retourner au 15 avril 1813. Sur les 7 volontaires de Mâcon, seulement 3 s’engagent à la mairie, avant le 15 avril, les autres le font à la préfecture. Ces trois volontaires sont tous des fils de bourgeois mâconnais.

Sur un premier tableau de 72 gardes, seulement 10 sont des engagés volontaires, tous les autres sont désignés par le préfet.

9% d’entre eux seulement d’équipe à leurs frais, la plus grande majorité est équipé aux frais de leurs parents, 58%. Si ce recrutement est essentiellement bourgeois, 29% de ces premiers gardes sont habillés et équipés par le fonds commun. Sur ces 72 gardes seulement 2 sont d’anciens soldats. Par contre deux tiers de ce contingent est réputé éduqué tout comme 79% de ces gardes sont désignés comme étant des fils de personnes riches.

Le département arrive à fournir un contingent de 87 gardes principalement recrutés parmi la bourgeoisie locale.

De fait seulement 73 gardes partent dont 8 à cheval[3]. Mais parmi ce tableau définitif, le nombre des volontaires est devenu très important, avec 57 volontaires, soit près de 6 fois plus que lors de la rédaction du 1er tableau. Cet engouement pour la carrière militaire par le volontariat fait il suite à la publication d’un arrêté du préfet relatif aux enrôlements des conscrits de 1815 dans les Gardes d’honneur ? sans doute, puisque 22 de ces gardes ont alors moins de 20 ans.



[1] Circulaire du préfet de Saône et Loire, 12 avril 1813. AC Mâcon série H.

[2] LOMIER : Les régiments de Gardes d'honneur, 1813-1814.1924.

[3] Le contingent de base était de 78 gardes, 5 ont été réformés à la préfecture.

par Jérôme Croyet publié dans : Gardes d'honneur
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Mardi 17 juin 2008

Hyacinthe Jean Baptiste Antoine Cicéron est né le 7 juin 1778 à la Grasse dans le futur département de l’Aude. Il entre comme volontaire à la légion des braconniers du district de la Grasse, le 20 février 1793. Incorporé au 3e bataillon des Pyrénées le 2 frimaire an II. Il fait les campagnes des ans II et III à l’armée des Pyrénées Orientales. Entre dans la 34e demi-brigade de ligne le 12 messidor an VI. Il fait les campagnes des ans VI, VII et VIII à l’armée d’Italie. Nommé caporal le 1er pluviôse an VII. Passe sergent-major le 16 frimaire an VII. Il est blessé d’un coup de feu au côté gauche lors de la bataille de Novi, le 28 thermidor an VII. Nommé sous-lieutenant par le général Ernouf à la 8e compagnie du 2e régiment d'infanterie légère, le 1er frimaire an VIII. Nommé lieutenant le 1er germinal an VIII. Il est l’armée des Grisons durant les ans IX et X. Elu capitaine le 29 messidor an XI. Admis comme capitaine aux grenadiers à pied de la Garde le 1er mai 1806. Il prend le commandement des 475 vélites de Turin. Il commande les troupes françaises dans la région de Furstenwald en 1813. Il passe une convention avec les troupes russes, le 13 février 1813, pour évacuer cette ville et se rendre à Coepnik, le 14 avril 1813.

par Association Suchet, armée des Alpes publié dans : les centaures de l'Empire
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