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Groupe de reconstitution historique 4e hussards, 4e gardes d'honneur - 1791 - 1815.

Carra Jean-Louis, né à Pont-de-Veyle le 9 mars 1742. Fils de Claude Carra, commissaire aux droits seigneuriaux, et de Marie-Anne Colas. Elève au collège des Jésuites de Mâcon. Il est arrêté pour vol en 1758 et effectue deux ans d’emprisonnement sans être jugé. A sa libération, il se rend en Moldavie et devient secrétaire de l’hospodar. De retour en France, il ramène une Histoire de la Moldavie et de la Valachie, publiée en 1777. Secrétaire de d’Argenson à Paris en 1768, il rédige en 1770 à Yverdon des articles pour l’Encyclopédie et les suppléments de la Grande encyclopédie. Lalande se vante de l’avoir fait nommer à cette place. Après avoir publié un roman Odazier à La Haye, Le système de la raison à Londres en 1773, un Essai particulier de politique en 1784, contre Lalande dit être écrit contre lui, et un Essai sur la nautique aérienne, contenant l’art de diriger les ballons, il travaille à la Bibliothèque du roi. En 1787, il est l’auteur de Un petit Mot de réponse à M. de Calonne, sur sa Requête au roi, par M. Carra. En 1789, il fait paraître un Avis du tiers état de la Bresse sur la nomination des députés aux Etats généraux. Il fonde avec Mercier, le 3 octobre 1789, les Annales Patriotiques. Cette année 1789 il publie divers opuscules : Le premier coup de Vèpres. Avis à la Chambre des Communes, sur la retraite des privilégiés pour servir de suite à l'orateur des Etats Généraux, à l’imprimerie de Necker, L'Orateur des États généraux pour 1789 suivie de L'Orateur des États généraux. Seconde partie en octobre 1789. Membre de la Société des Amis de la Constitution de Paris. Il publie en 1791 un Discours sur la conspiration d'Outre Rhin et sur les moyens les plus efficaces à employer relativement aux puissances étrangères qui accueillent et soutiennent cette conspiration. Le 6 février 1792 il est lit et est publié par la Société des Amis de la constitution, séante aux Jacobins, à Paris d’un Discours de L. Carra, sur le danger des circonstances présentes et sur le système de corruption employé par la cour, avec des notes et observations. En juillet 1792 il publie J.-L. Carra à ses frères et amis les fédérés des 83 départements, salut (13 juillet l'an IV de la liberté). Le 5 septembre 1792, il est élu à la Convention par la Saône-et-Loire. Il publie alors Correspondance de MM. de Montmorin et de Bertrand, ministres d'État, sur le Comité autrichien. Dénonciations et plaintes rendues par ces deux ministres contre le Sr Carra. Le 9 mars 1793, il est nommé représentant du peuple pour aider la levée dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Représentant du peuple à l’armée du Centre, le 30 avril 1793. Il publie un justificatif, Rapport particulier de Carra, sur la mission des commissaires de la Convention Nationale aux armées réunies du Centre et des Ardennes,  il devient secrétaire de l’Assemblée. Il publie un Discours de J.L. Carra sur le danger des circonstances présentes et sur le système de corruption employé par la cour à la Société des Amis de la Constitution. Il vote la mort du roi, sans appel au peuple et sans sursis. A cette occasion il publie, le 3 janvier 1793, un Discours contre la défense de Louis Capet, dernier roi des Français, après l'avoir lu à la Société des Amis de la Liberté et de l’Egalité[1]. Il publie alors une Opinion de Carra, sur le jugement de Louis Capet, ci-devant roi. Il publie un Dialogue entre le père Duchêne et Carra sur l'état actuel de la République françoise. Accusé de fédéralisme, il comparait le 3 octobre 1793 devant le tribunal révolutionnaire. Le 26 juin 1793, il publie Réponse de J.L. Carra, député à la Convention à ses calomniateurs. Il publie un Précis de la défense de Carra, député de la Convention contre ses accusateurs. Condamné à mort le 30, il est exécuté le lendemain.



[1] Société des Amis de la liberté et de l'égalité. Discours contre la défense de Louis Capet, dernier roi des Français, par le citoyen Carra,... prononcé à la séance du 3 janvier 1793.

Ces mois d'automne, les braves de l'association Maréchal Suchet, armée des Alpes ont activement paricipé à de nombreuses sorties : Bellegarde, Fareins et le Vourey.

voici les photos de ces événements :

 

http://www.associationsuchet.com/album-1987693.html

 

http://www.associationsuchet.com/album-1987691.html

 

http://www.associationsuchet.com/album-1987695.html

 

 

Cette année encore, j'ai pu compter sur eux et apprécier l'investissement et l'engagement individuel de chacun au profit du collection.

J'ai su aussi mesurer l'envie de progresser et le désir de continuer nos efforts associatif pour que l'association continue dans la (bonne) voie qui est la sienne.

Merci aux Suchets pour 2011 et vivement 2012.

 

Lt Lapoutre

Les enfants de troupe

 

De droit

Le statut de l’enfant de troupe est fixé par l’Arrêté relatif aux enfants de troupe et aux femmes à la suite de l'armée du 7 thermidor an VIII (26 juillet 1800). Seuls des garçons âgés d’au moins deux ans peuvent devenir enfant de troupe. Ce sont les fils issus du mariage légitime d'une blanchisseuse ou d’une vivandière et d'un défenseur de la patrie en activité, mort au combat ou de ses blessures.

Le nombre d'enfants de troupe est limité à deux par compagnie. Les fils des soldats les moins gradés et les orphelins de père et de mère sont choisis par priorité par l’état-major. Les enfants de troupe jouissent d’une demi-solde. Ils sont vêtus, logés et instruits. Chaque enfant est placé sous la surveillance d'un officier secondé de deux sous-officiers et de quatre caporaux parmi les plus cultivés et les plus vertueux. Ils lui enseignent la lecture, l’écriture, l’arithmétique, la natation, la course, les exercices militaires et la gymnastique. Le régiment devient une sorte de famille remplaçant les liens sociaux familiaux détruits par une solidarité régimentaire.

En outre, le garçon apprend un métier utile aux armées, chaque maître-ouvrier du régiment ayant l’obligation d’instruire deux apprentis choisis parmi les enfants de troupe. Les garçons dont l’éducation est la plus prometteuse peuvent être promus enfants de troupe de seconde classe (notez l’inversion par rapport à la hiérarchie contemporaine) : ils jouissent alors de deux tiers de solde, sont vêtus, logés, nourris et chauffés. Ces privilégiés ne représentent jamais plus de 50 % des enfants de troupe du régiment. Dès 14 ans, les enfants les plus doués peuvent être admis dans la musique du régiment. Attention à ne pas confondre avec les tambours, qui sont des soldats à part entière exposés au feu, un emploi qui ne peut être occupé avant l'âge de 16 ans. Avec l’article 9 de l’arrêté du 7 thermidor an VIII, seul pièce de l’arrêté reçu par le maire de Lyon, porte que les enfants de troupes qui auront atteint 16 ans seront admis à contracter un enrôlement volontaire. S’il accepte, il devient alors soldat à part entière et jouit d’une solde complète. S'il refuse, il ne lui reste plus qu'à découvrir la vie civile.

 

De faits

Le 28 ventôse an X, 10 enfants de troupe sont comptabilisés lors de la revue du 9e hussards par d’Hautpoul, à Schelestat alors qu’il n’y a aucun enfants de troupe au 7e hussards bis, lors de la revue du 7 pluviôse an X, à Nîmes et qu’il ne semble jamais en avoir reçu même lorsqu’il était hussards de la liberté en 1792.

Toutefois avec l’avancement de la guerre, l’apparition des enfants de troupe s’estompe à la création de nouveaux régiment ou du moins disparaît des contrôles des bataillons et escadrons de guerre des régiments existants, ainsi, le 30 août 1808, aucun enfant de troupe n’est compris dans l’organisation du 114e régiment d'infanterie de ligne ou dans le 4e Gardes d’honneur en 1813 alors que le dépôt du 9e hussards compte 18 d’entres eux, le 6 mars 1813 à raison de 9 par compagnies, soit près de 4 fois plus qu’en l’an X, où chaque compagnie du même régiment ne comptait que 2 enfants de troupe.

Par Jérôme Croyet

Docteur en histoire

Président-fondateur de la SEHRI

 

 

 

par Jérôme Croyet

docteur en histoire, vice-président de l'association Suchet, collaborateur au magazine Napoléon 1er et à la revue Soldats Napoléoniens

 

Benoît Prosper Sibuet est né le dimanche 6 juin 1773 à Belley. Malgré des études pour devenir prêtre, il attache sa vie à la Révolution en partant comme volontaire au 2e bataillon de l’Ain le 1er décembre 1791. Quelques temps avant son départ, il signe un exploit culinaire tel que Brillat-Savarin, son ami, le note dans sa physiologie du goût : “ lorsqu’il entra un soir dans la cuisine de Genin, aubergiste…on venait de tirer de la broche un magnifique dindon, beau, bien fait, doré, cuit à point, et dont le fumet aurait tenté un saint. Les anciens, qui n’avaient plus faim, n’y firent pas beaucoup attention ; mais les puissances digestives du jeune Prosper en furent ébranlées ; l’eau lui en vint à la bouche, et il s’écria : Je ne fais que sortir de table, je n’en gage pas moins que je mangerai ce gros dindon à moi tout seul. Si vous le mangez, je vous le paie ; mais si vous restez en route, c’est vous qui paierez, et moi qui mangerai le reste, répondit Bouvier du Bouchet, gros fermier qui se trouvait présent. L’exécution commença immédiatement. Le jeune athlète détacha proprement une aile, l’aval en deux bouchées, après quoi il se nettoya les dents en grugeant le cou de la volaille, et but un verre de vin pour servir d’entre acte. Bientôt il attaqua la cuisse, la mangea avec le même sang-froid, et dépêcha un second verre de vin pour préparer les voies au passage du surplus. Aussitôt la seconde aile suivit la même route : elle disparut, et l’officiant, toujours plus animé, saisissant déjà le dernier membre, quand le malheureux fermier s’écria d’une voix dolente : Hélas ! je vois bien que c’en est fini ; mais Monsieur Sibuet, puisque je dois le payer, laissez-m’en au moins un morceau. Prosper était aussi bon garçon qu’il fut depuis bon militaire ; il consentit à la demande de son anti-partenaire, qui eut, pour sa part, la carcasse ”[1]. Employé à l’armée du Rhin, il passe sergent le 1er juin 1792 sur le champ de bataille de Limbourg, puis occupe la place de sous lieutenant le 1er août 1792 lors su siège de Mayence. Il obtient du général Flers une place de lieutenant à la Légion Rozenthal le 10 juillet. Détaché à l’état-major de l’armée des Pyrénées-Orientales le 1er septembre 1793. Il combat vaillamment à Peyrestole, le 17 septembre 1793, où son cheval est tué sous lui. Blessé lors de l’assaut de Puigcerda le 26 juillet 1795, il reçoit un sabre d’honneur. Il est incorporé comme lieutenant au 16e régiment de cavalerie. Suite à ses blessures, il est détaché à l’école de cavalerie de Versailles comme instructeur. Là, il se fait remarquer par le général Masséna qui le prend comme aide de camp à l’armée d’Helvétie le 17 décembre 1799. Sibuet est blessé au talon gauche lors du blocus de Gênes. Il est fait capitaine par Masséna le 1er juin 1800 et reçoit deux pistolets d’honneur. Chevalier de la légion d’honneur le 17 janvier 1804. Il devient chef d’escadron le 22 février 1805. Il se bat à Caldiero et à Campo Pietro. Il est à la prise de Naples en mars 1806, puis passe à la Grande Armée avec qui il fait la campagne de Pologne. Il est nommé major le 10 novembre 1807. Chevalier d’Empire en 1810. Colonel du 147e régiment d'infanterie de ligne en 1812. Général de brigade et officier de la légion d’honneur sur le champ de bataille de Dresde. Il meurt noyé en 1813 en essayant de sauver l’aigle du 147e régiment d'infanterie de ligne.

 

portrait et discussion sur Sibuet : http://sehri.forumactif.com/t1190-le-general-sibuet#3996

Voici un nouvel album d'iconographies sur le 4e gardes d'honneur.

 

http://www.associationsuchet.com/album-1936849.html

 

 

 

Beaucoup des images ont été aimablement communiquées par la Société des Etudes Historiques Révolutionnaires et Impériales et peuvent être visibles ici :

 

http://assosehri.monespace.net/_frame/search.html?jse_query=gardes+d%27honneur

 

 

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LA MORT DE LASALLE

par Jérôme Croyet, docteur en histoire

vice-président de l'association Maréchal Suchet, armée des Alpes

 

Le 5 juillet 1809, le général de division Lasalle, ouvrant ses bagages, trouva sa pipe cassée, un flacon de sa cave à liqueur et le verre recouvrant le portait de sa femme brisés. Il aurait dit à son aide de camp, le chef d'escadron du Coëtlosquet : "Je ne survivrai pas à cette journée". Lasalle commande la 1ère division de cavalerie légère du 4e corps d’armée commandé par Masséna comprenant le 8e hussards, les 3e, 13e, 14e, 16e, 19e, 23e et 24e chasseurs à cehval ainsi que les dragons de Bade et les chevau-légers de Hesse.

Le 6 juillet 1809, au soir de la bataille de Wagram, séparé momentanément de ses hussards, Lasalle avise un bataillon d'infanterie ennemi et essaie, avec des cuirassiers du 1er régiment, de le disperser. Il tombe alors, frappé en pleine tête d'une balle tirée par un grenadier hongrois en retraite.

  

http://assosehri.monespace.net/personnages/page85.html

 

Ses affaires sont vendues à Vienne les 15, 18, 25 juin et 13 juillet 1809 après inventaire. Sont vendus, entre autre, 47 cartes, un atlas, quatre livres dont les Fables de Lafontaine, deux uniformes de généraux, deux fracs à la hussarde, 14 gilets, dont deux à la hussarde, 14 pantalons dont deux à la hussarde et un à la mamelouck, deux pelisses, un dolman, deux capotes, sept culottes, 21 paires de chaussettes et bas, dix cravates, neuf chemises, un chapeau de général, huit pipes, un tromblon turc, deux fusils à rouet, un cimeterre turc, une épée de général, une cotte de maille turc, un sabre damas, deux pistolets, quatre paires de bottes et un colback, sans compter une diligence, 14 chevaux et dix selles. La vente, à la cirée, rapporte 10 398 francs. Le sabre turc part pour 672 francs, le pantalon à la mamelouck 30 francs, les gilets à la hussarde 72 francs et les pistolets à 324 francs.

L’embaumement de son cœur, expédié à sa femme, coûte 25 francs. C’est d’Aiguillon qui ramène à Paris sa voiture, ses papiers, ses bijoux et son cœur.

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